Courrier international fait le tour de la planète jeunes


"Avoir 20 ans en 2010". Pour ses vingt ans, le magazine Courrier international consacre un numéro à la génération des 16-25 ans dans divers pays du monde : 60 étapes de la Birmanie au Chili, la Palestine ou Haïti.





Courrier international fait le tour de la planète jeunes
"Avoir 20 ans en 2010 en Haïti, c'est avoir pris naissance en 1990 dans la précarité la plus absolue peut-être. C'est se trouver dans une lutte permanente pour son intégration dans la vie nationale en tant que jeune. Tout en étant rejeté par la génération précédente". Ainsi débute le témoignage bouleversant d'un étudiant haïtien de 21 ans sollicité par Courrier international pour son numéro "Avoir 20 ans en 2010". Un témoignage parmi d'autres égrenés au fil des 60 articles du numéro.

A ceux qui ne connaitraient pas Courrier international, rappelons qu'il publie chaque semaine dans ses colonnes des traductions françaises d'articles publiés dans la presse étrangère, européennes ou d'autres continents. Une fenêtre sur le monde qui laisse rentrer un bon bol d'air frais débarrassé des vues franco-françaises. Ce voyage autour de la planète jeunes n'en est que plus intéressant.

Birmanie, Iran : échapper à la dictature

Du fait des élections de novembre 2010 en Birmanie, plusieurs articles tentent de décrire ce qu'est "Avoir 20 ans et être birman". Le New York Times, The independent de Londres ou le Myanmar Times brosse le portrait d'une jeunesse birmane qui compense son absence totale de liberté politique par un déchaînement dans le rap, les matchs de foot ou les blogs. Entre résignation passive et subversion.

De jeunes Iraniens.
De jeunes Iraniens.
En Iran, les jeunes de 15 à 29 ans souffrent non seulement du chômage et du manque de logement, mais aussi de l'absence de liberté politique et sociale. Suite aux manifestations d'étudiants de 2009 après la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, des milliers d'entre eux ont été jetés en prison ou ont été renvoyés par leur université. Le gouvernement a tenté d'accroître son contrôle, allant jusqu'à publier la liste des coiffures d'homme et de femme autorisées. Résultat, si certains continuent à se battre pour un changement politique, d'autres se réfugient dans la drogue, s'échappent par le biais d'internet, ou pratiquent une "rébellion sexuelle" qui a d'ailleurs provoqué une flambée du Sida, des MST et des avortements.

La génération à la culture 100% numérique

Difficile d'établir des rapprochements d'un pays à l'autre tellement les situations historiques et culturelles sont différentes. Les articles publiés ne sont d'ailleurs que des coups de projecteur sur un aspect de la jeunesse d'un pays. Attention aux amalgames !
Des similitudes pourtant, sautent aux yeux. Comme la mondialisation de la culture Internet pour la "génération Z" (née entre 1990 et 2000) qui vit "numérique" depuis sa naissance. A Ouagadougou, les plus jeunes vivent de plus en plus au rythme de l'Occident et se réfugient au cybercafé. En Inde, la jeunesse éduquée utilise le web comme arme politique.

Frappant aussi le manque d'espoir là où les perspectives d'avenir s'annoncent bouchées. Sans emplois et désabusés, les jeunes Egyptiens disent ne plus rien attendre de la politique et ne rêver à rien. En Arabie Séoudite, le chômage et le désoeuvrement dans un pays où la police religieuse règne en maître, conduisent à des explosions de violence lors de matchs ou de fête nationale.

Les ''gros poupons'' obligés de rester chez papa-maman

Les pays riches et développés ont aussi leurs maux, accentués par la crise économique. Au Japon, les étudiants ont vu leurs ressources fondre et s'arrachent de minuscules chambres de "3 tatamis" (7,5m2).
En Europe de l'Ouest, il devient courant de devoir rester chez ses parents jusqu'à la trentaine. La Repubblica de Rome nous apprend que les Italiens les appellent les "gros poupons" !
Tandis qu'un journal espagnol s'intéresse au phénomène des "ni-ni", ces jeunes espagnols qui ne sont ni travailleurs ni étudiants, n'ont aucun goût pour l'effort et n'attendent rien de l'avenir. Un portrait peu flatteur d'une génération que ses parents aurait trop gâtée...

Content d'être jeune en 2010 ?

Heureusement, le numéro de Courrier international se plaît aussi à relever les rébellions des uns et les engagements des autres : en Turquie, le mouvement des jeunes civils, qui veut promouvoir la démocratie, en Ukraine, les provocantes actions des militantes de Femen, des jeunes femmes qui dénoncent le machisme et le tourisme sexuel, au Liban, ces jeunes qui s'affirment en créant des groupes de rock.

Il y a aussi cet article signé Vincent Venus dans un journal de Berlin. Né en 1989, Vincent fait partie du Bureau des Jeunes Européens en Allemagne. "Je suis content d'être jeune en 2010, affirme-t-il. Etre jeune, cela signifie avoir devant soi un nombre incroyable de possibilités théoriques, lesquelles, dans la réalité, vont finir par incroyablement se réduire. Tout ce qui ne demande pas beaucoup d'argent, nous, les jeunes, pouvons le faire. Car nous disposons d'une ressource, qui, elle, manque à nos aînés : le temps. Et, sur ce point, les choses n'ont pas changé depuis Mai 68". D'accord avec Vincent ?



Lundi 8 Novembre 2010

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