J'apprends en ligne : les nouvelles pépites du e-learning



De jeunes diplômés surfent sur le big bang du e-learning pour créer des start-up innovantes comme LearningShelter. Vont-ils réussir grâce aux nouvelles technologies ce que les politique tentent depuis des années : rendre les savoirs et les formations accessibles à tous !?





J'apprends en ligne : les nouvelles pépites du e-learning
Cette année, je me forme, je me remets à l'anglais et j'apprends à créer mon site internet ! Ces belles résolutions, de jeunes entrepreneurs veulent nous aider à les tenir. Comment ? Grâce à "LearningShelter", la solution de e-learning qu'ils ont lancée à l'automne 2012. Le site LearningShelter.com   permet de trouver un formateur ou "mentor" où que l'on habite pour suivre avec lui des cours particuliers par "vidéo-bulle", une session de visioconférence d'une heure dotée de fonctionnalités avancées : partage d’écran, prise de notes ou édition d'un document à deux en direct.

Avantage de la formule : l'élève peut communiquer et poser des questions à son formateur, il a l'interactivité du cours particulier, mais en restant chez lui. Lycéen ne trouvant pas de petit cours dans sa ville, étudiant africain, jeune maman vivant à la campagne, étudiante voulant apprendre à coder, salarié projetant de monter sa boite, lycéenne cherchant des cours de portugais, jeune pro souhaitant manier Photoshop... Une cinquantaine de cours sont disponibles, de la programmation informatique aux matières scolaires, en passant par le design, le montage vidéo, le web marketing ou l'entrepreneuriat.

Quant aux tarifs, ils peuvent aller de 0 (il y a des cours gratuits !) à 50 euros de l'heure, une somme payable en ligne à laquelle il faut rajouter 10% pour rémunérer LearningShelter.


Trois étudiants passionnés et touche-à-tout

A l'origine de LearningShelter, trois étudiants passionnés : Charles Lefebvre du Prey et Alexandre Dana se sont rencontrés en 2009 en faisant leurs études dans la grande école de management ESCP Europe. Mais c'est leur rencontre avec Grégoire Clermont, étudiant en informatique à Epitech, qui donne corps au projet. "Greg" est un codeur passionné, qui s'est d’abord formé seul pendant ses premières années de médecine... avant d'entrer à Epitech. Depuis, il suit avec assiduité tous les cours d'intelligence artificielle diffusés sur les plateformes de Stanford, MIT…

"Nous connaissons très bien les frustrations et les aspirations des étudiants pour l'être nous-mêmes, explique Charles qui donne des cours particuliers depuis plus de cinq ans et est l'auteur avec Alexandre d'un Guide de la survie en prépa HEC. Par ailleurs, chacun de nous à un moment donné a bifurqué dans ses études. A ce titre, nous ressentons de façon aiguë le besoin de l'étudiant de reprendre la main sur son éducation et de pouvoir choisir ce qu’il veut apprendre".

Acceptés sur l'incubateur de start up de l'ESCP Europe, les trois étudiants entrepreneurs veulent s'inscrire dans ce big bang de la formation ouvert par les nouvelles technologies : rendre le savoir accessible à tous, transformer la pédogogie, favoriser l'échange collaboratif entre celui qui sait et celui qui apprend. A propos : pourquoi ne pas partager vos compétences en vous proposant comme "mentor", gratuitement ou pour arrondir vos rentrées?

D'autres initiatives de e-learning

Les créateurs du LearningShelter reconnaissent en effet dans leur blog s'être inspirés d'autres initiatives américaines comme la Khan Academy (qui propose des cours de science sous forme de vidéos YouTube et attire 1 million de visiteurs uniques par mois), Skillshare (qui propose de se rencontrer pour suivre un cours sur des sujets aussi variés que la programmation informatique, la cuisine ou la mode et compte 15 000 heures de cours à son actif), Udemy (cours videos sur la finance, l’économie ou l’entrepreneuriat), iTunesU d'Apple (qui diffuse les cours des plus grandes universités américaines sous format vidéo).
Ils se sont surtout intéressés à TutorSpree qui permet aux étudiants américains de trouver un mentor pour les guider, à Udacity ou Coursera qui ne se réduisent pas à des vidéos de cours en accès libre sur internet mais offrent un cursus avec des devoirs à rendre et un test final sanctionné par un diplôme.

En France, on pourrait aussi citer le "Site du Zéro", un site de e-learning d'informatique qui  propose de tout apprendre "à partir de zéro". Fondé en 1999 par Mathieu Nebra, un passionné d’informatique lorsqu'il avait 13 ans (!), il ne s'agit plus d'une start up depuis longtemps mais d'une véritable plateforme communautaire de formation de référence.

ToCoSk, une start up de e-testing

Thibault et Stéphanie Lantenier
Thibault et Stéphanie Lantenier
Autre start-up surfant sur les nouveaux outils de formation, celle fondée par un frère et une soeur : Thibault Lantenier, 30 ans, ingénieur ENPC et sa "petite" soeur,  Stéphanie, 24 ans, titulaire d’un mastère entrepreneur à HEC Paris.

Pendant leurs études, ils remarquent qu'il n'existe pas de test fiable pour évaluer ses compétences en bureautique, alors que "tout le monde connait le TOEIC et le TOEFL, qui font autorité quant au niveau en anglais, expliquent-ils. "Nous nous sommes donc lancés dans la conception d'un test analogue, mais pour les logiciels de bureautique". Ainsi naît TOCoSk, qui permet de réaliser en ligne des tests sur les logiciels Word, Excel et PowerPoint, selon 4 niveaux de difficultés et 400 compétences. Il aboutit à un score et une cartographie très détaillée de compétences et même à une "certification TOCoSk".

Les grandes écoles ainsi que les universités peuvent utiliser TOCoSk pour évaluer les compétences en bureautique de leurs étudiants. Mais cette solution de E-testing s'adresse d'abord aux recruteurs pour vérifier rapidement que les candidats à un poste ont bien les compétences bureautiques exigées, aux formateurs ou aux candidats à l'emploi qui peuvent indiquer leur score "bureautique" sur leur CV.

Lancé en octobre 2011, le test a fait une belle percée en France, puis a été lancé au Québec à l'été 2012, et il prévoit un déploiement en Chine, Etats-Unis, Angleterre, puis sur toute l'Europe et toute l'Asie... Il prépare de nouveaux tests  (langues, de vitesse de frappe ou secrétariat bureautique). La révolution du e-learning est en marche.

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Mardi 25 Février 2014
la rédaction

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