Présidentielle : les propositions des candidats pour les jeunes



Que proposent les divers candidats à la présidentielle de 2012 pour les jeunes vivant en France ? Education, formation, emploi, culture... Nous avons étudié pour vous les programmes.






François Hollande

En 2011 à Asnières / Photo : Margaux L'Hermite
En 2011 à Asnières / Photo : Margaux L'Hermite
Le candidat du Parti socialiste, favori dans les sondages, a présenté "60 engagements pour la France" répartis en quatre chapitres. L'un d'eux s'intitule "Je veux redonner espoir aux jeunes générations" et comporte 8 engagements.

Contrats de génération, emplois d'avenir
Le plus original est sans doute la création d'un "contrat de génération" (engagement n°33). Ce nouveau contrat de travail permettrait aux entreprises d'embaucher un jeune en CDI qui serait  "accompagné par un salarié plus expérimenté". Celui-ci serait alors "maintenu dans l’emploi jusqu'à son départ à la retraite". Cette forme de "tutorat" veut  faire d'une pierre deux coups : favoriser l'emploi des juniors et des seniors. Le programme du candidat ne précise pas combien de contrats pourraient ainsi être créés.

Par contre il s'engage à créer "150 000 emplois d'avenir pour faciliter l'insertion des jeunes, en priorité dans les quartiers populaires" (engagement 34) : il s'agirait de contrats aidés par l'Etat qui coûteraient peu cher aux entreprises ou aux associations.

Une solution pour tout jeune déscolarisé
Sur le plan de l'éducation, le candidat Hollande dit qu'il veut donner aux élèves les plus en difficulté "un accompagnement personnalisé pour que, à la fin du quinquennat, le nombre de jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire soit divisé par deux". Il dit vouloir renforcer les filières professionneles et  technologiques et "offrir à tout jeune déscolarisé de 16 à 18 ans une solution de formation, d’apprentissage ou un service civique" (engagement 37). De ce point de vue, les propositions ne sont pas nouvelles et reviennent à accentuer les efforts déjà déployés depuis plusieurs années.

De même pour l'enseignement supérieur : "Je réformerai les premiers cycles de l’enseignement supérieur, en décloisonnant les filières à l’université afin d’éviter une spécialisation trop précoce des étudiants, dit-il (engagement 39), ce qui est exactement l'un des buts de la réforme de la licence mise en oeuvre à la rentrée 2011. Il spécifie toutefois qu'il veut renforcer particulièrement les passerelles entre universités et grandes écoles. Il veut également encadrer les stages, et donner une impulsion aux échanges avec les universités étrangères.

La circulaire sur les étudiants étrangers abrogée
Sur le mode de la rupture tout de même, il dit qu'il veut abroger la circulaire limitant le travail en France des étudiants étrangers, et réformer la loi LRU de réforme des universités "pour garantir une autonomie réelle des établissements, avec des moyens et une gouvernance plus collégiale et démocratique."

Une allocation pour les étudiants sous conditions de ressources
Une promesse qui pourrait toucher directement les étudiants : "je créerai une allocation d’études et de formation sous conditions de ressources dans le cadre d’un parcours d’autonomie". François Hollande reprend là l'une des revendications de l'Unef, syndicat étudiant proche du PS, qui souhaite que chaque étudiant soit doté d'une allocation d'autonomie lui permettant de vivre et d'étudier sans l'aide de sa famille. On note que l'allocation serait réservée aux étudiants les plus démunis et qu'aucun montant n'est cité.

Remplacer la loi Hadopi
Enfin sur le plan culturel, il promet de remplacer la  loi Hadopi par une autre, "qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux œuvres par internet facilité et sécurisé". Très bien mais comment ? : "La lutte contre la contrefaçon commerciale sera accrue en amont, pour faire respecter le droit d’auteur et développer les offres en ligne. Les auteurs seront rémunérés en fonction du nombre d'accès à leurs œuvres grâce à un financement reposant sur les acteurs économiques qui profitent de la circulation numérique des œuvres" : l'idée est ne plus s'attaquer aux internautes, mais de faire contribuer les fournisseurs d'accès à la rémunération des auteurs". Un engagement (n°45) qui rompt cette fois avec les choix pratiqués jusqu'ici.

François Bayrou

Présidentielle : les propositions des candidats pour les jeunes
L'ancien ministre de l'Education nationale de 1993 à 1997 aime l'école et veut "instruire". Le 4 février 2012, il a donc sorti de sa manche 30 propositions pour l'éducation.

L'histoire et la chronologie restaurées
Parmi elles, quelques coups de patte aux récentes réformes : il s'engage ainsi à rétablir l'histoire-géo en terminale S, et pour les futurs profs l'année de stage en alternance supprimée par la réforme de la mastérisation.

De culture classique, le prof Bayrou veut rétablir la notion de chronologie en histoire à la place de l'approche par thème, pour que les jeunes ne pensent que "Louis XI, c'est le 11ème siècle, Louis XIII le 13ème, Louis XIV le 14ème et Louis XVI le 16ème !".

Relever le niveau
Et il veut stopper la baisse du niveau :  " il n’est pas digne de notre pays que nous nous retrouvions, en termes de compréhension de l'écrit et de calcul mental, 23ème et 24ème dans le classement des nations développées !", a-t-il dit en évoquant le classement Pisa. L'objectif serait selon lui que la France soit dans les dix premiers.
Dans la même veine, il suggère de réfléchir à un nouveau baccalauréat d'excellence qui serait à la fois scientifique et littéraire...

Tutorat avec des étudiants "grands frères"
Au collège, le tutorat pour les élèves en difficulté serait poursuivi, mais seulement avec des profs volontaires et des étudiants qui obtiendraient des bourses pour ce travail et interviendraient comme "des grands frères".
Selon lui, "le problème majeur est la fracture entre le lycée et l'université" : "Je dis qu'il faut que la terminale devienne une propédeutique, une préparation à l'enseignement supérieur".

Orientation : sortir du labyrinthe
Très soucieux de ne pas plomber davantage les finances publiques, le candidat Bayrou se garde de promesses trop précises en direction des étudiants ou des jeunes pro mais liste des chantiers à ouvrir : insertion, orientation, mobilité sociale : "La situation des jeunes issus des familles socialement et culturellement déclassées, est aujourd'hui un désespoir", regrette-t-il. "Il n'y a plus de carte de la réussite qui montre les chemins à suivre quand on vient de loin. La pire injustice, c'est quand un jeune garçon ou une jeune fille qui veut en sortir, qui a l'envie, le désir, l'envie de se battre, ne sait plus quelle route suivre pour en sortir parce qu'il n'y a plus de route. L'orientation est devenue un dédale et un labyrinthe."

En tout, économie, budget, logement, il demande "que l'on pense aux jeunes dans toutes les décisions".


Marine Le Pen

Présidentielle : les propositions des candidats pour les jeunes
La candidate du Front national voulant "redonner une nouvelle jeunesse à la France", c'est tout naturellement, dit-elle, que la jeunesse en profiterait. Ainsi la primauté donnée à la Nation (avec l'abandon de la mondialisation, l'arrêt de l'immigration, le retour à l'euro) constitue la solution pour vaincre le chômage et la récession.
De même le retour aux valeurs traditionnelles d'autorité, de patriotisme, doit redonner aux jeunes l'idéal qui leur manque. L'immigration étant stoppée ou acceptée comme une "assimilation", "les jeunes seraient tous frères parce que tous français".

Un bac plus sélectif
A l'école, l’autorité du maître et  la transmission des connaissances seraient rétablies avec une réforme de l'Education nationale : "Le travail, l’effort et le mérite sont les vertus qui fondent la République et instituent le citoyen". Le collège unique serait supprimé, le travail manuel revalorisé et le bac redeviendrait sélectif comme autrefois : concrètement, contrairement aux familles politiques qui veulent éliminer la sélection ou la repousser, celle-ci serait donc avancée et intensifiée au collège et au lycée.

En revanche, l'accès à l'université se ferait toujours sans sélection (celle-ci aurait eu lieu avant) et pour un coût qui doit rester modique.

Un ministère de l'Enseignemnet supérieur tout puissant
Le projet du FN pour l'enseignement supérieur propose de créer un service public élargi qui centraliserait tous les établissements : universités mais aussi écoles dépendant des chambres de commerce (qui ne pourraient plus percevoir la taxe d'apprentissage), BTS, classes prépas, grandes écoles (dont les droits d'inscription seraient encadrés).
La loi de 2007 accordant l'autonomie aux universités serait abrogée et l'Etat centraliserait tous les budgets mais il favoriserait les universités par rapport aux autres établissements.
Ce programme prévoit aussi la construction de logements pour les étudiants, et la signature d'un contrat de réussite avec chaque étudiant pour réduire l'échec en première année : des préoccupations qui ressemblent davantage à celles d'autres candidats.

Hadopi
Le Front national veut abroger la loi Hadopi. Il est contre la ratification du traité ACTA  qu'il considère comme" un organe de sanctions contre les internautes au profit des grands groupes privés" et a été conclu sans que le peuple français soit consulté.

Jean-Luc Mélenchon

Face à la communauté éducative / Photo : F. Haudrechy
Face à la communauté éducative / Photo : F. Haudrechy
Le représentant du Front de gauche se soucie moins de générations que de classes sociales et de répartition des richesses. Il veut donc faire passer le Smic à 1700 euros et limiter l'écart entre le salaire le plus haut et le plus bas de 1 à 20. D'une façon générale, il prévoit de taxer les plus riches et les banques, et de refinancer massivement les services publics.

Limiter les CDD
Quelques points qui concernent directement les jeunes : il prévoit d'encadrer le recours aux intérimaires et contrats à durée déterminée avec un quota maximal d’intérimaires et de CDD égal à 5% des effectifs dans les grandes entreprises et 10% dans les PME.
Egalement, un grand programme de construction de 200 000 logements publics sociaux par an pendant cinq ans comprenant un volet spécifique de logements étudiants et pour les jeunes.

Celui qui fut ministre délégué à l'Enseignement professionnel sous le gouvernement de Lionel JOSPIN, entre 2000 et 2002, a peu de mesures à proposer en matière d'insertion et de formation.

Ecole obligatoire jusqu'à 18 ans
En revanche il dit vouloir faire de l'éducation le premier budget de la Nation : "Nous construirons une école émancipatrice qui permette l’élévation pour tous du niveau des savoirs acquis et des qualifications reconnues. Pour ce faire, nous allongerons le temps scolaire: droit à la scolarité dès 2 ans, scolarité obligatoire de 3 à 18 ans […] Nous stopperons les suppressions de postes et engagerons un plan de recrutement dans l’Éducation nationale sous statut de la fonction publique d’État rétablissant, notamment, tous les postes supprimés.", écrit-il dans son livre programme "L'humain d'abord".  


Philippe Poutou

Présidentielle : les propositions des candidats pour les jeunes
Cet ouvrier de 44 ans est le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) créé en 2009 par Olivier Besancenot. Héritier des idées égalitaires et contestatrices de l'extrême-gauche, ses propositions pour les jeunes consistent d'abord à donner un grand coup de pied dans le système scolaire actuel :

100 000 postes recréés dans l'Education
De l'école au lycée, finies les suppressions de postes : 100 000 enseignants et personnels, tous fonctionnaires d'Etat seraient recrutés de façon à ne jamais avoir plus de 25 élèves par classe. Seul subsisterait un grand service public d'Etat, laïc et gratuit et toute les aides aux écoles privées seraient supprimées. De même les chambres de commerce ne seraient plus chargées d'apprentissage et de formation.

Pas d'orientation avant 18 ans
L'éducation n'étant pas "une marchandise" mais un droit pour tous, il faudrait arrêter de la considérer "comme un service rendu à l'économie" et ne plus orienter prématurément les jeunes en fonction des besoins du patronat. Conséquence : tous les jeunes suivraient les mêmes programmes (à définir démocratiquement) et il n'y aurait aucune orientation ou sélection avant 18 ans !
De même, les évaluations en primaire et le livret de compétences qui servent à ficher les jeunes seraient supprimés.

Stagiaires et apprentis rémunérés au Smic
A l'université, la loi LRU sur l'autonomie des universités serait bien sûr supprimée, l'Etat reprendrait la main. Tous les diplômes seraient nationaux. Un grand programme de construction de logement étudiants serait lancé, les cautions locatives abolies. Les stages et les contrats d'apprentis seraient rémunérés au Smic (relevé à 1600 euros !).

Une allocation ou pré-salaire d'autonomie pour les étudiants
Mais le plus "révolutionnaire" serait la création d'une "allocation ou pré-salaire d'autonomie" qui serait égale au Smic. Tous les jeunes de 16 à 25 ans y auraient droit, quel que soit leur statut et les revenus de leurs parents. "Elle leur permettrait d’étudier, de se former sans être obligés de choisir entre salariat étudiant et misère, et de faire leurs propres choix d’études, de métier, de sexualité, indépendamment de leurs parents ou des contraintes matérielles", explique le NPA. Coût de la mesure : 150 milliards qui seraient financés par des cotisations sociales et une nouvelle branche de la Sécu gérée par des jeunes.

Droit de vote à 16 ans, et droit au CDI
Enfin, au paradis du NPA il y aurait un emploi pour chaque jeune en CDI, les contrats précaires et les licenciements seraient interdits. L'accès à la culture et aux transports seraient gratuits pour les jeunes qui auraient aussi le droit de vote dès 16 ans. Quand aux étudiants étrangers, leur carte d'étudiant leur donnerait automatiquement le droit de s'installer et de travailler.

Philippe Poutou s'explique le 4 février 2012 sur France Inter dans l'émission "Des jeunes dans la présidentielle" :
philippe_poutou___france_inter.mp3 Philippe Poutou France Inter.mp3  (3.58 Mo)


Eva Joly

Présidentielle : les propositions des candidats pour les jeunes
La candidate d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) a bien sûr un ambitieux programme de transition écologique, mais pas uniquement. Elle prône aussi plus de justice sociale et de démocratie participative des citoyens.

Elle veut créer 20 000 postes dans l'Education nationale, répartir les moyens pour les plus défavorisés et si elle est élue propose de convoquer des "Etats généraux de l'école" pour faire avancer l'égalité.

Ni sélection ni orientation avant 16 ans
"Ma plus grande crainte pour l’école, a-t-elle déclaré, c’est qu'elle devienne le lieu de la compétition acharnée. Que sous couvert d’excellence, ce soit le règne de la concurrence". D'où sa proposition : "je défends l'idée d'une école fondamentale accueillant toute une classe d'âge jusqu'à 16 ans sans sélection ni orientation."

Le droit à l'erreur, un crédit de formation à utiliser toute la vie
Après 16 ans, Eva Joly prône la souplesse : "De 16 à 25 ans, je veux que chacun puisse facilement interrompre ou reprendre son parcours. Les jeunes français sont parmi les plus stressés du monde : ce stress est lié à l'absence de droit à l'erreur. Je veux donner le droit à l'erreur, le droit de rater, le droit de recommencer. Je veux donner le droit de partir, de travailler, de vivre une expérience personnelle, et de revenir." Pour permettre cela, la candidate avance l'idée de donner à chacun un crédit formation de 8 années qui serait utilisable tout au long de la vie. Un crédit qui serait couplé à la fameuse allocation d'autonomie qu'elle propose de mettre en place comme les autres candidats de gauche.
Elle se prononce aussi pour une réforme profonde du système des grandes écoles, "sources de ségrégation", pour y permettre l'accès de tous et toute la vie ! Elle veut la fin des "concours couperet" qui "figent une élite".

Un enseignement supérieur non inféodé aux besoins des entreprises
Enfin, il ne lui paraît pas bon que les programme de l'enseignement supérieur soient faits en fonction des besoins des entreprises : "Non, dit-elle, les programmes ne doivent pas être co-construits avec les entreprises comme le propose la Commission européenne au parlement. Non, nous ne devons pas avoir des licences professionnelles d’assistant gestionnaire RH en PME ou de collaborateur comptable spécialisé en technologies de l’information. Oui au développement de l'apprentissage mais non à l'hyper spécialisation sur un type d'emploi et un seul parce qu'après il n’y a plus de possibilité de reconversion."

Des universités autonomes, indépendantes et démocratiques
Si Les Verts refusent de soumettre l'enseignement supérieur au contrôle des entreprises, ils ne souhaitent pas non plus qu'il dépende entièrement de l'Etat. De ce point de vue, le mouvement écologiste marque son originalité en prônant l'autonomie des établissements mais avec plus de démocratie pour choisir les responsables, les programmes ou les méthodes d'évaluation. "Je veux inventer avec vous une nouvelle gouvernance, qui donne toute sa place aux territoires, à la société, à la jeunesse, a déclaré Eva Joly dans un discours sur l'enseignement supérieur.

"Je veux des universités coopératives et coopératrices. Je veux des universités fortes pour pouvoir nouer des partenariats sereins avec les entreprises et les pouvoirs publics, discuter avec les collectivités territoriales tout en restant indépendantes et maitresses de leur destin. Cela passe par le développement de réseaux régionaux, au sein desquels la recherche de synergie, la mutualisation priment sur la compétition."

Oui au combat des Anonymous, non à leurs méthodes
Enfin, lors de l'émission Dimanche +, elle a soutenu le mouvement des Anonymous pour un Internet libre face aux lobbies du show business, tout en estimant qu'ils utilisaient de mauvais moyens.


Nicolas Sarkozy

Présidentielle : les propositions des candidats pour les jeunes
L'actuel président a déjà à son actif plusieurs réformes qui lui servent de bilan. Nous les rappelons ici en y ajoutant les nouvelles propositions :

La réforme du lycée
Elle a voulu faire bouger les lignes de l'orientation : ne pas spécialiser les lycéens trop vite et leur permettre de se réorienter jusqu'en première, revaloriser la section littéraire, lutter contre la suprématie de la section S ; les filières professionnelles ont été réformées pour permettre à plus de jeunes d'obtenir le bac pro.

Nouvelle proposition : rendre au baccalauréat ses lettres de noblesse en instaurant des "épreuves de haute qualité" plus sélectives ( voire éliminatoires) pour que le bac ne soit pas une "fausse promesse" mais prépare vraiment à l'enseignement supérieur. Il veut aussi généraliser les études dirigées après les cours, du CP à la terminale.

L'orientation
Parmi les nouvelles mesures proposées, Nicolas Sarkozy veut renoncer au collège unique (mêmes programmes pour tous de la 6ème à la terminale) et aller vers un collège où chacun trouve sa place : à partir de la 4ème, les parcours seraient différenciés avec pour certains une initiation à des métiers manuels, des métiers d'art, du high tech, des services...


La loi sur l'autonomie des universités
Les universités sont désormais autonomes et responsables de leur budget, elles recrutent leur personnel et peuvent nouer des partenariats avec les entreprises. En 2011, certaines ont toutefois eu du mal à boucler leur budget.
Le plan Réussir en licence s'est attaqué à l'échec en première année, en développant un meilleur encadrement des étudiants. Les programmes de première année sont plus généralistes pour permettre une spécialisation progressive, et les réorientations sont possibles entre filières. Les études de santé ont été réformées pour limiter le gâchis des redoublements.

Le candidat Sarkozy dit qu'il veut poursuivre la création de licences pluridisciplinaires (pour éviter trop de spécialisation), développer la professionnalisation de l'enseignement supérieur et l'alternance à l'université. Son programme détaille peu toutefois les moyens qui seraient utilisés.

Des milliards pour des campus d'excellence
Plus de 7 milliards levés par le grand emprunt ont été affectés à des "initiatives d'excellence" : des projets de super campus rassemblant universités, labos de recherches et grandes écoles. Ces campus devraient permettre à l'enseignement supérieur français de progresser dans les classements internationaux.
Une méthode critiquée par ceux qui craignent trop de disparités entre ces grands campus et les universités de seconde zone.

Conditions de vie des étudiants
Les conditions d'accès aux bourses ont été élargies et un dixième mois de bourse a été accordé aux étudiants. Un programme de rénovation et de construction de nouveaux logements étudiants a été lancé, sans parvenir toutefois à couvrir tous les besoins.
Peu de mesures nouvelles sont proposées, hormis la reconduite à la frontière de 30000 étudiants étrangers.

Service civique
Mis en place par Martin Hirsch, il permet à tout jeune de 16 à 25 ans de travailler six à douze mois dans une association pour acquérir une expérience et servir une cause utile, contre une indemnité de 456 euros par mois versée par l'Etat.

Apprentissage
Le développement de l'apprentissage est une des armes utilisées par Nicolas Sarkozy et ses ministres pour améliorer l'insertion des jeunes. Le 29 janvier 2012, le chef de l'Etat a annoncé que le quota obligatoire d'apprentis dans les entreprises de plus de 250 salariés allait passer de 4% à 5% d'ici 2015. Pourtant, ces entreprises n'accueillent en moyenne que 1,7% d'apprentis, malgré la loi. Les sanctions vont donc être doublées.
Le candidat Sarkozy, lui, propose s'il est réelu de généraliser l'alternance en dernière année de bac pro et de CAP. Il veut aussi autoriser l'apprentissage dès 14 ans.

Emploi des jeunes
Autre mesure pour favoriser l'emploi des jeunes dans les PME : le 18 janvier, lors du sommet social, Nicolas Sarkozy a annoncé que les entreprises de moins de 10 salariés qui embaucheraient un jeune de moins de 26 ans seraient exemptées de charge (pour salaire allant jusqu'à 1,6 Smic). Une mesure déjà utilisée en 2008-2009.
Malgré cela, le taux de chômage des moins de 25 ans actifs (sans les étudiants) est de plus de 20% en France.

Et les autres candidats ?

D'autres personnalités politiques ont déclaré être candidat(e) à l'élection présidentielle : Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Corinne Lepage (Cap21), Hervé Morin (Nouveau Centre), Frédéric Nihous (Chasse, Pêche, Nature et Traditions), Dominique de Villepin (République solidaire).

Crédités de peu d'intentions de vote par les sondages d'opinion, ils doivent aussi recueillir 500 parrainages d'élus et les transmettre au Conseil constitutionnel. Après vérification de ces parrainages par le Conseil, la liste des candidats officiels  sera publiée au Journal officiel le mardi 20 mars 2012.

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Rédigé par La rédaction le Vendredi 3 Février 2012

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