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Elle se réoriente vers une école d'ingénieurs en génie industriel après un diplôme d'infirmière



Estelle est élève ingénieure à l'ECAM Rennes après avoir été infirmière. Hier dans la santé, aujourd'hui dans l'industrie, elle apprécie toujours autant le travail d'équipe avec en prime, une formation qui lui ouvre des perspectives à 360°.




Estelle sur son lieu de travail, dans l'usine où elle est apprentie ingénieure. © SETBT - Schneider Electric
Estelle sur son lieu de travail, dans l'usine où elle est apprentie ingénieure. © SETBT - Schneider Electric
Au départ, rien ne poussait Estelle vers le milieu industriel. Certes, elle avait choisi un bac S, mais avec l'option "Sciences de la vie et de la terre" (SVT), la biologie étant sa matière favorite.

"A l'époque, je voulais un métier qui soit à la fois relationnel et technique", raconte-t-elle, pour expliquer son premier choix d'orientation. Elle entre donc à l'Institut de formation des soins infirmiers (IFSI) de Rennes et trois ans plus tard, en 2015, décroche son diplôme d'Etat Infirmier.

Un parcours en ligne droite et pourtant, Estelle ne se sent pas épanouie. "Les conditions de travail, le manque de temps et de moyens me frustraient beaucoup. Et puis, à la sortie du diplôme, il y a du travail, mais pas d'embauche en CDI. Durant un an, je n'ai eu que des contrats courts".

Du monde du soin à l'électrotechnique, une réorientation atypique

La jeune femme songe alors à se réorienter et repense à ce stage réalisé durant ses études d'infirmière chez PSA Peugeot Citroën : "C'était mon premier contact avec le monde industriel et j'avais bien aimé"...

Pourquoi ne pas changer complètement de secteur et même de métier ? Elle mène des recherches tous azimuts sur les formations possibles tout en cernant de mieux en mieux ses propres sources de motivation : "J'aimais beaucoup la technique, les mécanismes scientifiques, mais aussi le travail d'équipe".

Finalement, elle opte pour un BTS en électrotechnique parce que ce domaine requiert de la précision et de la réflexion et qu'il ouvre nombre de possibilités dans l'industrie. 

Le choix de l'alternance lui fait pousser les portes d'un grand groupe d'énergie

"Pour moi, l'alternance était indispensable". © SETBT - Schneider Electric
"Pour moi, l'alternance était indispensable". © SETBT - Schneider Electric
La voilà donc à nouveau étudiante, mais au CFAI de Bruz, centre de formation par apprentissage de l'industrie piloté  par le pôle formation de l'UIMM Bretagne. "Pour moi, l'alternance était indispensable, témoigne Estelle, car il fallait que j'expérimente tout de suite".

Durant deux ans, elle est donc apprentie technicienne chez Schneider Electric, sur un site qui fabrique des tableaux électriques basse tension. "C'était très intéressant et très complet. La première année j'ai travaillé sur les câblages, et la deuxième à l'inspection qualité sur les essais électriques et tests de conformité. J'avais un bon maître d'apprentissage et j'ai énormément appris".

Bien accueillie dans l'entreprise, intéressée par le monde des énergies, elle se donne à fond et sent monter l'envie de poursuivre ses études pour devenir ingénieur. D'autant que le groupe Schneider Electric l'y encourage et accepte de la prendre à nouveau comme apprentie durant trois ans.

Apprentie ingénieure aux méthodes pour améliorer la production

Estelle postule alors dans deux écoles d'ingénieurs offrant une spécialisation de "génie industriel" et est admise à l'ECAM Louis de Broglie de Rennes dans une formation d'ingénieur en trois ans qui fait partie du réseau ITII (Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie).

La moitié de son temps, elle est apprentie dans l'usine de Schneider Electric à Chartres de Bretagne, près de Rennes. "Mon poste consiste à travailler sur les méthodes : il faut rationaliser les coûts, les délais, chercher à améliorer la production, l'organisation du travail, l'anticipation de la production des affaires clients... J'ai plus de choses à coordonner que comme technicienne, ce qui correspond bien à l'idée que je m'étais faite du métier d'ingénieur".

Et comme femme, n'est-ce pas trop difficile de se faire accepter ? "C'est vrai que nous ne sommes pas nombreuses, répond Estelle. Mais je suis déjà intégrée dans l'entreprise, les techniciens me connaissent et les équipes sont très contentes que ces professions se féminisent. Et puis les deux ans de BTS m'ont permis de bien connaître le produit et quand on s'investit à fond dans son travail, on est encore mieux acceptée".

Une formation très complète offrant des débouchés dans de nombreux secteurs

Côté théorique, Estelle apprécie tout particulièrement la formation qu'elle reçoit à l'ECAM Rennes : "L'enseignement est très complet et assez large, ce qui me plait bien. On a des cours sur les méthodes industrielles, les achats, l'innovation, la qualité, mais on creuse toujours aussi les matières scientifiques, et puis on fait du management, des langues, et on a une mission à l'international" (3 mois en première année, et une possibilité de semestre à l'étranger en dernière année de cycle ingénieur).

Estelle découvre aussi combien les perspectives de carrière offertes aux jeunes ingénieurs sont vastes et prometteuses, notamment dans l'industrie.
"L'industrie n'a pas une bonne image, et c'est injuste, car une formation en génie industriel peut permettre de travailler dans une multitude de secteurs comme l'agro-alimentaire, la cosmétique, l'aéronautique ou l'automobile. C'est porteur, en évolution constante et en lien avec les nouvelles technologies."

Un travail d'équipe largement aussi stimulant à l'usine qu'à l'hôpital

Passionnée par le secteur des énergies et l'électrotechnique, elle ne regrette pas sa réorientation. © SETBT - Schneider Electric
Passionnée par le secteur des énergies et l'électrotechnique, elle ne regrette pas sa réorientation. © SETBT - Schneider Electric
Et elle ? Dans quel domaine se verrait-elle travailler plus tard ? "Le secteur des énergies que j'ai découvert chez Schneider Electric me plaît bien, l'électrotechnique m'intéresse toujours et avoir BTS dans ce domaine est une plus-value pour moi"...

Cette réorientation atypique semble donc réussie. Mais tout de même. Les relations humaines sont-elles aussi gratifiantes dans ce job d'ingénieur en industrie qu'elles l'étaient au chevet des malades ?

"C'est différent, mais ce que j'aimais moi à l'hôpital, c'était le travail d'équipe. Et dans une usine, je retrouve un travail d'équipe très stimulant, car tout le monde travaille sur le même projet en se complétant. Au quotidien, je suis en lien avec les bureaux d'études, les techniciens de production, les chargés de maintenance, les ingénieurs... et j'aime beaucoup".

Les multiples avantages de l'apprentissage pour gagner sa vie et se trouver

Dernière question qui intéressera sans doute tous ceux qui envisagent une réorientation : n'est-ce pas pénible d'être encore étudiante lorsque la plupart de ses amis sont dans la vie active ?

"Non, répond Estelle, car grâce à l'alternance, il y a longtemps que je suis autonome et ne dépends plus de ma famille. Financièrement, je m'en sors plutôt bien et puis les alternants peuvent bénéficier de certaines aides, comme par exemple ici la prime de la région Bretagne."

On l'a compris, Estelle encourage autant les étudiants à s'engager dans l'industrie qu'à passer par l'apprentissage. De fait, c'est souvent sur le terrain que l'on peut à la fois découvrir un secteur professionnel et se découvrir soi-même.
Comme Estelle qui a quitté la blouse blanche d'infirmière pour coiffer le casque de l'usine.


Jeudi 4 Avril 2019


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