Lycée : la réforme des séries STI et STL se précise



La réforme du lycée était connue pour les séries générales et la voie professionnelle, le gouvernement a dévoilé son projet pour les séries technologiques conduisant aux bacs STI et STL. Luc Chatel présente sa copie le 1er avril 2010 au Conseil supérieur de l'éducation.





Lycée : la réforme des séries STI et STL se précise
Si des enseignements avaient besoin d'un coup de neuf au lycée, ce sont bien ceux des séries Sciences et technologies industrielles (STI) et Sciences et technologies de laboratoire (STL). Leur programme, pas revu depuis plus de vingt ans, sentait un peu le renfermé et souffrait d'une image "industrielle" négative alors que l'univers technologique contemporain évolue à vitesse V !

Premier défaut de ces séries, un trop grand nombre de spécialités (pas moins de 17 en tout !) et qui vous enfermaient dans un secteur dès la première. Pas moyen par exemple de vous orienter vers le BTP après le bac si vous aviez fait un bac STI génie électronique (et non génie civil), ou d'aller vers l'informatique avec le bac STI génie mécanique (et non génie électronique). Or, il n'est pas toujours aisé de savoir en seconde si l'on préférera le génie électronique ou électrotechnique, sans compter que l'orientation est souvent faite en fonction de l'offre des établissements et non du goût des élèves.

Des spécialités plus larges, liées au monde technologique actuel

A cela, la réforme répond donc par une simplification des spécialités.
La série STI serait organisée en quatre spécialités :
  • Innovation technologique et éco-conception
  • système d’information et numérique
  • énergies et développement durable
  • architecture et construction.
La série STL comporterait deux spécialités :
  • biotechnologies
  • sciences physiques et chimiques appliquées en laboratoire.
L’actuelle spécialité "arts appliqués" de la série STI constituerait le cœur de la nouvelle série sciences et technologies du design et des arts appliquées (STD2A).

On le voit : les spécialités sont moins nombreuses et donc plus larges, pour éviter "d'enfermer" prématurément l'élève dans une hyper-spécialisation. On pourra d'ailleurs changer de spécialité en cours de première (comme dans les séries générales). D'autre part, elles sont un peu plus glamour que les intitulés anciens (génie électonique, génie des matériaux) et en prise avec les secteurs appelés à se développer en terme d'innovation et d'emplois.

Faciliter la poursuite d'études avec un meilleur niveau d'enseignement général

Enfin, la réforme veut élargir les débouchés de ces séries et faciliter les poursuites d'études. Pour cela, les enseignements généraux sont renforcés : l'enseignement d'une deuxième langue devient obligatoire (indispensable par exemple pour intégrer une école d'ingénieurs).
Le projet de réforme prévoit donc que les enseignements soient structurés en trois groupes :
  • un tronc commun d’enseignements généraux avec deux langues vivantes obligatoires, contre une seule aujourd’hui
  • des enseignements technologiques pour partie transversaux et pour partie spécifiques à chaque spécialité
  • un accompagnement personnalisé pour tous les élèves, comme dans l’ensemble des séries du nouveau lycée.
L'accompagnement de deux heures par semaine est comparable au soutien dont bénéficieront aussi les élèves des séries générales. L'objectif est ainsi d'aider à combler les lacunes, à cerner son projet d'avenir, il est aussi d'encourager les lycéens technologiques à envisager des études postbac ambitieuses.
Avec deux langues, un enseignement général plus solide, ils seront mieux armés pour envisager des poursuites d'études en IUT, écoles d'ingénieurs postbac, ou classes préparatoires aux grandes écoles (dans les voies TSI notamment). C'est en tout cas, l'un des objectif de cette réforme.


Lycée : la réforme des séries STI et STL se précise

Lycée : la réforme des séries STI et STL se précise

Une réforme pour quand ?

Le gouvernement prévoit une entrée en vigueur de la réforme en premières STI et premières STL à la rentrée 2011, et en terminale STI et terminale STL à la rentrée 2012. Il faut toutefois que la réforme soit entérinée par le Conseil supérieur de l'éducation, à qui elle sera présentée le 1er avril 2010.

Du côté enseignant, le projet du gouvernement a été plutôt bien accueilli. Les enseignants suivront des formations pour préparer les nouveaux programmes. Quant aux établissements, ils auront à évoluer doucement vers les nouvelles spécialités en fonction de celles qu'ils ont déjà : si les séries STI génie civil iront naturellement vers "Architecture et construction", certains (en fonction de leurs équipements) pourront aussi proposé "Innovation technologique et éco-construction". Les séries STI "génie électrotechnique" iront vers "Energie et développement durable", de même que les "génie énergétique".



Rédigé par le Mardi 16 Mars 2010 modifié le Dimanche 21 Mars 2010

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1.Posté par Pascal DALMEIDA le 18/03/2010 22:17
C'est une façon de voir cette réforme !!!
Les enseignants attendent une réforme depuis longtemps dans ces fillières mais de là à dire qu'ils accueillent favorablement cette réforme, il y a un gouffre !
Le but de cette réforme n'est pas de mieux accompagner les élèves ou de faciliter les poursuites d'études, c'est de diminuer les postes d'enseignants.
Ceux-ci considèrent que la diminution des savoirs n'est pas une avancée.

2.Posté par Roché le 18/03/2010 22:57
Autour de l'information sur la réforme qui se met en place, l'enrobage est de la pure propagande ! Mensonges et provocations : Le prof de STI que je suis est révolté!
"Ne pas pouvoir s'orienter vers le BTP après le bac si vous aviez fait un bac STI génie électronique (et non génie civil)" : cela prouve que quelque chose de concret à été appris en électronique...et le BTP n'est pas de l'électronique! Je sais que les ministres savent changer de ministère comme de chemise, mais il est des métiers où cela n'est pas possible, ni souhaitable!
"Du côté enseignant, le projet du gouvernement a été plutôt bien accueilli." : Nous ne sommes pas écouté, mais méprisés. Nous sommes abasourdis par tant de réformes rétrogrades! Certes, ce n'est pas encore la révolution, mais ne parlez pas d'accueil favorable!

3.Posté par pavillon le 20/03/2010 08:02
cette réforme est tout simplement une réforme budgétaire que l'on cache derrière un beau vocabulaire avec des mots à la mode
OUI nous attendions une réforme, nous professeur de sti mais pas comme ça
c'est tout simplement un scandale
combien de professeurs de sti vont rester sur le carreau ??

4.Posté par prof de méca le 20/03/2010 08:23
Non, les enseignants n'accueillent pas favorablement cette réforme , elle est inepte et seulement pilotée par une logique comptable de réduction des éffectifs. Nous n'attendons pas les " réformes" pour adapter nos enseignements aux besoins de formation de nos élèves pour "réussir leur vie" professionnelle.

5.Posté par Auteur de l'article le 20/03/2010 09:52
Une précision : la phrase "les enseignants ont plutôt bien accueilli cette réforme" fait référence aux communiqués et réactions officielles publiées par les syndicats enseignants qui ont approuvé l'objectif d'améliorer les possibilités de poursuite d'études de ces sections et en ce sens ont plutôt bien accueilli la réforme (ce que toutes les dépêches d'agence de presse ont répercuté). Ils ont aussi redit la nécessité de garder tous les postes d'enseignants.
Merci à toutes vos réactions qui sont bien sûr là pour nuancer, commenter, critiquer, analyser...

6.Posté par Chuck le 20/03/2010 18:39
Pour être content il faudrait déjà que l'on soit au courant... Donc bravo pour les commentaires journalistiques....
Je suis professeur de construction mécanique et particulièrement concerné par cette réforme. Ce sont certains syndicats qui trouvent qu'à la condition que les moyens suivent cette réforme est plutôt positive. je me demande comment un syndicat digne de ce nom peut parler à la place des professeurs concernés!!! Comment peuvent-ils être d'accord avec un projet aussi flou.... Avez-vous vu dans la grille STI où se trouve la matière que j'enseigne, avez-vous vu l'automatisme, la productique, l'électronique, quels sont les cours que l'on dédoublera (sûrement pas car c'est le proviseur qui décidera...) Je ne sais pas combien il y aura d'heures affectées à ma matière si ce n'est que forcément il y en aura moins... Et je devrais être content? La question que je me pose c'est comment des profs peuvent rester dans ces syndicats....Et comment des journalistes ne font pas tout simplement leur métiers en allant à la source....A moins d'être un peu trop politisés mais alors est-ce toujours du journalisme d'information?

7.Posté par profarenover le 21/03/2010 11:02
Ce n'est pas la même chose d'écrire "nous sommes pour une réforme" et nous sommes pour cette réforme"! Pour ma part, je ne connais aucun enseignant qui approuve cette réforme en l'état!

8.Posté par christian34 le 21/03/2010 22:58
NON, les profs de STI n'acceuillent pas favorablement cette réforme!!
C'est vrai que les gouvernements successifs nous roulent dans la farine depuis 5 ou 6 ans en annonçant une réforme... heureusement que nous n'avons pas attendu ces réformes pour mettre à jour nos contenus.
La réforme proposée par CHATEL-SARKOZY est dictée par une seule règle: le non remplacement d'un prof sur 2 partant en retraite sans aucune préoccupation des enseignants en place et des méthodes pédagogiques (donc nos élèves).
On demande à nos inspecteurs de nous convaincre qu'il sera plus motivant pour nos élèves de seconde de passer de 3h en 1/2 classe actuellement (option ISI) à 1h30 en classe entière de 34 élèves(option SI), et tout celà dans le but de revaloriser la voie technologique: MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON?
Alors pourquoi si peu de réactions de la part des enseignants des lycées technologiques?: sans doute parce que le gouvernement a su très bien communiquer sur cette réforme en LEURRANT les parents et les élèves et que nous avons peu de moyens de nous faire entendre.
En tout cas votre forum ne montre pas de collègues satisfaits......

9.Posté par Albator le 22/03/2010 00:16
Je suis également prof de STi en construction mécanique et je n'approuve pas cette réforme retrograde qui n'a pour but que de diminuer le nombre d'heure en technique et faire des économies.
Nous ne sommes jamais consulté pour cette reforme.
Celle-ci est présenté en belle parole mais dans les actes, celle-ci est désastreuse.
On nous parle de revaloriser l'enseignement technique alors que les heures diminuent encore.
Comme toujours, on nous parle d'accompagnement personnalisé mais en aucun cas il est précisé que celui-ci se réalisera en classe de 35 élèves. Je ne vois pas ou est le côté personnalisé la dedans.
Pour ma part, je ne connais également aucun enseignant qui approuve cette réforme en l'état et je pense que cet article aurait besoin d'être revu en prenant les informations à la source.

10.Posté par lagarde le 23/03/2010 19:30
cela fait 10 ans, voire plus, qu'on nous indique que l'on va réforme la filière technologique indistrielle !! or, on a laissé des années cette filière pourtant porteuse d'emplois et de qualification se dégrader avec peu de dynamique impulsée de notre 'chère hiérarchie !!', avec des programmes datant de 93..NOUS PROFS DE STI attendions fermement une réforme pour re-valoriser notre filière !! nous nous voulons pas une réforme reposant surtout sur une réduction d'horaire guidée par la RGPP...c'est une réforme des voies techno à la sauce RGPP..non que je sois contre les économies mais je pense qu'il y a des domaine où l'on ne doit pas être uniquement guidé par l'objectif de réduction des heures et donc des POSTES de profs !!! c'est une erreur de réduire ces formations !! dans 10 ans..on s'en mordra les doigts quand on aura peu de techniciens qualifiés !!!! on ne pourra pas que fonctionner sur une société de service comme le souhaite ce gouvernement !!!


11.Posté par docteurlove le 24/03/2010 21:11
Pour ma part, élève de STL en région PACA, à Avignon, Nous sommes 52 élèves au Lycée Louis Pasteur

Notre opinion :
Dès le bac, nous pouvons obtenir un emploi en laboratoire, ce qui demande un enseignement spécifique vis à vis des quelques autres sections (s, es, l,...) .
Certes le programme n'a pas été revu depuis 20 ans, mais est-ce une raison pour le modifier ? Avez vous des doutes sur la qualification des élèves ?
Ces élèves sortant avec un bac STL, sont de futurs techniciens de laboratoires, il est donc indispensable de suivre un enseignement rigoureux, et non de remplacer des heures de labos par des heures de Lv2 par exemple !
Bientot, tous les élèves suivront des études identiques quelque soit les sections. Où est la spécialisation ??
Ces professeurs méritant et capables, vont être rejettés de l'éduction , alors qu'ils donnent sans compter de leur savoir !

Supression de postes = chomeurs = plus d'élève dans une classe = moins de parcours personnalisé = échec ! .......= chomeurs (jeunes)

12.Posté par brol66 le 24/03/2010 21:31
J'attends toujours de voir le collègue de STI qui accueille favorablement cette réforme ?? (ou alors il est journaliste et a écrit cette page)
Notre corps d'inspection est bien silencieux... hormis une proposition de séminaire où l'on nous demandait de prévoir des activités de 2° SI et CIT pour des classes entières. Pas de volontaire dans notre établissement

13.Posté par Profencolère le 02/07/2010 09:32
Je suis professeur d'électronique et écoeuré par ce qui se trame. En effet, les inspecteurs commencent à nous présenter cette "belle réforme".
En ce qui concerne l'électronique, les élèves ne réaliseront plus de projet. C'était une partie du programme qui motivait les élèves car c'était du concret. Et bien, c'est fini, les élèves ne toucheront plus au fer à souder (trop dangereux). Tout cela sera remplacé par de la simulation sur ordinateur. Très bien, sauf que dans les entreprises, on n'a aucunement besoin ce ce "machin". Pour la plupart, nos futurs diplômés réaliseront leur première carte électronique lors de leur premier emploi qu'ils ne garderont pas longtemps. Pour avoir travaillé dans l'industrie avant d'être à l'éducation nationale, je peux vous garantir que les patrons n'ont pas le temps d'expliquer aux jeunes ces techniques de base.
Autre sujet qui me met encore plus en colère; les enseignements transversaux seront assurés par le même professeur. C'est à dire qu'un enseignant d'électronique devra assurer les cours de mécanique, de physique appliquée, d'électricité. Nous allons recevoir une formation pour pouvoir enseigner toutes les disciplines de STI. Quand on pense qu'en moyenne, un professeur a un bac+3 pour enseigner avec rigueur une seule discipline et qu'il lui faut plusieurs années pour être compétent, cela va se traduire par du saupoudrage de connaissances mais en aucun cas par des compétences reconnues pour nos élèves.

14.Posté par phil le 26/07/2010 15:32
une réforme ceci ? et l'enseignement de la physique appliquée ? il n'en reste rien, en lieu et place de la " bonne" physique chimie ( et oui depuis le 19 ieme siècle , cette bonne vieille matière !!) , enseigner la physique appliquée est devenue obsolète ( et pourquoi d'ailleurs ???? aucunes explications données par nos chers inspecteurs )
quant aux nouvelles méthodes pédagogiques ( comme au collège : investigation diagnostic remediation bla bla bla et bla )
adieu physique appliquée , on nous promet une formation complémentaire en chimie : 4 jours et zou TP chimie avec éventuellement des S
merci qui ?

15.Posté par Decaix Jp le 11/08/2010 23:54
Enseignant en BTS électrotechnique, j'appréhende l'arrivée des nouveaux étudiants qui auront subies cette réforme.
Avec la réforme récente des BTS, nous avons une année de formation réellement disponible, l'autre étant consacrée à l'organisation de chantier, les stages et le projet.
Une seule année pour mettre à niveau les étudiants et aborder la totalité du programme.,c'est déjà un Challange;avec la réforme des STI , nous ne pourrons nous appuyer sur aucun acquis , c'est une mission impossible....
On est en droit de se demander si des inspecteurs de spécialités ont participés à l'écriture de ces programmes ..
Bon courage aux collègues de STI pour mettre en oeuvre cette nouvelle réforme qui n'a pour but à mes yeux que de faire disparaitre l'enseignement technique.

16.Posté par alex du 31 le 20/08/2010 13:45
J'enseigne la physique appliquée depuis 17ans , titulaire d'un bac f3 et d'un dea en electronique . je suis scandalisé par ce nouveau programme dénué de tout elect.. l'enseignement de l'elec débute pourtant en 5 ieme puis 4 et 3ieme; pourquoi supprimer cet enseignement en lycée ? pas de réponses de nos inspecteurs ,quelle aide pour les physiciens appliquées ? mutualisez et internet ??? il est proposé une formation de chimie de 4 à 8 jours ...
nul besoin de diplômes pour la chimie : physique appliquée + 4 jours de chimie = physique-chimie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

17.Posté par André le 28/08/2010 16:10
André, professeur de Physique Appliquée du 33.

Ce que peu disent ici c’est qu’enseigner c’est savoir communiquer une passion, hors en demandant aux professeurs d’enseigner toute autre chose que ce pourquoi ils ont choisi leur métier, il est certain que la dégradation du système éducatif va s’accélérer. Pour ma part, avec la disparition de ma spécialité je ne pense pas qu’à l’avenir je ne serais pas très enthousiaste dans mon travail….

La physique appliquée enseigne les bases scientifiques spécifiques aux filières techniques en liant approche théorique et expérimentale. La disparition de cette matière est totalement contradictoire avec les arguments mis en avant dans le Journal Officiel , en particulier quand il y est dit que cette réforme permettrait aux élèves de poursuivre plus facilement leurs études dans le supérieur. Au lieu de 8 heures de physique appliquée, les élèves n’auront plus que 4 heures de physique chimie, et le nouveau programme c’est du tout et n’importe quoi, c’est tout juste de la leçon de choses !

Avec la réforme de la voie technologique, l’horaire hebdomadaire des élèves serait limité à 32h dans lesquels il ne resterait plus que 12h d’enseignement technologique. Avec la fin des dédoublements obligatoires, cela se traduirait par une réduction de 25 % des moyens horaires consacrés aux enseignements technologiques.

Derrière des arguments pédagogiques, le ministère tente de dissimuler sa volonté de flexibiliser l’emploi des enseignants afin d’en réduire le nombre ? On nous parle de fluidité des parcours, de nouveaux enseignements transversaux et de la mise en place des 2 heures d’accompagnement personnalisé. Il s’agit là de la remise en cause de notre statut, et de la destruction des enseignements disciplinaires, c'est-à-dire de tout un ensemble de repères dont la jeunesse à besoin.

Il y aurait pour chaque établissement, un volant d’heures globalisées pour les travaux pratiques, les travaux dirigés, les groupes restreints, qui serait reparti par les conseils pédagogiques. Il s’agit donc de confier aux collègues la gestion de la pénurie en moyens éducatifs occasionnée par cette réforme.

Les enseignants des spécialités STI ainsi que ceux de physique appliquée ont été recrutés pour enseigner une matière précise, cela fait partie de leur statut.Avec cette nouvelle réforme, de nombreuses matières devraient disparaitre et avec le bouleversement des horaires, de très nombreux collègues devraient changer de discipline et d’établissement. Cela suffirait-il pour employer les collègues en surnombre ?

Ne peut-on craindre que la reconversion obligatoire devienne la règle sans que les collègues n’aient leur mot à dire ? Qu’adviendra-t-il des mutations et des déroulements de carrière ?

Cette réforme concerne 18 000 enseignants, il en aurait donc plus de 4000 en trop !

Les nouvelles dispositions relatives à la mobilité dans la fonction publique ne s’appliqueraient-elles pas aux enseignants ?


Tout fonctionnaire ayant refusé 3 fois sa réaffectation, y compris dans une autre fonction serait licencié sans indemnité ! (les fonctionnaires n’ont pas droit au chômage ….)

Alors que penser du syndicat majoritaire qui dit non à cette réforme parce que le seul problème c’est l’absence de moyens et l’absence d’un plan la hauteur pour la formation des collègues, tout en se taisant sur le fait que tous leurs droits liquidés ?

Compte tenu du rejet de cette réforme largement exprimé par les organisations syndicales des personnels et des lycéens, par les professionnels lors du vote négatif au Comité Interprofessionnel Consultatif, par les principales organisations de parents d’élèves, le gouvernement doit abandonner cette réforme, et toutes les organisations syndicales qui prétendent défendre les enseignants (et par voie de conséquence l’école) doivent l’y contraindre !

18.Posté par Morgane le 09/09/2010 20:25
je suis éléve en terminal sti génie mécanique à Strasbourg.
Je trouve que cette reforme est honteuse ! pourquoi supprimé les STI,donc de futur ingénieurs?(a mes yeux ils le supprime totalement : Ce n'est pas avec le tronc commun mis en place que les lycéens vont avoir un bon niveau ,c'est juste de la connerie ; ils ne seront pas spécialisé comme nous,alors que c'est la base de la sti,sinon autant faire une section général...).La seule chose qu'ils auraient du faire,c'est redonné un coup de jeune a ce BAC...Personnellement je m'inquiéte beaucoup pour l'avenir (même si je passe tout juste avant la mise en place de cette reforme),tout va de travers,je me demande ou tout sa va nous mener...

19.Posté par geel06 le 24/09/2010 16:59
Agrégé en physique appliquée je me sens incompétent en chimie et j'appréhende cette réforme.
Puisque la physique appliquée est supprimée ne serait-il pas envisageable de faire corriger les épreuves ecrites et orales du bac sti par des profs de physique chimie?

20.Posté par Marco le 29/09/2010 10:57
Le seul objectif de cette réforme n'a absolument rien de pédagogique, ni la poursuite d'étude des STI.
Notre gouvernement veut faire des économies, il le sur le dos de l'éducation de nos enfants,(pas les leurs bien sur, STI connaissent pas).

21.Posté par la petite le 30/09/2010 19:16
Professeur en électrotechnique depuis 15 ans, je suis triste de voir que le seul but de cette réforme est de supprimer des postes d'enseignants.
Au delà de notre situation professionnelle qui s'annonce incertaine, je pense à nos élèves :
en effet les contenus des programmes des enseignements de spécialités sont totalement dépourvus de "coeur de métiers", IL N'Y A PLUS DE FONDAMENTAUX : en EE il n'est plus question de lecture de schéma, de distribution électrique, d'automatisme, de moteur asynchrone (90% de l'utilisation industrielle voir plus), on tombe dans l'anecdotique, on saupoudre : les industriels ont-ils été consulté pour la rédaction de ces textes ?
Nous le savons les élèves de STI ont besoin de manipuler, il ne peuvent pas faire de l'abstaction, mais quand on parle de "progiciel" pour les TP il est certain que l'on peut s'affranchir de dedoubler les effectifs !!!
La réforme des STI était nécessaire mais pas celle là : le prix a payer est énorme aussi bien pour les prof que pour les futurs élèves.... Quel gâchis !

22.Posté par Baptuste le 16/10/2010 09:20
Prof d'électronique (50 ans) je suis ravi de cette réforme qui va peut-être endigué une fuite continuelle des élèves, je rappellerai qu'il reste encore des TZR sans postes fixes bien que le CAPET soit fermé depuis près de 6 ans.
Combien de prof de STI ont envoyé leurs enfants en STI.
Quelle correspondance entre l'étude d'un 555 ou de simplification des tableaux de Karnaugh et l'appareil électronique de tous les jours que le plus petit des fers à souder envoi directement à la poubelle. Le fer à souder c'est super pour la connectique qui devra être conserver dans la nouvelle réforme car bien entendu la manipulation par les élèves est nécessaire mais par l'assemblage et la programmation de cartes professionnelles, par le détournement de certains systèmes (roomba).
Anecdotique peut-être mais révélateur, le commentaire d'un élève de GMA ' je viens de passer un bac "jauge et outillage" '.
Aller courage encore 15 ans à faire et une réforme que l'on doit s'approprier pour attirer les élèves de 21éme siècle, sinon la disparition de la filière technologie. Le mode de compréhension et d'appréhension de 70% d'une tranche d'âge ne passe pas par les maths, elle passe par les les lettres l'économie les humanités et la technologie et le travail manuel et d'autres formes bien entendu, la technologie a sa place et nous avons largement notre mot à dire.

23.Posté par tomtom le 18/10/2010 22:44
Combien de postes de professeur du technique vont disparaitres ?
Dans mon lycée pour 5 postes il va en rester 3 après la réforme des secondes / 1er / Term.
Plus de travaux pratiques sur machine ou gros système industriel, que du virtuel .... moi je plains les prof des post-bac .... c'est peut-être la mort des BTS ?

24.Posté par Maman de pas STI le 25/10/2010 18:44
Et que dire des "utlisateurs" ! Mon fils entre en seconde cette année, la réforme, on n'avait pas saisie qu'elle allait modifier de telle sorte le programme de 1ere et de Terminale .
Lui qui voulait du concret...et bien non, les ateliers acquis grace aux participations patronales, sont remisés, quel gaspillage !
le savoir technique que les filières STI proposait, disparu ! Si nos enfants voulaient du genéral, ils allaient en S ou ES ou L. quand on choisit une filière SXX c'est parceque le "jeune" sait déjà ce qui l'attire et vers quoi il veut aller. Il y a tant d'indécis que l'on pouvait bien laisser aux résolus le chemin de la connaisance qu'ils souhaitaient suivre.
Alors maintenant, question pratique : Quel est l'option à prendre pour un IUT Genie Méca ? eux aussi vont -ils surfer sur la vague du développment durable ? Comment vont se rencontrer ces fillières , hier soeurs et demain ???
Notre président pleure les industries qui quittent notre pays et par ailleurs il supprime les voies qui y menent ! Les ingénieurs ne peuvent pas seulement sortir du monde informatique developpement et conception, le coté industriel et "main sdans le cambouis" est également nécéssaire.
Le peu de sites de production qui nous reste ne peuvent pas juste se contenter de chef de projets ou alors on aura des ouvriers manager par des responsable "virtuels" ?
Mon fils lui ne sait plus vers quoi aller.... Il souhaitait se tourner vers l'aéronautique... pas sur que les éoliennes le guide vers les nuages !

25.Posté par patrick le 18/11/2010 09:01
cette réforme a pour but unique de supprimer des postes. Mais elle a aussi un effet secondaire énorme. Elle supprime totalement l'enseignement du génie civil en prébac alors que c'était la seule spécialité qui attirait des éléves.

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