L'industrie aéronautique continue à recruter à pleins gaz




L'industrie aéronautique française a engrangé tant de commandes, qu'elle a dix ans de travail devant elle pour fabriquer tous ces avions. Ses entreprises, grands groupes ou PME, continuent donc à recruter en masse des opérateurs qualifiés, des techniciens et des ingénieurs. Elles peinent même à trouver des candidats sur certains métiers !




Le Rafale de Dassault Aviation en démonstration au salon du Bourget en juin 2015. Photo : ASDS
Le Rafale de Dassault Aviation en démonstration au salon du Bourget en juin 2015. Photo : ASDS
Sur le tarmac du salon du Bourget 2015, la foule s'engouffre dans le ventre de l'Avion des Métiers : un Airbus A320 a été désossé et transformé en lieu d'exposition pour présenter les 20 métiers qui concourent à sa fabrication. Il faut dire qu'il y a urgence : en 2014 comme en 2013, la filière aéronautique française a engrangé 73 milliards d'euros de commandes d'avions. Et 2015 a plutôt bien commencé avec les commandes passées (enfin) à Dassault Aviation pour des Rafale, le fameux avion de chasse français.

Résultat : tous ces avions commandés doivent être fabriqués et livrés à temps aux compagnies aériennes, et pour cela, les industriels doivent forcer les cadences des chaînes de production... et donc augmenter les effectifs nécessaires à la fabrication.

De fait, depuis 2005, les embauches se maintiennent à un niveau élevé : plus de 10 000 chaque année. Pour 2015, le Groupement des industries du secteur (Gifas) prévoit 15 000 embauches et 4 700 contrats d'apprentissage.

Une pénurie d'ouvriers qualifiés

50% de ces embauches sont faites sur les "métiers de la production". Or les candidats manquent à l'appel, surtout dans les métiers d'ouvriers qualifiés, accessibles au niveau bac pro.

Les jeunes Français ont en effet tendance à bouder les carrières techniques et scientifiques et à se détourner de l'industrie, souvent à cause de la mauvaise image des métiers de production et par crainte des délocalisations qui ont touché tant de secteurs. Dommage pour l'aéronautique qui offre justement de la haute technicité, des débouchés d'avenir dans l'Hexagone et de la passion.

En juin 2015, trois ministères ont donc lancé une grande campagne pour faire connaître ces métiers au grand public.

On cherche des ajusteurs-monteurs, des drapeurs, des stratifieurs, des câbleurs

Concrètement, quels sont les métiers recherchés à ce niveau ? "En tête, ce sont les ajusteurs-monteurs, précise le GIFAS. Mais on cherche aussi beaucoup de techniciens d'usinage, pour préparer des pièces, des ajusteurs spécialistes de matériaux composites, des drapeurs, des stratifieurs, des spécialistes du câblage électrique et des peintres aéronautiques".

Ainsi à Argenteuil, dans les usines Dassault, on doit augmenter les cadences pour sortir deux avions Rafale par mois au lieu d'un : "Nous avons surtout besoin d'ajusteurs-monteurs de cellule, et aussi de chaudronniers, ce sont les deux métiers indispensables", explique un "tuteur". A 18 mois de sa retraite, cet agent de maîtrise s'inquiète car les seniors comme lui vont partir et "on n'a pas assez transmis le savoir-faire".

Un savoir-faire exceptionnel qui contribue aux succès de l'aéronautique française, comme on le voit sur cette vidéo qui fait un zoom sur trois professionnels.


Ajusteur-monteur de cellule : formation, débouchés, salaire

L'industrie aéronautique continue à recruter à pleins gaz
Concrètement, dans l'aéronautique, l'ajusteur-monteur est celui qui ajuste et monte les sous-ensembles qui formeront la cellule, c'est-à-dire le corps de l'avion : il positionne les pièces, assure l'étanchéité, monte toutes les fixations (rivets...), réalise la métallisation, monte certains équipements et circuits.

"C'est un travail très manuel, qui demande une certaine habileté et de l'expérience, c'est pourquoi chez nous un jeune est toujours suivi par un ancien", explique Alphonse, entré chez Dassault à Argenteuil en 1995 avec un CAP de mécanique : "on ne travaille pas sur la chaîne de montage d'un avion high tech comme sur n'importe quel produit. J'ai tout de suite apprécié de réaliser ces pièces et de les voir assembler sur les lignes". Autre exigence : pouvoir lire une documentation en anglais, langue de toute l'industrie aéro.

Formations
- le CAP mécanicien cellules aéronef (MCA), ou le bac pro technicien aérostructures préparent directement les jeunes au métier dans des lycées professionnels, souvent en apprentissage.
- Le CFA des métiers de l'aérien (CFAE) est un grand centre pour l'apprentissage dans l'aéronautique.
- Le ministère du Travail délivre des titres professionnels de l'AFPA (pour ceux qui ont quitté l'école et les adultes) :  Monteur de structure d'aéronefs, technicien aérostructures (rens. : www.afpa.fr)
- Le Certificat de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM) d'ajusteur-monteur structures d'aéronefs (www.cqpm.com)

Et le salaire ? 1680 euros bruts par mois pour un débutant ajusteur-cellule, avec des possibilités d'augmentation avec l'expérience et l'évolution (comme chef d'équipe ou technicien).

"Je suis intéresssé mais je n'ai pas de formation aéronautique"

Si vous avez un autre diplôme industriel (CAP, BEP ou bac pro), n'hésitez pas à postuler quand même car la formation est souvent assurée en interne ou proposée en alternance (en contrat d'apprentissage pour les moins de 26 ans ou de professionnalisation).

Des agences d'intérim spécialisées dans l'aéronautique recrutent aussi tout type de profils. C'est le cas de synergie.aero, basée sur la région parisienne, Nantes et l'Aquitaine. "Quand nous ne trouvons pas de personnel formé, nous mettons en place une formation et nous proposons ensuite une mission d'un an en entreprise avec un tuteur", explique Camille Fuselier de synergie.aero.

Enfin, des entreprises utilisent la "méthode de recrutement par simulation" (MRS) : quel que soit son profil, le candidat est testé sur des gestes à réaliser. Ainsi Julien a été recruté par MRS comme ajusteur-monteur aéronautique sur un test : Il a dû monter un camion jouet en suivant un plan, puis l'expliquer à son binôme qui devait le faire à son tour. "La méthode permet de détecter les habiletés", explique la DRH de MBDA région Centre, un gros équipementier aéro.

Ajusteur sur matériaux composites, stratifieur-drapeur

Variation du métier précédent, l'ajusteur composite monte des parties de l'avion réalisés dans des matériaux innovants dits "composites" car ils mêlent plusieurs matériaux dont des fibres de verre et de carbone qui sont imprégnées de résine. Les avions livrés aujourd'hui ont un fuselage composé à 50% de fibres de carbone ce qui les rend moins lourds et donc plus économes en carburant.

La percée des composites dans l'aéronautique a conduit les formations et les métiers à s'adapter. Le stratifieur-drapeur, lui, s'occupe de fabriquer ou de réparer ces pièces composites. Il/elle fabrique un moule et réalise dans celui-ci des pièces complexes en appliquant les unes au-dessus des autres plusieurs couches de fibres textiles imprégnées de résines.

Formation : le CAP composites, plastiques chaudronnés, le bac professionnel technicien aérostructure, ou bien divers titres AFPA (formation continue) comme celui d’opérateur composite hautes performances, de stratifieur multi-procédés en matériaux composites, ou de technicien d'atelier en matériaux composites. Mais toute personne ayant un CAP ou un bac pro industriel peut être formée en entreprise.

Au lycée Marcel Dassault de Rochefort, proche de la Sogerma et d'autres sous-traitants d'Airbus, un bac pro Conduite et pilotage de systèmes industriels, plastiques composites a même été créé.

Chaudronnier, soudeur : des métiers de la métallurgie aussi

L'industrie aéronautique continue à recruter à pleins gaz
L'aéronautique continue pourtant à avoir besoin de vieux métiers de la métallurgie pour construire les avions de demain. Ainsi, le chaudronnier est un autre métier apprécié et toujours recherché (quoique moins nombreux en effectifs).

Le chaudronnier aéro ne fabrique aucun chaudron mais met en forme les pièces métalliques qui servent à monter l'avion. Il les trace, les découpe, les cambre, les plie, les étire pour leur donner leur forme, puis il les assemble en les soudant, les collant ou en posant des rivets.

La formation : CAP construction d'ensembles chaudronnés, bac pro réalisation d'ouvrages chaudronnés, structures métalliques, ou un titre de l'AFPA (Association de la formation pour adultes) de chaudronnier aéronautique. Même salaire et possibilités d'évolution que pour les ajusteurs-monteurs de cellule.

Autre métier oublié, celui de la forge ! "Dans l'aéronautique, le forgeron n'est pas celui qui fait les fers à cheval, mais celui qui fond et forme les pièces métalliques, explique Damien, qui travaille chez Safran où il forge des pièces de moteur. Mais nous partons tous en retraite et il faut des jeunes !". La filière a ses bacs pro, ses BTS métallurgie et même... une école d'ingénieurs, l'Ecole supérieure de fonderie et de forge.

Mécanicien avion : des débouchés en dents de scie

Et le métier de mécanicien avion ? Il existe bien sûr, et l'on s'y forme en passant par le bac pro Aéronautique Mécanicien systèmes cellule (MSC). Attention toutefois à ne pas rêver uniquement de faire de la maintenance sur des avions de ligne :

- Pour réparer des avions en service, il faut poursuivre ses études durant au moins un an en faisant une mention complémentaire. Cette formation de niveau bac+1 suivie d'une expérience en entreprise permet alors de décrocher une  "licence européenne" (dite "part.66") , indispensable pour faire de la maintenance (mais qui permet de travailler partout en Europe). On n'est qualifié que sur un type d'avion et le niveau d'anglais à avoir est assez élevé.

- Contrairement aux autres métiers, les débouchés pour travailler dans les compagnies aériennes sont soumis aux variations du secteur. Quand les compagnies (comme Air France) gèlent les embauches, les mécaniciens n'ont plus qu'à aller travailler chez les constructeurs, à la fabrication, où ils trouvent sans problème des postes.

Les techniciens supérieurs : une grande variété de postes

Pour encadrer les opérateurs sur les lignes de production et améliorer la productivité, les industriels ont aussi besoin d'agents de maîtrise et de techniciens supérieurs : des techniciens méthodes par exemple, qui organisent le travail des ateliers.

"On recherche également beaucoup de techniciens pour s'occuper de la supply chain (chaîne logistique)", note un recruteur d'intérimaires. Et également des techniciens pour effectuer des contrôles destructifs et non destructifs. "Car la complexité de la chaîne de fabrication chez Airbus exige de plus en plus de contrôle, explique le spécialiste du recrutement. Les pièces sont contrôlées et recontrôlées."

Les postes sont très variés chez les constructeurs, mais aussi les équipementiers et tous les sous-traitants qui concourent à la chaîne de production. Un technicien peut travailler en conception en bureau d'études, rédiger de la documentation aéronautique dans un bureau, participer à des essais en atelier de maintenance, etc. Il peut être spécialisé en aérostructure, mais aussi en électronique, en informatique industrielle, en logistique, maintenance, mécanique...

Formations :
 - Le BTS Aéronautique, récemment rénové, est proposé dans 13 établissements en France ;
- 11 autres BTS intéressent l'industrie aéronautique : Conception et réalisation de systèmes automatiques, Industrialisation des produits mécaniques, Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle, Electrotechnique, Systèmes électroniques, Conception de produits industriels, Conception et industrialisation en microtechniques, Plasturgie, Maintenance industrielle, Traitement des matériaux, Informatique et réseaux ;
- Il n'existe pas de DUT Aéronautique, mais tout DUT industriel peut intéresser la filière. D'autre part, certains IUT en France donnent une orientation aéronautique à leurs cursus (Ville-d'Avray, Toulouse, Aix-Marseille) : ils proposent aussi des spécialisations aéronautique en licence professionnelle post-DUT ou post-BTS, ainsi que l'IMA de l'université de Bordeaux qui propose une licence professionnelle "Maintenance aéronautique". Ces licences pro offrent d'excellents débouchés.

Ingénieurs : des compétences stratégiques pour soutenir l'innovation

Un élève ingénieur de l'ISAE. Photo : ISAE / Aude Lemarchand
Un élève ingénieur de l'ISAE. Photo : ISAE / Aude Lemarchand
Les ingénieurs occupent une place de choix dans l'aéronautique. On les retrouve à tout niveau, d'abord dans la recherche et le développement (R&D) où ils conçoivent les innovations plus que jamais stratégiques sur un marché mondial très concurrentiel. Mais l'ingénierie est aussi capitale dans l'organisation de la production, l'outillage, la logistique, la maintenance, les relations clients, les achats, etc. L'aéronautique accueille donc tous les profils d'ingénieurs.

On les imagine tous travaillant chez Airbus, Dassault Aviation ou Safran, mais ils peuvent aussi être recrutés par des équipementiers, des PME sous-traitantes, des bureaux d'études, des laboratoires de recherche, et de plus en plus par de grands cabinets de conseil en ingénierie comme Alten qui envoient leurs ingénieurs en mission chez des industriels.
"Nous recrutons des diplômés d'écoles d'ingénieurs aéronautiques, mais pas uniquement explique Stéphane Dahan, directeur recrutement d'Alten sur la France. On a aussi besoin d'ingénieurs spécialisés en mécanique, informatique industrielle, électronique et numérique analogique, avionique, logistique et manufactoring..."

De grands enjeux technologiques

Car les enjeux sont énormes pour l'industrie aéronautique et le transport aérien : "Dans les années qui viennent, il faudra faire face à l'augmentation du trafic aérien, ajoute Stéphane Dahan. Il faut aussi améliorer les systèmes avioniques, les systèmes embarqués, inventer des services d'aide aux usagers dans les avions, sans oublier la gestion de l'énergie : l'industrie travaille énormément pour alléger encore le poids des avions".

"Les grands programmes de recherche actuels ne portent pas tant sur la conception de nouveaux avions que sur l'amélioration des programmes existants", confirme le directeur de la grande école ISAE Supaéro. Aujourd'hui, un avion est en effet un assemblage de systèmes très complexes que chaque partenaire cherche à perfectionner : des recherches portent ainsi sur les matériaux composites, d'autres sur l'élasticité des ailes et d'autres encore sur la propulsion-combustion.

Si cela vous tente, foncez ! Les débouchés sont au rendez-vous sur des carrières passionnantes.

Formations :
- Quatre grandes écoles d'ingénieurs aéronautiques françaises se sont regroupées sous la bannière ISAE (Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace) tout en gardant leur spécificité : ISAE Supaéro (Toulouse), ISAE ENSMA (Poitiers, orientée recherche), l'ESTACA (école postbac, Laval et Paris), et l'Ecole de l'air de Salon-de-Provence (école militaire de l'Armée de l'air).
- Il existe deux autres écoles d'ingénieurs aéronautiques : l'IPSA, et l'ELISAE
- L'ENAC, Ecole nationale de l'aviation civile (Toulouse) forme des ingénieurs spécialistes de l'exploitation des avions, par exemple dans les compagnies aériennes.
- Des écoles d'ingénieurs généralistes ont une spécialité aéronautique : l'ENSAM, Supélec, EPF Sceaux, etc.
- Enfin, l'industrie aéronautique recrute aussi sur des postes de cadres et d'ingénieurs des diplômés de masters de l'université, comme le master IMSAT de l'IMA (université de Bordeaux), entièrement tourné sur l'aéronautique.

Des adresses pour se renseigner

- Sur les métiers d'ouvriers qualifiés :  le CFA des métiers de l'aérien : domaine de Vilgénis, 91300 Massy, tél. : 01 64 47 74 33 www.cfadelaerien.fr
- La maintenance : Institut aéronautique Amaury de la Grange (IAAG), www.iaagepag.com
- Tous les métiers de l'aérien Espace Airemploi :www.airemploi.org
- Des offres d'emploi et de stages Sur le site www.aeroemploiformation.com créé par le GiFAS et l'espace Airemploi

A lire également :
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Delphine, formatrice en maintenance sur A380
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1.Posté par coreau le 26/11/2015 21:46
Je viens de lire tout vos articles sur les métiers de l'Aéronautique.
Pour ma par je viens de terminer une formation de Chaudronnier Aéronautique a l'AFPA de Bègles,et une formation Facteurs Humains.
Formation terminer le 4 Septembre 2015. Diplôme obtenue.
A ce jour j'ai candidater a des offres de chaudronnier aéronautique,et malgré toutes mes démarches(création de compte dans plusieurs agences d'intérims,création de compte et candidature spontanées dans plusieurs entreprises du secteur de l’aéronautique et réponses d'offres).Malgré toute mes démarches qui reste a ce jour totalement infructueuse( cause première: pas d'expériences professionnel dans se métier,se qui est normal je débute).
Ma question est la suivante : Pourquoi demander au Français de se former a un métier,si par la suite les entreprise ne joue pas le jeux?
Pourquoi l'état Français aide (financièrement) les entreprise des différents secteur,si par la suite ces personnes former ne trouve pas de travail?
Merci pour votre réponse,qui je l'espère ne me laissera pas dans le vague complet.
Sincère Salutation.

2.Posté par Michèle Longour le 27/11/2015 09:13
@coreau
Effectivement, cela paraît étonnant : que vous disent les responsables des agence d'intérim qui vous suivent ? Les entreprises préfèrent-elles recruter des jeunes ? Y a-t-il autre chose ? Si vous avez fait une formation, il devait y avoir un stage...
Est-il considéré comme insuffisant en comparaison des jeunes apprentis qui ont souvent déjà travaillé deux ans en entreprise ? Auquel cas il faut faire savoir cette difficulté à l'Afpa car cela remettrait en cause la pertinence de cette formation pour adulte.

3.Posté par averty michelle le 18/05/2016 15:29
oui effectivement les agences d'interim ne jouent pas le jeu .

4.Posté par mecaju le 31/05/2016 13:37
en effet je ne sais pas ce qui ce passe ces temps ci meme moi je n'arrive plus a trouver du boulot alors que j'ai commence l'aero en 2000 et j'ai arrete en 2014 pour raison perso maintenant plus aucune boite ne m'appele alors le soi disant plein emploi dans l'aero et surtout en ajustage ......mon oeil

5.Posté par Mamadou Cherif Sangaré le 24/07/2016 18:02
les industries sont très importantes car c'est la base du développement d'un pays. moi je fais Génie industriel et maintenance en Guinée-Conakry j v etudié dans votre ecole voici mon numero:+224620744752

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