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Technicien ascensoriste : un métier qui monte




C'est un métier de maintenance dont les recrutements ont repris fortement en 2017. Les entreprises cherchent des ascensoristes et sont prêtes à former des techniciens en un an via un diplôme spécialisé. Un bon plan pour qui aime la technique et l'autonomie.




Technicien ascensoriste : un métier qui monte
C'est le premier moyen de transport en France, et il assure 100 millions de trajets par jour. Pourtant, l'ascenseur n'est pas un secteur auquel pensent spontanément les jeunes.

Or il n'en finit pas de... monter. Après les mises aux normes de sécurité au début des années 2000, la profession est confrontée à la reprise de la construction de logements neufs et aux besoins d'installation de résidences pour personnes âgées. Surtout, de nombreux techniciens partent en retraite à horizon 2020 et il faut assurer la maintenance des 560 000 ascenseurs qui constituent le parc français.

Moralité : les entreprises spécialisées recrutent des ascensoristes ! "Après 2 000 recrutements effectués en 2017, nous prévoyons 2 500 embauches en 2018". souligne Pierre Hardouin, président de la Fédération des ascenseurs qui lance une campagne de sensibilisation.

Quel métier pour quels profils ?

Technicien ascensoriste : un métier qui monte
De fait, le métier a des avantages à découvrir. 

Des déplacements, de l'autonomie, et pas de routine
Avant d'être un technicien, l'ascensoriste est d'abord un nomade. Contrairement aux professionnels de maintenance qui travaillent dans leur garage, leur usine ou leur atelier, lui ne cesse de se déplacer. Un jour dans un centre commercial pour la modernisation d'un monte-charge, un autre dans un immeuble ancien pour un dépannage...
"Moi qui ne voulais pas d'un job routinier, je peux dire que je suis servie, dit une technicienne de maintenance ascenseurs chez Koné. Les interventions sont toutes différentes et aucun client ne se ressemble. En plus, j'ai la chance, comme tous les techniciens, d'être très autonome dans mon métier".

Une autonomie très appréciée de la plupart des techniciens.

Un métier de service et de relations
Le relationnel est aussi très important. Il ou elle peut ainsi avoir un rôle de conseil auprès des gardiens d'immeuble ou des responsables maintenance des entreprises. Et puis, n'est-ce pas gratifiant d'être chaque jour le "sauveur" de personnes coincées entre deux étages qu'il faut calmement inviter à patienter ?

La passion de la maintenance
Enfin, bien sûr, il faut aimer manipuler les matériels, rechercher la faille de mécanismes qui peuvent être récents ou anciens, et avoir un grand sens de la sécurité dans un métier forcément dangereux. 
Patience, précision, rigueur technique... Le métier exige aujourd'hui des compétences en mécanique, en électrotechnique, et des notions de programmation informatique.


Quelles formations ?

Technicien ascensoriste : un métier qui monte
Tous les baccalauréats professionnels orientés maintenance ou électrotechnique intéressent au premier chef les entreprises. En particulier le bac pro "Maintenance des équipements industriels" (MEI) ou le bac pro Electrotechnique énergie équipements communicants (ELEEC).

L'Education nationale a aussi créé en 2006 un diplôme spécialisé qui forme directement au métier d'ascensoriste :la mention complémentaire de technicien ascensoriste est une formation initiale d'un an accessible après le bac. Elle comporte 19 semaines au lycée et 16 semaines de stage obligatoires réparties en 3 périodes de formation.
Une quinzaine de lycées professionnels préparent ce diplôme mais on peut aussi le faire en apprentissage en suivant la formation dans deux CFA et en travaillant en entreprise (voir adresses ci-dessous).

Vidéo : le témoignage de jeunes en mention complémentaire Technicien ascensoriste

En dehors de la mention complémentaire, d'autres diplômes peuvent aussi intéresser les entreprises du secteur : par exemple les titulaires de BTS de maintenance industrielle, ou de conception des systèmes électroniques de sécurité, ou de diplômes d'électricité.
On peut aussi postuler avec un BEP/CAP structures métalliques, électrotechnique, maintenance, travaux publics, serrurier-métallier. Ou un bac STI2D.

En recherche de candidats et candidates, les entreprises peuvent en effet proposer un temps de formation via un contrat de professionnalisation. En dehors des PME, le secteur comprend quatre grands groupes : l'Américain Otis, le Finlandais Koné, l'Allemand ThyssenKrupp, et le Suisse Schindler.

Dans les groupes ou les PME, les perspectives d'évolution ne sont pas non plus négligeables : certains techniciens peuvent devenir chefs d'équipe, formateurs, ingénieurs technico-commerciaux... Pour faire monter haut sa carrière, rien de tel que de prendre l'ascenseur.

Les lycées professionnels proposant la mention complémentaire "Technicien ascensoriste"

En Ile-de-France :
  • le lycée Chennevière Malézieux à Paris (75)
  • le lycée Gustave Eiffel à Varennes-sur-Seine (77)
  • le lycée Louis Blériot à Trappes (78)
  • le lycée François Arago à Villeneuve-Saint-Georges (94)
  • le lycée Louis Armand à Eaubonne (95)
En région :
  • Le lycée Antoine à Chenôve (21)
  • le lycée Roland Garros à Toulouse (31)
  • le lycée Charles Péguy à Eysines à (33)
  • le lycée Thomas Edison à Echirolles (38)
  • le lycée Georges Brière à Reims (51)
  • le lycée Alfred Mézières à Longwy (54)
  • le lycée Emile Zola à Hennebont (56)
  • le lycée Savary-Ferry à Arras (62)
  • le lycée La Fayette à Clermont-Ferrand (63)
  • le lycée Louis Armand à Mulhouse (68)
  • le lycée Edouard Branly à Lyon (69)
Deux CFA pour se former en apprentissage :
  • Le CFA de Tours (37)
  • L’EA (Ex CFI) de Gennevilliers (92)
5 Mars 2018



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