Santé et sexualité : une consultation pour étudiants



La mutuelle étudiante des étudiants parisiens (Smérep) s'inquiète : de plus en plus d'étudiants vivent une sexualité à risques peu épanouissante. Et beaucoup ont du mal à gérer leurs émotions ou à se confier. Pour les aider, la Smérep ouvre à Paris une consultation médicale de santé sexuelle. Un lieu d'écoute, d'évaluation et d'orientation.





Santé et sexualité : une consultation pour étudiants
Mieux vaut prévenir que guérir. On le sait bien à la Smérep, grande mutuelle étudiante d'Ile-de-France, présente sur tous les fronts de la prévention. A intervalles réguliers, cette super nounou ausculte donc les étudiants.

Certes, 93% d'entre eux sont en bonne santé. "Néanmoins, plus d'un tiers d'entre eux souffrent de stress, de perte d'estime d'eux-même et d'isolement, expliquent les spécialistes de la Smérep. Cela perturbe leur sommeil, leur équilibre alimentaire, et les conduit parfois à des comportements addictifs ou altère leur rapport à l'autre". Si la relation à son propre corps et aux autres est perturbée, on comprend que la sexualité le soit...

Beaucoup s'engagent dans des rapports intimes ne leur convenant pas

La première alerte vient d'une recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST) tant chez les filles que chez les garçons. Les cas d'infections à gonocoques, à chlamydia et les syphilis augmentent dans des proportions alarmantes : + 62% de chlamidia chez les femmes entre 2003 et 2006. Quand on sait que cette infection, souvent "invisible", peut provoquer des stérilités si elle n'est pas traitée, on comprend mieux la gravité des IST sans parler du SIDA bien sûr, toujours incurable.

Mais le mal n'est pas seulement physique. La Smérep observe les effets pervers de la "banalisation du sexe" : "Les émissions de télé présentent régulièrement des jeunes filles qui acceptent d'avoir des relations sexuelles, notamment avec des partenaires inconnus, pour faire plaisir aux garçons ou qui s'adonnent à la prostitution pour arrondir leurs fins de mois, indique le communiqué de la mutuelle.

La pornographie et son industrie sont aussi présentées quelquefois comme une alternative possible aux difficultés ambiantes." "Pour certains, indique encore la Smérep, le sexe est devenu un moyen pour faire partie d'un groupe comme l'alcool ou les drogues". La conséquence, c'est une perte de l'estime de soi, observée dans toutes les enquêtes.

Pourquoi une consultation de santé sexuelle ?

Sur les stands d'information lors des journées de prévention, les membres de la mutuelle sont aussi étonnés par l'ignorance des jeunes qui ne connaissent pas le fonctionnement de leur corps.

Beaucoup n'ont eu que les films pornographiques comme source d'information . "Cela les fourvoient dans leurs pratiques sexuelles, et conduit certains à des incompréhensions dans leur vie de couple". Les garçons s'étonnent de ne pouvoir reproduire les exploits sexuels qu'ils pensent être la norme, sans avoir appris la maîtrise de soi. Des jeunes filles s'inquiètent de ne pas avoir d'orgasme, ou de ressentir des douleurs. Une sexualité déshumanisante, sans lien avec l'amour et la dignité de la personne, est source de stress et de déprime.

Mais à qui dire sa détresse ou poser ses questions ? "Notre société à l'érotisation affichée ne s'attarde plus à savoir si cette entrée est teintée d'ignorance, de maladresses ou de peurs et se soucie encore moins de la disparition d'une forme de ritualisation du passage à la vie adulte" explique la mutuelle. D'où sa décision d'ouvrir une consultation médicale de santé sexuelle pour offrir aux étudiants un espace privilégié d'écoute, de conseils et de soins.

La consultation de santé sexuelle de la Smérep

Pour qui ? Tous les étudiants. Pour qu'elle ne leur coûte rien, ils doivent être orientés par leur médecin traitant, présenter leur carte Vitale et celle d'adhérent à une complémentaire santé.

Où et quand ? Centre viala, 12 rue Viala à Paris, sur rendez-vous uniquement (tél. : 01 53 95 30 01). tous les lundis de 10 h à 13 h avec un médecin spécialiste.

Combien ça coûte ? Rien si vous avez votre carte Vitale, votre carte d'adhérent Smérep et que vous êtes orienté par votre médecin traitant ; 9,40 euros si vous avez la carte Vitale mais pas de complémentaire ; 33 euros si vous n'êtes pa affilié à la Sécu ou n'avez pas de carte Vitale sur vous ; 19 euros si vous n'êtes pas orienté par votre médecin traitant ou que vous n'en avez pas.

Comment ça se passe ? La consultation dure entre 15 et 30 minutes. Il peut y en avoir une deuxième et une troisième de suivi. Elle peut permettre de résoudre une difficulté passagère. On peut aussi être orienté vers d'autres spécialistes du centre Viala : une gynécologue, un médecin généraliste, un psychiatre, un biologistes (pour des analyses)...

D'autres façons de trouver des réponses

Si vous ne pouvez vous rendre à cette consultation à Paris, n'oubliez pas que vous pouvez poser vos questions à votre médecin traitant. Si vous n'en avez pas ou plus, tâchez d'en trouver un avec qui vous pouvez parler.

Vous pouvez aussi lire nos différents articles sur la sexualité :
- les infections sexuellements transmissibles(IST)
- Un homme, une femme, comment c'est fait ?
- Puis-je tout faire avec mon corps ?
- Premières relations sexuelles

 



Rédigé par le Jeudi 10 Juillet 2008

Vie perso | Réussir ses études | Projet professionnel | Quel sens pour ma vie ? | Bons plans | Jobs et premier emploi | Actu | Nos sites partenaires | Les formations se présentent | Nos guides | Parents | Tests | Le site reussirmavie








Vos articles préférés !



Inscrivez-vous à la newsletter et téléchargez gratuitement le guide "La checklist pour réussir ses études"
Pour connaître mes droits sur le respect de la vie privée, je consulte les conditions générales de service.



Guides à télécharger