Coronavirus : comment les jeunes peuvent se rendre utiles



Aide aux devoirs, courses pour des voisins fragiles, premiers secours... Les jeunes et les étudiants confinés sont invités à la solidarité et ils peuvent passer à l'action de diverses façons.





Jeunes volontaires en service civique avec Unis-Cité © Unis-Cité
Jeunes volontaires en service civique avec Unis-Cité © Unis-Cité
Dans le tunnel du confinement imposé encore en France jusqu'au 11 mai, certains jeunes cherchent à tromper l'ennui mais aussi, à se rendre utiles. Car si la plupart des activités sociales sont en sommeil, la solidarité, elle, s'organise.

Dès le 23 mars, le gouvernement français a ainsi a lancé l’initiative #JeVeuxAider pour venir en aide aux personnes âgées ou handicapées isolées, mais aussi aux personnes démunies qui comptaient sur l'aide alimentaire pour vivre et en ont souvent été privées à cause du confinement.

Cet appel à la solidarité concerne au premier chef les jeunes qui sont en meilleure santé et moins menacés par le virus que leurs ainés. Beaucoup de bénévoles des associations d'aide aux plus démunis sont en effet des personnes de plus de 70 ans qui doivent respecter le confinement de façon stricte. Les jeunes sont donc appelés à les remplacer.

#JeveuxAider : comment ça marche ?

L'initiative du gouvernement est relayée par le site internet jeveuxaider.gouv.fr qui centralise toutes les demandes des associations qui ont besoin de bénévoles. Pour y répondre, il suffit de cliquer sur le bouton "Je veux aider" et de s'inscrire. Vous entrez ainsi dans "la réserve civique".

Vous pouvez aussi visiter la rubrique "Trouver une mission". Les actions proposées se répartissent en 4 domaines :
- L'aide alimentaire ou l'aide sociale d'urgence : il s'agit par exemple de distribuer des repas à des personnes démunies ;
- La garde d'enfants de personnels soignants ;
- Le lien avec des personnes isolées ou handicapées : ce peut être des visites mais aussi de simples coups de téléphone pour prendre des nouvelles ;
- Des courses à faire pour des voisins fragiles : vous recevez alors le kit de l'association "Voisins solidaires".

Le secrétaire d'Etat à la jeunesse Gabriel Attal présente l'initiative

Les actions proposées sont donc très simples et n'exigent pas d'autres compétences que de vouloir rendre service. Il faut d'autre part respecter scrupuleusement les gestes barrière et les consignes sanitaires données par les associations.


Le service civique à distance

Et les jeunes déjà engagés dans un service civique ? Beaucoup continuent leur service, mais à distance, comme par exemple ceux qui servent à travers l'association Unis-cité.

Ainsi, Florianne, 25 ans, continue à soutenir les personnes âgées d'un EHPAD :


Apprendre les gestes qui sauvent avec Lifeaz et les Pompiers de Paris

Vous voudriez plutôt aider les soignants ? C'est a priori réservé aux étudiants des filières santé qui ont souvent été sollicités pour venir soulager les services d'urgence.

Toutefois, vous pouvez lutter contre la propagation du coronavirus en faisant mieux connaître les  "gestes barrière". Chaque personne touchée par le virus risque en effet de contaminer à son tour 2 à 4 personnes ; donc limiter ce chiffre est stratégique à l'heure où les services hospitaliers sont saturés.

Pour cela, la startup Lifeaz et les Pompiers de Paris ont développé ensemble sauverdesvies.lifeaz.co, une plateforme gratuite qui sensibilise aux gestes barrières mais aussi à tous les premiers secours en cas d'AVC, arrêt cardiaque, accidents domestiques, malaise, étouffement, hémorragie ...

Chaque jour, une petite formation est donnée à travers des scénarios concrets et des quiz. Un live Facebook résume ce qu'il faut retenir. Et si cela vous intéresse, vous pourrez continuer sur la plateforme (et application) plus globale Everyday Heroes (www.everydayheroes.fr) : cette appli géolocalise les "sauveteurs" et les prévient quand une personne a besoin d'un secours d'urgence à proximité. Un passant ordinaire peut ainsi réellement sauver des vies.

Aider les agriculteurs à récolter leur production

Autre idée : chausser vos bottes et prendre la direction des champs... Quel rapport avec le coronavirus ? C'est qu'avec la fermeture des frontières, la plupart des agriculteurs français ont perdu les ouvriers qui venaient souvent de l'étranger pour récolter les fraises, les asperges et autres primeurs.

Pour que tout cela ne pourrisse pas sur pied en créant des pénuries alimentaires, le collectif WiziFarm a créé la plateforme desBrasPourTonAssiette qui permet aux exploitants agricoles de publier leurs offres de job et aux candidats de postuler. Il suffit d'indiquer ses compétences, ses disponibilités et d'être bien sûr en bonne santé... vous êtes contacté ensuite si un agriculteur de votre secteur cherche des bras...

Avantage : ces jobs agricoles sont rémunérés (en général au Smic), ce qui permet d'arrondir ses fins de mois tout en rendant service.

Aider les lycéens et les écoliers confinés à faire leurs devoirs

Les étudiants de l'enseignement supérieur ont aussi été invités par diverses associations à soutenir scolairement les élèves plus jeunes en difficulté. Avec le confinement, beaucoup d'élèves ont en effet tendance à décrocher.

Même si les cours en primaire et secondaire doivent reprendre le 11 mai, il est encore temps de les aider.  Comment ? Par exemple en rejoignant l'opération #RéussiteVirale lancée par l'association Article 1 et la FAGE, syndicat étudiant.

Votre établissement a peut-être aussi lancé une opération d'entraide comme par exemple les trois écoles du groupe Léonard de Vinci (l'IIM, l'ESILV et l'EMLV). Pendant la crise du coronavirus, les étudiants de l'association de tutorat "Leolearning" ont décidé d'offrir gratuitement du soutien à tout collégien ou lycéen via la page Facebook de Léolearning

Fabriquer du matériel sanitaire utile

Clément Jacquelin
Clément Jacquelin
Enfin, dans certaines écoles disposant d'ateliers, des étudiants ont eu la bonne idée d'utiliser leur matériel pour fabriquer des masques ou des protections diverses.

Ainsi, un diplômé de l'école d'ingénieurs Grenoble INP qui a fondé une startup d'impression 3D a décidé de mettre ses équipements au service de la fabrication de masques à mi-chemin entre les masques chirurgicaux et les FFP2.

Sa startup, Athlétics 3D, est normalement spécialisée dans la conception de crosses de biathlon. "Mais l'idée m'est venue en voyant les italiens confectionner des masques par impression 3D de reconvertir nos 10 machines : plutôt que de les laisser dormir pendant le confinement, j'ai voulu faire quelque chose d'utile et contribuer à sauver des vies" explique Clément Jacquelin, fondateur de la startup.

Une cagnotte en ligne lui a permis d'acheter la matière première indispensable : un plastique chargé en nanoparticules de cuivre aux propriétés antivirales et antibactériennes. Et déjà quatre hôpitaux (un à Grenoble, un à Strasbourg et deux en Ile-de-France) se sont portés volontaires pour tester les prototypes !



le Mardi 14 Avril 2020 modifié le Mardi 14 Avril 2020

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