Jeux vidéo : pourquoi on les aime


Tags : culture

Multijoueurs, sur tablette, smartphone, console, les jeux vidéo n'ont pas fini de nous séduire. D'autant que les effets techniques ne cessent de progresser et les jeux de doper notre imaginaire. Le choix est de plus en plus large et de nouveaux usages se font jour...





Jeux vidéo : pourquoi on les aime
Saviez-vous qu'en France, 55% de la population joue à des jeux vidéo ? Depuis trente ans, les héros et les univers se sont succédé : Mario, puis Super Mario, Master Chief, Lara Croft, Pikachu, Zelda, Prince of Persia...

Et l'imagination des créateurs a été boostée par les révolutions technologiques : l'image de synthèse, l'invention de la Wii par Nintendo qui a transformé les jeux de sport, et bien sur, l'irruption d'internet qui a rendu possibles les jeux en réseau, puis celle des medias sociaux... Si bien que nous avons aujourd'hui un large panel de styles de jeux devant nos écrans.

Jeux d'habileté, Jeu de simulation

Au départ il y a, bien sûr, le simple plaisir de jouer : l'agilité, la réactivité, l'excitation de gagner des parties, de ressentir l'émotion de la vitesse, de sauter avec le héros, de tomber, de conduire tous les engins dont on pourrait rêver...

L'imagination des créateurs a fait varier à l'infini le "décor" : pêche, chasse, passé, futur, exploration sous-marine ou spatiale, monde féérique, que l'on retrouve principalement au sein des jeux de simulation à découvrir sur browsergames avec des titres comme Let'sFarm ou Ma Belle Ferme, qui ne sont pas sans rappeler d'autres opus présents sur les médias sociaux.

C'est en effet sur ce terrain de la simulation que des éditeurs ont commencé à proposer des jeux sur Facebook. Avec l'application Farmville, par exemple, vous pouvez diriger une ferme virtuelle et engranger des récoltes, à moins que vous ne préfériez CastleVille ou CityVille. Les femmes seraient, semble-t-il, les plus attirées par ces jeux sur les réseaux sociaux.

Côté masculin, impossible de ne pas signaler l'énorme succès d'un FIFA 14, jeu de simulation de football dont les adeptes apprécient les "sensations" et la précision technique...

Jeux d'action-aventure : dis-moi quel héros tu es...

Jeux vidéo : pourquoi on les aime
Les "hard-gamers", eux, sont souvent accros à ces jeux de combat où il faut défendre son pays, son royaume, sauver sa peau, éliminer le plus d'ennemis possibles, tester de nouvelles armes... Un jeu comme GTA V (Grand Theft Auto V), l'un des jeux les plus vendus.

Les effets spéciaux sont dignes de films d'action à gros budget, sauf qu'ici, on peut jouer le rôle de tel ou tel personnage, endosser l'armure du justicier ou celle du méchant. Dans GTA V, vous avez le choix entre trois gangsters de Los Angeles. Violents les jeux vidéo ? Certes. Mais les psychologues n'ont jamais constaté de lien entre le jeu et le passage à l'acte violent In Real Life.

Par contre, ils en voient un entre ce que nous vivons et les personnages que nous aimons incarner. Certains aimeraient accumuler les victoires virtuelles, pour compenser leurs échecs trop réels. Le jeu violent ne ferait que révéler l'agressivité qui bouillonne en nous. On pourrait ainsi apprendre à mieux se connaître grâce aux jeux vidéo. Dis-moi quel avatar tu choisis, je te dirais ce que tu vis...

Jeux multijoueur (MOBA) : la stratégie d'abord

Jouer seul, c'est déjà bien, mais de plus en plus de gamers préfèrent pratiquer des jeux en réseau où l'on rejoint en ligne d'autres joueurs comme dans League of Legends. Ces jeux multijoueurs ou "Multiplayer Online Battle Arena" (MOBA) permettent d'intégrer une équipe de 5 joueurs où chacun tient un rôle déterminé, doté de pouvoirs bien précis qu'il peut acquérir.

Objectif : détruire une structure de l'équipe adverse. Les MOBA allient l'agilité et la stratégie, et continuent sans vous quand vous stoppez le jeu. Seul problème : vous ne connaissez pas forcément les autres joueurs : "Il te suffit de faire une bêtise pour te faire insulter par tes partenaires", regrette un gamer. Ce qui n'empêche pas ce style de jeux vidéo de connaître un succès croissant.

Nouveau : les jeux collaboratifs

Pour éviter de lasser les joueurs, les éditeurs ne cessent d'innover. Récemment certains développent des jeux en faisant appel à la créativité des joueurs eux-mêmes.

L'éditeur français indépendant Amplitude Studio a mis en ligne une plateforme web intitulée Games2gether : il y présente ses jeux en construction, et recueille l'avis des joueurs soit par un système de vote, soit par des avis plus poussés. Un système qui lui a réussi si l'on en croit le succès de son premier jeu sorti en 2012 : Endless Space...

Plus couramment des éditeurs proposent à des joueurs un "accès anticipé" à des jeux qui ne sont pas encore achevés ni commercialisés. Les joueurs testeurs font remonter leurs impressions, et obtiennent des réductions à faire valoir sur la version définitive ou sur des compléments.

Pour finaliser son jeu "EverQuest Next Landmark", Sony a même conçu un outil de création graphique qui permet aux joueurs de manipuler les pixels et de construire eux-mêmes tours, châteaux et autres objets. Des créations qui peuvent ensuite être intégrées au Player Studio.

Le retrogaming : la mode des jeux d'antan

Jeux vidéo : pourquoi on les aime
La créativité se déploie aussi dans un retour... au passé du jeu vidéo. Des créateurs indépendants cherchent à revenir aux approches graphiques des années 90, ou à rendre hommage à des usages disparus.

Ainsi cinq étudiants de l'Institut de l'internet et du multimédia (IIM) ont-ils créé "Replay". Ce jeu vidéo raconte l'histoire d'un personnage des années 90 qui s'apprête à regarder un film sur une cassette VHS. Un éclair touche sa maison et le propulse dans son magnétoscope. Pour s’en sortir, il doit traverser plusieurs films et collaborer avec ses personnages préférés. 

"Le jeu a une certaine profondeur, il est un peu au deuxième degré", explique Danial Karimi, l'un des étudiants concepteurs. Replay a remporté plusieurs prix pour sa créativité, et devrait être commercialisé...

De vrais films interactifs

La French touch se joue aussi dans le scénario des jeux et la psychologie des personnages. Dans son studio Quantic Dream, le réalisateur français David Cage cherche à sortir des histoires stéréotypées où bons et méchants s'affrontent sans beaucoup de nuances.

En recourant à de vrais acteurs qu'il place dans des situations plus ambigües, il dit proposer des "films interactifs", comme par exemple le thriller Heavy Rain, dans lequel quatre personnages enquêtent sur un tueur en série. "Jusqu'où iriez-vous pour sauver l'être que vous aimez ?" demande le tueur au père d'une victime. "Je connais des joueurs qui se posés des questions de conscience après avoir joué,", dit David Cage.

Dans une interview à Télérama, David Cage évoque aussi le jeu Beyond : "Ce jeu agit comme un révélateur, dit-il : on peut y jouer sans arrière-pensée, mais ce peut être aussi l'occasion d'en apprendre davantage sur soi, de répondre à cette obsédante question : qu'aurais-je fait à sa place ? L'interactivité est un formidable outil narratif".

Vendredi 24 Octobre 2014
la rédaction

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