Réussir ma Vie ...
 
Retrouvez-nous sur
Facebook
Twitter
RSS



Ecoles de commerce : les bachelors confirment leur succès



C'est un cursus postbac en 3 ou 4 ans offrant des stages et des expériences internationales. La plupart des écoles de commerce françaises ont aujourd'hui leur "bachelor" à côté du cursus "grande école". Enquête sur un succès.




Ecoles de commerce : les bachelors confirment leur succès
Pourquoi choisir un bachelor en école de commerce plutôt qu'un DUT, une classe prépa, une grande école postbac ou une licence à l'université ? Depuis la première version de cet article, les réponses n'ont cessé de s'étoffer. En effet, de plus en plus d'étudiants font ce choix de cursus postbac professionnalisant proposé par la plupart des écoles de commerce françaises.

Certains, comme Eloi, ne se sentent pas assez mûrs ou assez motivés pour s'engager d'emblée dans un cursus en cinq ans. D'autres, comme Myriam, n'ont pas le coeur à bosser "comme une acharnée" en classe prépa durant deux ans et préfèrent plonger d'emblée dans le monde de l'entreprise... tout en profitant de la vie associative d'une école de commerce.

D'autres, enfin, ont envie de voir du pays et de faire des séjours à l'étranger, ce que l'université n'offre pas de façon systématique. 

Stages, international, réseau d'anciens : des atouts qui comptent

En proposant des formations opérationnelles en trois (parfois quatre) ans comportant des stages et des séjours à l'international, nos business schools ont su répondre à toutes ces attentes. Comme les autres formations courtes proposées en France (BTS et DUT), le bachelor offre à ses diplômés une double possibilité : entrer directement sur le marché du travail ou poursuivre des études. 

Mais les écoles de commerce ont su jouer de leurs atouts pour proposer des "plus" très appréciés des jeunes Français : "Faire notre bachelor en management, c'est bénéficier d'un accompagnement personnalisé, mais aussi du réseau des diplômés, de celui des entreprises, et des 270 universités partenaires à l'étranger", dit Isabelle Petit, directrice des relations entreprises à Audencia Nantes.

Ecoles de commerce : les bachelors confirment leur succès
Le bachelor séduit notamment par sa dimension internationale que certaines écoles mettent particulièrement en avant. Le "Bachelor in International Business" de Grenoble Ecole de Management (GEM) permet de faire jusqu'à 10 mois de stage et un semestre universitaire à l'étranger. En 3ème année, tous les enseignements sont dispensés en anglais. Les bachelors en 4 ans (appelés BBA pour Bachelor in Business Administration) ont aussi une forte coloration internationale. 

Enfin, dernier atout du bachelor, il colle parfaitement avec le schéma en 3, 5 et 7 ans du système LMD (licence, master, doctorat) : il est donc très en phase avec les écoles et universités étrangères où l'on peut poursuivre un master après un bachelor français. Par contre, en France, il ne donne pas (encore) le grade de licence et ne vous ouvre donc pas forcément les portes de l'université française, à moins que votre bachelor ne soit "visé par l'Etat".

Le témoignage d'une étudiante en bachelor


Même les plus "grandes" ont leur bachelor

Enfin, la notoriété des écoles de commerce semble aussi jouer : "Sur mon CV, cela fait mieux d'avoir un bachelor de la Neoma Business School qu'un DUT !", assure Noémie.

De fait, pratiquement toutes les plus grandes écoles de commerce ont lancé leur bachelor, excepté HEC qui fait toujours de la résistance. L'Essec, l'Edhec et l'EM Lyon proposent un "BBA" en 4 ans et l'ESCP Europe un "Bachelor in management" en trois ans.

Bien sûr, il ne s'agit pas du diplôme de niveau bac+5 délivré par la grande école et conférant le grade de master. Mais pour les entreprises ou les universités étrangères, la notoriété de l'école est un tout de même un beau passeport.

D'autre part, le titre de "bachelor" n'étant pas protégé, la marque d'une école peut rassurer quant à la qualité de l'enseignement et du réseau auquel elle donne accès.

Un accès sélectif, des concours communs

Ecoles de commerce : les bachelors confirment leur succès
Même si l'entrée en bachelor est clairement moins sélective qu'une admission en classe prépa ou en cursus grande école en cinq ans, vous aurez tout de même du mal à échapper au concours :

- L'un des plus intéressants est le concours Atout+3 qui a l'avantage d'être commun à un groupe de neuf grandes écoles consulaires  (liées aux CCI) qui ont créé un cursus bachelor en plus de leur cursus grande école (accessible après les classes prépas) : Audencia bachelor, Burgundy School of Business (ex ESC Dijon), EM Normandie, EM Strasbourg, Grenoble Ecole de management, Groupe ESC Clermont, ICN Business School, La Rochelle Business School, IMT-Télécom Ecole de management. Tous ces bachelors sont visés par l'Etat. L'inscription se fait sur Parcoursup.

- Le concours Sésame donne accès à six bachelors en 4 ans (BBA) à forte dimension internationale : le Global BBA de l'Essec, l'International BBA de Kedge Business School, le BBA de La Rochelle Business School, le CESEM Bachelor international de NEOMA Business School à Reims, le Global BBA de NEOMA à Reims et Rouen, et le BBA South Champagne Business School de l'ESC Troyes. D'ici 2019 ou 2020, l'inscription doit se faire sur Parcoursup.

- Le concours Pass donne accès à 4 bachelors en 4 ans (BBA) proposés par deux grandes écoles, l'Edhec et l'Inseec : le BBA Edhec Lille, le BBA Edhec Nice, le BBA Inseec Bordeaux et le BBA Inseec Lyon.

- le concours  Ecricome bachelor donne accès au bachelor de Kedge Business School, proposé dans six villes en France.

- Le Global BBA de l'EMLyon ainsi que le Bachelor in Management (BSc) de l'ESCP Europe ont leur concours propre. 

- La plupart des écoles de commerce qui proposent des cursus postbac en 5 ans proposent désormais un cursus bachelor : l'ICD, l'Idrac, l'ESG, l'ESCE, l'Esdes, l'IESEG, l'Essca... Elles ont en général un concours propre pour l'accès au bachelor.

- Les étudiants qui souhaitent entrer sur le marché du travail avec un bachelor en 3 ans peuvent tenter le concours commun des EGCEcoles de gestion et de commerce. Ces écoles, membres du réseau des chambres de commerce, n'ont pas de cursus grande école, le bachelor est leur formation phare : elles forment des cadres moyens pour les PME et les entreprises en région. Le bachelor EGC est proposé sur 26 campus en France et forme en management, marketing, gestion et commerce.
Un concours commun permet de postuler au choix sur l'un ou plusieurs des 24 campus, l'EGC de Lille et l'EGC Nouméa organisent leur propre concours. L'inscription se fait sur le site Parcoursup.

Qu'apprend-on en bachelor d'école de commerce ?

De nombreux bachelors proposent un enseignement "généraliste" qui introduit aux fondamentaux du management, du marketing, de la vente, de la gestion et du commerce.

Certains ont toutefois une coloration particulière : commerce international (avec une grande partie des cours en anglais), ou bien marketing, finance, ressources humaines, ou encore entrepreneuriat, une filière qui a le vent en poupe et bénéficie parfois de la présence d'un incubateur. Une palette de majeures et de mineures permet souvent une spécialisation progressive. 

Mais la formation se fait aussi à travers les stages en entreprise (ou en alternance, souvent proposée en troisième années) et les séjours à l'étranger. Une multiplicité d'expériences qui concourt à "professionnaliser" rapidement l'étudiant.

Débouchés : une excellente insertion sur le marché de l'emploi

La preuve que cela marche, c'est que les diplômés qui souhaitent démarrer leur vie professionnelle s'insèrent rapidement. Les chiffres d'insertion fournis par les écoles sont impressionnants : près de 90% des diplômés qui cherchent un emploi le trouvent en moins de trois mois.

Le fait est que les entreprises ont du mal à recruter à niveau bac+3, beaucoup de jeunes choisissant de poursuivre leurs études. Elles apprécient aussi l'expérience de terrain déjà acquise par les titudlaires d'un bachelor, leur capacité d'adaptation... et leurs prétentions salariales plus modérées que celles des bac+5 ! Des atouts que certains considéreront comme des limites.

Les limites du bachelor

- Bien qu'il porte la marque d'une école souvent prestigieuse, le bachelor correspond à un parcours tout à fait distinct du "parcours grande école" qui mène au niveau bac +5 et dont l'accès est très sélectif. Les débouchés offerts par un bachelor sont réels, mais à des niveau de "middle management" et non de "top management" : des postes d'assistanat et de cadre moyen pour des salaires inférieurs à ceux des diplômés des cursus bac+5. C'est la raison pour laquelle nombre d'étudiants souhaitent poursuivre leurs études.

- Le titre "bachelor", s'il est couramment dispensé dans les pays anglo-saxons, n'est pas en France un diplôme d'Etat (comme le BTS, le DUT ou une licence universitaire par exemple). Sa valeur est donc variable d'une école à l'autre.
. La plupart des bachelors sont certes incrits au Répertoire national des certifications professionnelles comme (RNCP) titres de niveau 2 : c'est l'assurance pour les entreprises que les étudiants ont acquis certaines compétences.
. Mais seuls une quarantaine de bachelors sont "visés"par l'Etat : cela veut dire que leurs programmes ont été contrôlés de façon stricte. Ce "visa" élargit considérablement les possibilité de poursuite d'étude;

- En effet, s'il n'est pas visé, un bachelor ne permet pas de poursuivre des études à l'université en master. L'entrée en master dans certaines grandes écoles via les admissions parallèles est également bouché. Ainsi, les concours Tremplin 2 et Passerelle 2 ne sont ouverts qu'aux étudiants titulaires d'un bachelor visé ou d'un diplôme d'Etat (type BTS ou DUT). Dans certaines écoles, la seule possibilité de poursuite d'études est donc de poursuivre dans un cursus bac+5 d'une école privée du même groupe ou bien à l'étranger en faisant un Master of Science (Msc).

- Enfin, dernière limite et non des moindres, les études en bachelor ont un coût élevé (de 2500 à plus de 10000 euros par an). Seuls quelques programmes proposent de faire une ou deux années en apprentissage. En comparaison, les scolarités en classes préparatoires aux grandes écoles, en BTS (en lycée public), en  IUT, ou en université sont quasiment gratuites.

Vidéo : Une présentation du bachelor par le directeur de Studyrama 




Jeudi 12 Avril 2018

Orientation | Méthodes de travail | Vie étudiante | Paroles d'étudiant | Partir à l'étranger





S'abonner à la newsletter gratuite















Guides à télécharger



















Un blog sur l'actu des débouchés

Jeunes diplômés : excellentes perspectives de recrutement en 2018 pour les bac+5

Selon le baromètre EDHEC Cadremploi de janvier 2018, 85% des entreprises ont l'intention de...