Logement étudiant : la colocation solidaire séduit de plus en plus



Les étudiants sont de plus en plus nombreux à souhaiter vivre en colocation et même en coloc solidaire pour partager le loyer mais pas que. Avec des personnes âgées, des réfugiés, des SDF... les formules se diversifient.





Des étudiants vivant en "Maisons", colocations solidaires de l'association Article 1
Des étudiants vivant en "Maisons", colocations solidaires de l'association Article 1
Si la chambre privée chez un particulier reste le premier souhait de logement pour 42% des étudiants, l'indépendance n'est pas leur seul critère de choix, selon l'enquête 2019 du site spécialisé Immojeune.

La résidence étudiante, appréciée pour ses services et sa convivialité arrive en effet en deuxième position pour 34%, puis la colocation pour 13% et le logement solidaire pour 10%.

 "Et la colocation et le logement solidaire voient leur place grimper dans le classement depuis quelques années". souligne Immojeune, qui réalise cette enquête annuellement.

La recherche d'un loyer raisonnable, premier critère de choix pour 80% des étudiants, explique bien sûr cette percée. Mais pas que. Le besoin de partage, d'échanges et d'engagement porte aussi cette vague solidaire.

So Coloc : la nouvelle offre d'un bailleur social sur Lyon

Le bailleur social Alliade Habitat a ainsi créé en 2018 la marque "So Coloc" pour répondre aux besoins de logements des jeunes dans la région lyonnaise. 

So Coloc propose des appartements en colocation et aussi des "colocations citoyennes". Dans le monde étudiant, la colocation n'est pas une nouveauté, mais c'en est une pour ce bailleur social. En 2019, 133 nouvelles places réparties dans 3 nouvelles résidences sont proposées sur ce format de colocation sur 618 places dédiées aux jeunes sur Lyon.

"Il s’agit d’une offre qui contribue à une sécurité financière (partage du budget) et qui prévient les risques d’isolement et de rupture liées à l’entrée dans la vie active (partage du quotidien, solidarité et réseau d’amis)", indique Alliade Habitat.

La formule reprend les avantages des résidences étudiantes privées (logements meublés, accès wifi, laverie commune, local vélo, espace de co-working...), en y ajoutant ceux de la colocation (partage des loyers et de la vie quotidienne) et... pour ceux qui le souhaitent, un engagement solidaire en prime.

Des colocations citoyennes avec engagement dans le quartier

Le principe de ces "colocations citoyennes" est simple : en échange d’un loyer très abordable, les étudiants (ou jeunes pros) s’engagent ensemble dans un projet de leur choix pour la vie du quartier : jardins partagés, aide aux devoirs, animations, etc. Un partenariat a été noué avec plus de 20 associations portant déjà des actions que les colocataires peuvent soutenir.

Cet engagement est de 2 heures par semaine en moyenne. Il permet d'expérimenter solidarité, entraide, convivialité, mais aussi de prendre confiance en soi et d'acquérir des compétences.

La formule est proposée dans des appartements de 2 à 7 personnes (du T3 au T8), pour des loyers de 250 à 430 euros CC / mois par personne (hors APL). (Rens.: socoloc.com)

Les Kaps : des colocs citoyennes dans les quartiers populaires

Pour ceux qui ne sont pas sur Lyon, une formule similaire est proposée par une association, l'Afev, Association de la Fondation étudiante pour la ville, qui les appelle des "Kaps" pour "kolocations à projets solidaires"

Créées en 2010 dans trois villes, ces Kaps sont maintenant proposées dans 30 villes, signe de leur succès. 

Le principe est le même que dans les colocs de Lyon, mais les appartements sont tous situés dans des quartiers populaires ou des cités, puisque c'est le coeur d'engagement de l'Afev. 


Les Ma1sons de l'association Article 1

Une autre association, Article 1, propose des colocations citoyennes appelées des "Maisons". Elles sont réservées à des étudiants boursiers, isolés ou issus de milieux défavorisés, dans la ligne de l'action d'Article 1 qui cherche à promouvoir l'égalité des chances.

La "Maison" est à la fois un lieu où les étudiants vont soigner le "vivre-ensemble" - week-ends, repas, fêtes - et l'engagement dans une action commune sur leur quartier. Le but est de les aider à prendre confiance en eux et à déployer leurs talents.


Une formule qui se diversifie

De façon générale, le succès de ces formules de logements partagés souligne le besoin de convivialité, de partage, et aussi d'engagement des étudiants

Les premières "colocations solidaires" ont été montées par les associations proposant du logement intergénérationnel : l'idée de proposer à des étudiants d'occuper une chambre chez une personne âgée est une des plus belles illustrations de l'économie du partage. Le senior a de l'espace, mais il est seul, l'étudiant cherche à se loger et il peut rendre un service.

Grâce à des réseaux associatifs, depuis dix ans, ce logement étudiant intergénérationnel s'est répandu dans toutes les grandes villes.

Du coup des associations engagées sur divers terrains sociaux ont aussi créé leurs colocations, comme La Maison de Marthe et Marie qui propose à des étudiantes de vivre avec de jeunes mamans isolées, ou Lazare, colocations pour jeunes actifs et personnes de la rue.

- Pour les découvrir, vous pouvez consulter ce numéro spécial de la revue "Chouette, la Gazette" consacré au logement étudiant solidaire 




le Jeudi 12 Septembre 2019 modifié le Jeudi 12 Septembre 2019

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