Lycée : un stage d'observation obligatoire en fin de seconde dès juin 2024



Le gouvernement a confirmé le 30 novembre que les lycéens de seconde générale et technologique devront faire un stage d'observation dans la deuxième quinzaine de juin, dès 2024. Plus de 300 entreprises se sont engagées dans l'opération "Mon stage de seconde" à les accueillir.





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Le ministre de l'Education en avait déjà parlé à la rentrée 2023, c'est désormais inscrit dans la loi ! Un décret publié le 29 novembre 2023 (voir ci-dessous)  institue en classe de seconde générale et technologique une "séquence d'observation en milieu professionnel", autrement dit un stage que les lycéens devront faire dans la deuxième quinzaine de juin.

Dès juin 2024, les 550 000 élèves de seconde devront faire ce stage, qui ne vient pas se substituer à celui qu'on effectue en troisième mais qui s'y ajoute afin de donner aux lycéens une nouvelle occasion de découvrir le monde professionnel et de préparer leur orientation.

- Téléchargez le texte du décret :

"Mon stage de seconde" : des entreprises s'engagent à fournir des stages

Tout en instituant ce stage obligatoire, deux ministres, Gabriel Attal et Bruno Le Maire, se sont déplacés le 30 novembre dans un établissement de Seine-Saint-Denis, le lycée Joséphine Baker à Pierrefitte-sur-Seine, pour lancer l'opération "Mon stage de seconde".

Environ 300 entreprises se sont en effet déjà engagées via cette opération à fournir aux lycéens des "stages de qualité", afin que les jeunes soient effectivement accueillis, encadrés, et puissent rencontrer des professionnels pour découvrir leur métier. Cela explique la présence au lycée Joséphine Baker de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, entouré de dirigeants d'entreprise et de responsables du Médef (syndicat patronal).

Environ 200 000 offres de stages devraient donc déjà être publiées sur une plateforme dédiée suite à cette matinée, qui ne constitue toutefois qu'une première étape.


Des offres de stages dans de grandes entreprises

Les entreprises qui se sont engagées à fournir des stages dans cette première étape sont d'abord de grands groupes. A la tribune lors du lancement du l'opération le 30 novembre, on a ainsi vu le directeur général de L'Oréal, la présidente de Radio France, celle de l'AFEP, ou le PDG des Mousquetaires-Intermarché. 
Airbus, Décathlon, Banijay et Blablacar étaient aussi représentés.

La chaîne de grande distribution Les Mousquetaires affirme par exemple pouvoir accueillir en juin 2024 jusqu'à 6000 stagiaires, que ce soit pour faire découvrir les métiers de la vente, que les métiers de bouche pour ses enseignes alimentaires, en passant par les fonctions administratives et managériales, les métiers qui vont du marketing à l’industrie agroalimentaire, en passant par les achats, la logistique, les systèmes d’information ou encore l’immobilier. 

 

Un challenge : encore 300 000 stages à trouver !

Il n'échappe cependant à personne, derrière ce lancement en fanfare, qu'il reste sur le papier environ 300 000 stages à fournir aux élèves de seconde. Et que si de grandes entreprises peuvent se permettre d'accueillir durant deux semaines des jeunes pour leur faire découvrir leurs métiers, ce n'est pas forcément le cas de plus petites structures.

Le gouvernement a donc prévu de déployer encore davantage l'opération "Mon stage de seconde", avec d’autres étapes afin de mobiliser davantage d’entreprises et d’organisations nationales, et notamment tout le tissu des TPE et PME.

Un des enjeux est d'éviter d'accentuer les inégalités sociales, entre les jeunes qui peuvent être aidés par leur réseau familial, et ceux qui ne le peuvent pas et habitent souvent les mêmes quartiers. Le problème a commencé à être pris à bras le corps pour les stages de troisième (avec la plateforme monstagedetroisieme.fr), mais la difficulté s'accroit avec ce stage de deux semaines à trouver en seconde !

Des détails encore à préciser

Le ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse a aussi annoncé que des circulaires viendraient préciser certains détails d'application.

Il devrait ainsi être possible de ne pas faire ce stage dans certaines situations, peut-être par exemple si l'on part en séjour linguistique ou que l'on démarre un job d'été.

Le cas d'un élève qui ne trouverait pas de stage doit aussi être précisé : devra- t-il/elle revenir au lycée et pour quoi faire ? Les enseignants vont en effet continuer à être très mobilisés par le passage des examens, notamment depuis le recul des épreuves de spécialités du bac au mois de juin.

De ce point de vue, l'institution de ce stage obligatoire à ce moment de l'année pour les élèves de seconde - souvent livrés à eux-mêmes - est une excellente idée. Il reste à la mettre en oeuvre.



Rédigé par La rédaction le Vendredi 1 Décembre 2023

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