Cannabis au volant : bientôt un deuxième contrôle salivaire



Les contrôles anti-cannabis au volant vont être resserrés : à partir de décembre 2014, dix départements vont utiliser deux tests salivaires simples pour contrôler les conducteurs en infraction. L'expérimentation doit être généralisée six mois plus tard.





Cannabis au volant : bientôt un deuxième contrôle salivaire
Cette expérimentation fait partie des mesures du plan gouvernemental contre les conduits addictives 2013-2017 : à partir du mois de décembre, dix départements vont tester un nouveau système pour détecter beaucoup plus facilement chez les conducteurs en infraction la consommation de stupéfiants.

Actuellement, ce contrôle est long et plutôt coûteux. Il comporte :
  • d'abord un dépistage salivaire réalisé par les forces de l'ordre ;
  • en cas de dépistage positif, le conducteur va devant un médecin qui fait une prise de sang pour confirmer le résultat du test ; 
  • enfin, le prélèvement sanguin est envoyé en laboratoire pour être analysé.

Deux tests salivaires réalisés par les forces de l'ordre

La nouvelle technique de dépistage va supprimer le prélèvement sanguin et le remplacer par un deuxième test salivaire. Celui-ci sera effectué immédiatement après le premier par les forces de l'ordre.

Le résultat sera connu beaucoup plus rapidement... et les conducteurs contrôlés positifs plus vite sanctionnés.
Cette technique va être utilisée dès le 1er décembre 2014. dans dix départements : les Alpes-Maritimes (06), la Dordogne (24), la Gironde (33), l’Ille-et-Vilaine (35), la Loire-Atlantique (44), la Moselle (57), le Nord (59), la Haute-Savoie (74), les Yvelines (78) et Paris (75).

L'expérience va durer six mois :  l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et l'Institut national de police scientifique (INPS) seront chargés d’analyser les prélèvements fournis par les forces de l'ordre et d'établir la fiabilité du nouveau protocole. La méthode du deuxième test salivaire pourra alors être étendue à toute la France.

Accidents mortels : un conducteur sur 4 est sous l'emprise de drogue

Le but de cette nouvelle mesure est clair : il s'agit de systématiser ces contrôles pour dissuader les conducteurs de prendre la route s'ils sont sous l'emprise de drogue.

Le phénomène est loin d'être marginal : en 2013, 23,2 % des conducteurs impliqués dans un accident mortel de la route présentaient des résultats positifs aux stupéfiants. Et l'on connaît l'effet de la drogue sur les réflexes d'un conducteur : il est moins concentré (peut oublier de mettre sa ceinture, d'allumer ses phares), coordonne moins bien ses mouvements, voit moins bien... S'il a bu, le cocktail alcool et cannabis est fatal au volant !

D'autre part, le danger est tout aussi grand si l'on conduit une moto ou une mobylette : près d’un cyclomotoriste sur trois (34,4%), et un motocycliste sur cinq (18,2%) en infraction sont sous l'emprise de drogue !

Un retrait de 6 points de permis

En 2013, plus de 144 000 dépistages de stupéfiants ont été pratiqués dont 33% se sont révélés positifs (48 000). Avec l'arrivée des double tests salivaires, le nombre de dépistages devraient grimper en flèche.

Rappelons que la conduite sous l'influence de stupéfiants, quel qu'en soit le taux, est punie d'un retrait de 6 points du permis, et au maximum de 2 ans de prison et de 4500€ d'amende. Si le conducteur est également alcoolisé, les peines sont portées à 3 ans de prison et 9000€ d'amende.
 



Rédigé par la rédaction le Jeudi 23 Octobre 2014

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