Plan "Etudiants entrepreneurs" : les junior entreprises ont doublé à l'université



Point d'étape, le 1er octobre 2010, pour le plan "Etudiants entrepreneurs" lancé en 2009. Le gouvernement a annoncé trois actions pour stimuler l'esprit d'entreprise chez les jeunes : un référent dans chaque établissement, la mise en place de vingt pôles de l'entrepreneuriat étudiant et le doublement des Junior-Entreprises universitaires.





Plan "Etudiants entrepreneurs" : les junior entreprises ont doublé à l'université
Si de plus en plus de 18-30 ans créent leur entreprise, en particulier depuis le lancement du statut d'auto-entrepreneur, la démarche n'est pas si répandue chez les jeunes, en particulier les plus formés. La preuve ? On compte seulement 8% de jeunes diplômés parmi les créateurs d'entreprise.

D'où le plan "Etudiants entrepreneurs" lancé en 2009 par le gouvernement. Le 1er octobre 2010, soit un an après, Valérie Pécresse et son collègue Hervé Novelli, ministre du commerce, de l'Industrie, des PME et de l'Artisanat, et "père" de l'auto-entrepreneuriat, ont donc annoncé qu'ils allaient passer à la vitesse supérieure avec trois actions prioritaires.

Un monsieur "Entrepreneuriat" dans chaque établissement

Tous les établissements d’enseignement supérieur vont avoir un "référent entrepreneuriat" au service des étudiants. Dès 2010-2011, près de 300 établissements, dont 71 universités en ont un.

Ce "monsieur ou madame entrepreneuriat" sera chargé de renseigner les étudiants qui voudraient créer une entreprise sur l’offre de formation et d’accompagnement. Il pourra aussi développer des partenariats avec des réseaux associatifs ou des entreprises, monter des événements, des concours,  des rencontres. Il pourra aussi travailler avec l'établissement pour qu'il intègre à ses programmes des cours ou des formations sur la création d'entreprise.

20 pôles de l'entrepreneuriat étudiant

La ministre a présenté la liste des 20 pôles de l’entrepreneuriat étudiant (voir document pdf en bas de l'article) retenus sur 44 candidatures à l’issue de l’appel à projets lancé en novembre 2009. Ils rassemblent  227 établissements et près de 350 partenaires. Dans chaque pôle, on trouve  des universités, des grandes écoles, des réseaux associatifs et des entreprises de chaque région. Ces 20 pôles (répartis sur toute la France) lanceront des opérations de sensibilisation, de formation et d’accompagnement des étudiants qui voudraient entreprendre.

Exemples ? Certains lanceront des "maisons de l'entrepreneuriat", ou des réseaux de parrains-entrepreneurs, ou encore des jeux de simulation de "business plan". Coachs, "hot spots entrepreneuriaux", cas pratiques, salons de l'entrepreneuriat, modules de formation à distance... Le vocabulaire de l'entreprise est de mise. Et certains pôles vont même lancer des initiatives assez innovantes, comme le PEE d'Auvergne qui prévoit de valider les "acquis de l'expérience" des jeunes étudiants créateurs d'entreprise, ce qui leur permettrait d'obtenir un diplôme. Ou d'offrir une formation à partir de la L3 qui donnerait la possibilité de poursuivre ses études dans la filière choisie et de développer son projet d’entreprise via un système d’alternance, en faisant porter le contrat de travail par un partenaire privé du pôle.

On le voit, les idées ne manquent pas et  la ministre a précisé que devant la qualité des projets, le financement national initialement prévu (2 millions d'euros) a été porté à trois millions avec un concours de la Caisse des Dépôts et Consignations à hauteur de 600 000 euros.

Encore plus de junior entreprises à l'université

Plan "Etudiants entrepreneurs" : les junior entreprises ont doublé à l'université
Reste à développer ce qui marche déjà, les "junior entreprises", ces associations étudiantes réalisant des missions pour le compte d’entreprises, en lien avec les compétences de ses étudiants.
Si les juniors entreprises fleurissent depuis longtemps en écoles de management ou d'ingénieurs, elles n'avaient jusque-là pas droit de cité dans les facs. Mais les choses changent ! En 2009, pour la première fois, la Conférence nationale des junior entreprises (CNJE) a intégré 11 Juniors issues du milieu universitaire. Fin 2010, grâce au soutien annoncé par Valérie Pécresse et Hervé Novelli en novembre 2009, elle en intègrera une quinzaine d'autres. Ainsi, Sorbonne Junior Conseil la Junior de la très sérieuse université Paris I propose de réaliser des études marketing, gestion, finance, et souhaite même étendre ses services à des sujets plus "littéraires" pour utiliser les talents de ses étudiants.

Indéniable terrain de première expérience professionnelle, les junior entreprises ont l'immense avantage de bénéficier d'un cadre juridique et d'un accompagnement qui existe déjà. D'où l'objectif du gouvernement de poursuivre leur développement, en particulier dans les universités.

De même le concours Innovons ensemble qui récompense des créations d'entreprise innovantes lancées par des équipes d'étudiants d'horizons différents va être poursuivi.

Lire aussi :
Créajeunes : un programme pour lancer son entreprise




Rédigé par le Mardi 5 Octobre 2010

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