Cinq nouveaux projets de campus sélectionnés comme ''Initiatives d'excellence''


Après Bordeaux, Strasbourg et "Paris Sciences et Lettres" déjà sélectionnés, le jury a choisi Aix-Marseille, Toulouse, Sorbonne Université, Sorbonne Paris-Cité et Saclay pour devenir des "Initiatives d'excellence" (Idex). Ces campus français vont recevoir la manne du grand emprunt pour atteindre le rang mondial et gagner des places dans les fameux classements internationaux.





Cinq nouveaux projets de campus sélectionnés comme ''Initiatives d'excellence''
Roulements de tambour, le 3 février 2012 à Bordeaux pour le monde universitaire. Le Premier ministre François Fillon a en effet annoncé ce jour-là les résultats de la deuxième vague des  projets sélectionnés comme "initiatives d'excellence" (Idex) : ils vont bénéficier des investissements d'avenir de l'Etat dans le cadre du grand emprunt. A la clé, 7,7 milliards d'euros vont aller à ces super campus universitaires appelés à redorer le blason de l'enseignement supérieur et de la recherche français.

Les cinq projets retenus sont : Aix-Marseille, Toulouse, "Sorbonne Université" (Paris-2, 4 et 6), "Sorbonne Paris-Cité" (Paris-3, 5, 7, 13 et Sciences Po Paris notamment) ainsi que le campus de Saclay.

Avec Bordeaux, Strasbourg et "Paris Sciences et Lettres" (PSL, qui regroupe Normale Sup, le Collège de France et Paris-Dauphine notamment), déjà lauréats, ils vont former des "pôles pluridisciplinaires d'excellence de rang mondial", susceptibles "d'attirer les meilleurs étudiants, les professeurs et chercheurs les plus reconnus", a expliqué le chef du gouvernement qui a rappelé quels avaient été les critères du jury international : l'excellence en matière de recherche, l'excellence de la formation et de l'innovation, l'intensité des partenariats avec l'environnement socio-économique et au niveau international, et la capacité de la gouvernance à mettre en oeuvre le projet.

Le pôle Sorbonne Paris Cité

L'idée était d'inviter des universités et des établissements renommés (grandes écoles) à se regrouper de façon à permettre au campus d'atteindre une taille suffisante pour rivaliser avec celle des grands campus anglo-saxons ou asiatiques. Traditionnellement en effet, le système français, pourtant doté d'excellents établissements, souffrait de leur petite taille et de leur émiettement. Or les classements internationaux se faisant sur le nombre de chercheurs, de publications ou de prix Nobel sont  favorables aux grandes structures.

Les futurs campus français lauréats l'ont bien compris comme par exemple le pôle "Sorbonne Paris Cité", lauréat de la deuxième vague, qui veut devenir d'ici quatre ans une seule et même grande université de 120 000 étudiants. "Nous serons l'USPC (Université Sorbonne Paris Cité) au moins en 2016", a déclaré son président, Jean-François Girard.

Ce pôle, bâti autour de la santé mais aussi des sciences de l'ingénieur ou des humanités, comportera quatre universités (Paris-3 Sorbonne Nouvelle, Paris-5 Descartes, Paris-7 Diderot et Paris-13 Villetaneuse en Seine-Saint-Denis) et quatre écoles (Sciences Po Paris, Langues O, l'Ecole des hautes études en santé publique et l'Institut de physique du globe de Paris),

Richard Descoings, directeur de Sciences Po et chef du projet, explique que l'objectif est "non seulement de promouvoir la recherche au niveau mondial mais aussi de jouer un rôle social, pour limiter le chômage des jeunes" Concrètement, l'USPC va porter une attention aux premiers cycles universitaires, marqués par un fort échec, en créant des liens forts avec les lycées et, à partir de la rentrée 2014, des licences communes et  "une année de propédeutique". Il s'agira de permettre aux étudiants en première année de licence de découvrir plusieurs matières et d'être aidés, avant de se spécialiser en deuxième année. "Nous allons insister sur l'innovation pédagogique", a souligné Marie-Christine Lemardeley, présidente de Paris-3.

Les projets recalés

S'il y a des gagnants, l'appel à projets fait aussi des perdants. Ainsi le jury international a recalé quatre projets : Grenoble, Lyon/Saint-Etienne, "Lorraine" et le pôle parisien "Hesam" (constitué notamment du Cnam, de l'EHESS et de l'ESCP Europe).

L'échec de Lyon, alors que Rhône-Alpes constitue le deuxième potentiel de recherche du pays derrière l'Ile-de-France, et du pôle Hesam, qui proposait un solide projet en sciences humaines et sociales (SHS), sont les grandes surprises.

Le Premier ministre a d'ailleurs annoncé que le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez et René Ricol, chargé du grand emprunt, allaient recevoir leurs dirigeants pour "voir comment les accompagner", car ces projets "méritent d'être financés". Il est probable que les rapprochements envisagés par ces projets se poursuivent tout de même, mais à un rythme moins rapide que s'ils avaient obtenu les financements de l'Etat.

Ceci ne manquera pas de relancer le débat sur le risque de créer "un système à deux vitesses", avec d'un côté des établissements d'excellence et de l'autre des universités appauvries. "Les Idex ne doivent pas être des îlots de prospérité dans un désert, elles doivent irriguer toute la communauté universitaire", a d'ailleurs prévenu Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université (CPU).

Les projets parisiens et d'Ile-de-France grands gagnants

On remarque par contre sur les 5 projets retenus dans cette deuxième vague le succès des projets parisiens et franciliens.

Le futur "campus de Saclay", recalé une première fois par le jury,  a présenté cette fois une gouvernance plus resserrée qui a convaincu. Il est constitué d'écoles prestigieuses (comme Centrale, HEC, Polytechnique) et du premier établissement français au classement de Shanghai 2011 (l'université Paris-Sud Orsay, à la 40e place). Il est donc le plus à même d'entrer à l'avenir dans le top 10 ou 15 de Shanghai.

La progression de campus français dans les classements internationaux est en effet l'un des buts de ces regroupements.

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Rédigé par le Lundi 6 Février 2012

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