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Xavier, 23 ans, en école d'ingénieur en alternance


Tags : alternance

Passionné par la mécanique, attiré par le concret, il a préféré passer par un DUT génie mécanique et productique et une licence pro avant l'école d'ingénieur. Surtout, il a choisi l'alternance.




Un prof de physique me fait découvrir la mécanique et m'aide à cerner mon profil

Xavier, 23 ans, en école d'ingénieur en alternance
J'ai fait un bac général scientifique parce que je pensais que cela m'ouvrirait toutes les portes, mais c'était une mauvaise orientation pour moi parce que je n'étais pas matheux (j'aimais la physique mais pas les maths), et que je n'aimais pas la théorie. Du coup, j'étais peu motivé, j'avais du mal à bosser et j'ai eu mon bac au rettrapage, ricrac.. Malgré tout, mon prof de physique m'avait fait découvrir la mécanique, il avait repéré que j'étais fait pour ça et m'avait conseillé de prendre cette voie après le bac. J'ai donc tenté des écoles d'ingénieur après bac, mais je n'ai pas été pris dans celles qui m'intéressaient. Je n'étais pris que dans des écoles généralistes, et ne me voyais pas faire des études théoriques pendant cinq ans ! Il n'y avait pas assez d'expériences, de stages, d'applications concrètes...
Par contre, j'ai été pris dans un IUT GMP (génie mécanique et productique), et ça m'a bien convenu parce que c'était un horizon d'études de deux ans qui me permettait d'approcher des matières plus spécialisées, et de voir ensuite.

A l'IUT de Ville-d'Avray, mon stage de fin d'études me fait enfin approcher le terrain

Je suis donc rentré à l'IUT de Ville d'Avray : il y avait encore pas mal de matières théoriques, mais on commençait à approcher du terrain de la mécanique. Ce que j'ai bien aimé, c'est mon stage de deuxième année. Je l'ai fait dans le bureau d'études d'une entreprise pétrolière en plein essor. Là, j'ai participé à un vrai travail de conception d'une machine de forage pétrolier. Du coup, je voyais une utilité et une application à ce que j'avais appris à l'IUT; cela s'est très bien passé : je suis tombé sur un bon maître de stage, très pédagogue. J'ai eu mon DUT : je n'ai pas eu à faire marche arrière comme cela aurait pu arriver si j'avais démarré une école en cinq ans.
A la sortie, j'ai recherché des écoles d'ingé en alternance, mais là j'ai loupé les concours : je ne me suis pas bien préparé, j'étais à fond dans mon stage, et j'ai négligé la préparation des matières théoriques (maths, physique..). Je me suis donc rabattu sur une licence professionnelle CFAO : conception, fabrication assistée par ordinateur, car en bureau d'études, j'avais découvert la conception sur CATIA V5.

Avec la licence pro, j'ai découvert l'alternance

Xavier, 23 ans, en école d'ingénieur en alternance
J'ai eu la chance de faire cette licence professionnelle à la fac de Saint-Denis qui a très bonne réputation car le responsable a beaucoup de contacts avec les entreprises. C'était en alternance et ce sont eux qui m'ont trouvé mon lieu d'apprentissage. J'étais dans une petite boîte d'environ 25 personnes et nous étions seulement deux dans le bureau d'études. L'intérêt des petites entreprises pour un jeune pro, c'est qu'on peut plus facilement avoir des responsabilités et prendre des inititatives. On découvre aussi plus facilement les différents métiers : j'avais des contacts avec les commerciaux, les techniciens. L'entreprise fabriquait des portes de garage et je dessinais le plan des portes soit pour la fabrication à l'atelier soit pour l'architecte. Par contre, j'ai découvert la difficulté du rythme de l'alternance : on a des cours qui nous donnent une formation générale, et à côté il faut être productif alors qu'il n'y a pas toujours de lien direct. En cours on nous apprenait le logiciel CATIA V5 mais je travaillais sur SolidWorks en entreprise. Il faut donc mener deux choses à la fois : le soir, quand on rentre de l'entreprise, on a envie de se laisser couler, mais il faut bosser ses cours, c'est exigeant. Il y a aussi une course après le temps. Il faut anticiper et bien s'organiser. C'est une souplesse d'esprit qu'il faut avoir. En même temps, on sent qu'on peut être utile, c'est valorisant, ça motive beaucoup pour travailler. Et puis on se familiarise complètement avec l'entreprise : on apprend à prendre sa place, à être à l'aise, à ne pas se faire marcher sur les pieds. J'ai fini mon année par une grosse période en entreprise (six mois à partir de mars-avril), et le mémoire à soutenir. Là j'ai pu être à fond dans l'entreprise, c'était plus régulier.

A l'ITII du Havre, je prépare un diplôme d'ingénieur en génie mécanique et productique

Pour la suite, je voulais toujours faire une école d'ingénieur, mais je savais que j'aurais du mal à nouveau à passer un concours, donc je n'ai préparé que des écoles sur dossiers : j'avais fait des formations qui avaient bonne réputation, des bons stages, j'avais mes chances.
Finalement, j'ai présenté une seule école, car je cernais de plus en plus ce qui m'intéressait vraiment : travailler en bureau d'études dans la conception mécanique. Je voulais aussi une école en alternance. J'ai donc postulé à Mecavenir. On m'a d'abord dit OK pour un entretien, puis j'ai eu une mauvaise surprise, mon dossier a été oublié et quand j'ai rappelé il n'y avait plus de places ! J'ai demandé à parler au responsable, je lui ai raconté mon parcours et démontré ma motivation : du coup, il a mis mon dossier sur le haut de la pile pour une autre école d'ingénieurs en alternance spécialisée en mécanique qui devait ouvrir des cours à Mecavenir : c'est l'ITII du Havre, qui prépare un diplôme spécialisé en génie mécanique productique avec une dominante chargé d'affaires. Cela c'est génial car j'avais hésité à faire un master commercial après ma licence : dans mon stage de DUT et mon alternance j'avais été en contact avec les chargés d'affaires qui vont chercher les appels d'offre et j'avais aimé leur travail. Dans cette école, je vais pouvoir approfondir la mécanique et l'aspect commercial.

J'ai obtenu un contrat d'apprentissage de trois ans chez Peugeot

Comme je devais trouver une entreprise pour faire cette école en alternance, je suis revenu vers mon patron de l'an dernier. Il m'a donné les coordonnés de quelqu'un chez PSA à Vélizy, et ça a marché tout de suite après un entretien. Du coup je vais intégrer une grosse structure, ce qui me permettra d'avoir une expérience variée en début de carrière pour pouvoir choisir ensuite. Là je vais travailler dans la conception des phares de voitures : il s'agit de recevoir les projets des designers et de voir s'ils sont réalisables au plan technique puis de transmettre des plans pour la fabrication.
Les cours à l'école sont un peu plus scolaires que durant ma licence, c'est vrai, mais c'est la première année d'école d'ingénieur. On refait beaucoup de maths et des matières spécialisées en mécanique, mécanique des fluides. Heureusement ensuite je vais alterner 15 jours en entreprise, 15 jours en cours, puis en troisième année il n'y aura plus qu'une semaine de cours par mois.
Au niveau des débouchés, je n'ai pas de souci car j'ai un contrat de trois ans chez Peugeot : ils vont nous former, nous transmettre toute la culture de l'entreprise... il y a certainement possibilité d'embauche à la fin et après je ne me fais pas de souci, plus ça va, plus j'additionne les expériences...

(Lire aussi notre article sur les écoles d'ingénieur en alternance)

Vendredi 7 Juillet 2017


Qu'en pensez-vous ?

1.Posté par Cyrille Mulsant le 20/12/2007 15:28
merci pour toutes les infos, je suis en IUT GMP à Lyon, et je me demande aussi ce que je peux faire après, sa fait plaisir de voir qqn qui a réussi.
Je ne sais pas si vous lirez ce message, mais j'aimerais savoir si vous connaissez l'ISTP , qu'est-ce que vous en pensez, sachant que je veux aussi travailler dans un bureau d'étude, mais de vélo si possible , sinon dans l'automobile.
j'epspere que vous répondrez, d'avance merci
Cyrille

2.Posté par Louis le 21/12/2007 22:03
Ah, ce fameux prof de physique. Parce que je suppose qu'on parle du même : le seul matheux qui ait réussi à me faire percevoir, moi pauvre littéraire paumé en section S, la beauté d'une équation. Te voir ici est un plaisir, Xavier, et voir que tu avances bien.
J'espère à bientôt.

3.Posté par Xavier Garnier le 10/01/2008 19:28
Bonjour Cyrille milles excuses pour ma réponse tardive,
Je connais l'IST ICAM car j'ai tenté d'y entrer après mon IUT. C'est sans doute sensiblement la même chose. (J'ai jeté un rapide coup d'oeil sur ISTP)
Le conseil que je peut donner c'est de regarder, dans la mesure du possible, les relations de l'école avec les différentes entreprises, pour essayer de savoir au mieux ce qu'en pensent les entreprises. Pour ça faut essayer de prendre contact avec les élèves en alternance par exemple.
En tout cas je conseil vraiment l'alternance car l'expérience de l'entreprise ne peut être apprise à l'école.
Bon courage pour la suite
Xavier

4.Posté par Xavier le 10/01/2008 19:36
Merci Louis, effectivement on parle du même! J'espère que tout se passe comme tu le veux de ton côté, ça fait bien longtemps!
A bientôt.

5.Posté par Yac' le 20/03/2008 11:10
Bonjour Xavier,
D'abord, je te tire mon chapeau car tu as bien du courage et de la persévérance.
Je suis titulaire d'un DUT GEII, et actuellemnt je suis en Licence pro "Métier de la microélectronique" (ça a rien à voir avec ton cursus) et en // je cumule un emploi en salle blache de Week-end.
Au mois d'avri, je tente mon entrée en école d'ingénieur, j'en ai demandé 3 et elles sont sur dossier.
Comme j'ai tout le temps cumulé un emploi en // de mes cours, pour financer mes formations et pouvoir vivre, je n'ai obtenu des résultats trs bon, mon DUT je l'ai en étant classé 33 iéme sur 77.
En tout cas, je te souhaite bonne continuation et surtout bon courage pour la suite.

6.Posté par amar le 05/06/2008 16:48
d'accord mais t'as perdu une année en faisant ta licence pro...pourquoi t'as pas tenté après le dut ? quels étaient tes résultats en licence pro pour qu'on te prenne en école d'ingé ?

7.Posté par Xavier le 13/06/2008 17:08
Pour répondre à amar, j'ai tenté les écoles d'ingé après mon DUT mais comme je le dis dans le 2ème § j'ai loupé faute de préparation.
Pour ce qui est de "perdre" un an, ça dépend comment on le voit. Aujourd'hui le fait d'avoir cette licence CATIA me permet de faire certaines tâches qu'on me donne à PSA que je n'aurai pas pu faire sans cette formation ; de plus cette licence m'a donné un belle expérience en entreprise et m'a ouvert cette opportunité d'être pris chez PSA puisque ça c'est fait par l'intermédiare de mon ancien patron.
Mes résultats en licence sans être catastrophiques, n'étaient pas terribles, terribles. En gros j'avais à peine plus que la moyenne sans compter les matières où les notes n'étaient pas encore relevées et où on avait 0 par défaut.
Bon courage à toi amar, et merci à Yac' à qui je souhaite bon courage également pour ses écoles.
Xavier

8.Posté par RAKOTOMALALA Carl le 11/09/2008 11:42
Salut tres chers amis.
J'ai vu l'annonce de l'ISTP sur internet et je suis intéressé mais malheureusement j'habite vraiment loin de chez vous et j'ai pas assez de renseignements a propos de l'école. Vous savez quoi, pour moi c'est un rêve d'être parmis les élèves de l'ISTP afin d'approfondir mes connaissances.
Si par hasard vous recevez ceci, faites moi signe je vous prie. Mes sinceres remerciements.

Adresse: IC 44 ter AB Ankadilalampotsy
Ville: Antananarivo 102
Pays : Madagascar
Adresse email: carlitoman12@yahoo.fr
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