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L'apprentissage et les métiers manuels boostés par la crise



Déstabilisés par les cours à distance, de plus en plus de jeunes s'orientent vers une filière professionnelle pour trouver du concret. Des étudiants se réorientent aussi vers des métiers manuels, profitant du boom de l'apprentissage.





De plus en plus de bacheliers ou d'étudiants se réorientent vers des filières manuelles. © DragonImages
De plus en plus de bacheliers ou d'étudiants se réorientent vers des filières manuelles. © DragonImages
En 2019, on se réjouissait déjà de voir le nombre d'apprentis augmenter de 16% en France, après la réforme qui a simplifié  l'encadrement de l'apprentissage... Quand en mars 2020 la crise du Covid a éclaté .

Les entreprises allaient-elles continuer à recruter des alternants ? Et les jeunes à choisir cette voie de formation ? Un an plus tard, la crise est toujours là, mais contre toute attente, l'apprentissage semble avoir résisté au ralentissement économique !

Le nombre de contrats d’apprentissage signés a même augmenté de 40% en 2020, ce qui représente 140 000 contrats supplémentaires.

Les fruits d'une généreuse prime à l'embauche d'apprentis

Certes, les entreprises ont bénéficié d'une généreuse prime à l'embauche d'apprentis (5.000 euros pour un mineur et de 8.000 euros pour un majeur) suite au plan gouvernemental #1Jeune1solution. Et ces aides ont été prolongées jusqu'au 31 mars 2021.

Mais les jeunes eux-mêmes se sont rués sur les formations en apprentissage, y voyant sans doute une réponse à plusieurs difficultés de la crise sanitaire.

L'apprentissage est d'abord l'unique voie permettant de faire des études gratuites tout en touchant une rémunération. Or 40% des étudiants qui devaient travailler pour payer leurs études ont perdu leur job en 2020, et la précarité étudiante a explosé.

Un besoin d'apprendre par le concret et en présentiel

La deuxième raison est sans doute directement liée aux conditions d'études imposées aux lycéens et aux étudiants depuis des mois : le ral-le-bol des cours à distance a amené de nombreux jeunes à revoir leur projet, que ce soit avant ou même après le bac.

En situation de décrochage ou de perte de motivation, beaucoup disent chercher "du concret".

Les filières professionnelles menant à des métiers manuels sont les premières à bénéficier de ce mouvement : ainsi les associations de compagnons enregistrent un boom du nombre d'inscriptions depuis le début 2021 !

De plus en plus de réorientation d'étudiants ou de reconversion de diplômés

L'apprentissage et les métiers manuels boostés par la crise
Pierre, 25 ans, fait partie de ceux qui n'hésitent pas à se réorienter : après un DUT de gestion des entreprises et des administrations, il s'était inscrit sans conviction dans une licence professionnelle des métiers de l'immobilier.

Mais un mois avant rentrée, il a sauté le pas et décidé de faire un CAP d'ébénisterie pour faire de sa passion pour le travail du bois son métier. Dans le magazine étudiant La Chouette  (couverture ci-contre) consacré à la beauté du travail manuel, il témoigne de sa fierté d'être apprenti mais aussi de sa satisfaction :
 
"Le plaisir de créer un objet unique dont tu as travaillé la matière"


"Créer un meuble, c'est accepter de laisser partir un morceau de toi. C'est un objet unique dont tu as travaillé la matière, sur lequel tu as planché des heures jusqu'à te blesser, et que tu cèdes à quelqu'un d'autre"...

CAP en un an et apprentissage jusqu'à 30 ans : de nouvelles voies de formation

Les nouveaux dispositifs de CAP en un an (pour ceux qui ont déjà le bac), ou le fait que l'apprentissage soit accessible jusqu'à 30 ans favorisent ces reconversions ou ses réorientations.

Les compagnons du Devoir proposent aussi des filières de formation jusqu'au niveau bac+3. 

Mais de plus en plus de jeunes osent la voie professionnelle dès le lycée : c'est le cas d'Hortense, qui s'est réorientée au lycée d'une première générale vers un bac pro Métiers de l'habillement et de la mode. "Quand je suis arrivée dans cette filière, je me suis enfin sentie à ma place, raconte-t-elle dans La Chouette. J'ai enchainé avec un BTS et deux ans d'alternance".

Aujourd'hui, Hortense a son entreprise. Elle est modéliste, couturière sur mesure et créatrice de robes de mariée. "Je n'ai jamais regretté d'avoir choisi un métier manuel, dit-elle. Je n'ai jamais vécu cela comme un échec. même si certains ont considéré que c'était une erreur".

Toutes les filières de bac pro accessibles via l'apprentissage

Il faut dire que le lycée professionnel a été rénové en 2019. Des filières offrant peu de débouchés ont été supprimées et... tous les bacs pros peuvent désormais être préparées par la voie classique ou par l'apprentissage (dans des lycées, des CFA ou des maisons de compagnons)

Gabriel, lui, a choisi de préparer un bac pro Tapisserie chez les Compagnons du Devoir, qui proposent systématiquement l'alternance (et une vie en internat).

Vidéo : Gabriel, en bac pro Tapisserie en apprentissage
 


De plus en plus d'aide pour trouver son contrat

Enfin, l'apprentissage semble profiter d'une meilleure mise en relation entre les entreprises et les jeunes en recherche de contrat.

De grands réseaux rassemblant des groupes de formation, comme Walt pour les métiers du tertiaire, accompagnent de mieux en mieux les jeunes qui cherchent un contrat.

D'autre part en 2020-2021, la plupart des salons de l'alternance ou des journées portes ouvertes de CFA ont pu se tenir, le plus souvent à distance.

Des salons de l'alternance virtuels pratiques pour postuler

Ainsi, le salon de l'alternance organisé en ligne du 9 au 23 avril par la chambre de commerce Seine Estuaire avec Pôle Emploi a eu plus de 3000 visiteurs et permis 200 entretiens.

Les étudiants semblent apprécier ces formats virtuels qui permettent d'accéder plus vite qu'en présentiel aux recruteurs.

Alexandre cherchait par exemple un contrat pour faire une formation de technicien de maintenance industrielle à l'UIMM de Rouen. Il a pu passer deux entretiens en visio et est déjà dans l'attente d'une réponse.

"Le salon en ligne est très pratique, fluide et très bien organisé, raconte-t-il. J'ai tout fait de chez moi en quelques clics, j'ai pu cibler très facilement les entreprises qui m'intéressaient, et avoir une réponse rapidement. C'est vraiment un plus, ça permet de se situer et de réagir plus vite qu'en présentiel".



Rédigé par le Lundi 3 Mai 2021 modifié le Dimanche 4 Juillet 2021

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