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Avoir confiance en soi, oui, mais comment faire ?



Manquer de confiance en soi, c'est presque inévitable lorsqu'on est encore jeune et inexpérimenté. Mais attention à ne pas rentrer complètement dans sa coquille ! C'est au contraire en allant de l'avant et en s'ouvrant aux autres qu'on gagne peu à peu cette précieuse confiance en soi.




Avoir confiance en soi, oui, mais comment faire ?
"Je suis nouvellement diplômée mais j'ai peur d'accéder au monde professionnel" ; "je n'ai jamais eu confiance en moi, alors je me suis créé une carapace pour surmonter cette peur" ; "J'ai un problème très sérieux, car lorsque je suis avec les autres, j'ai peur et quand on m'interroge, je n'arrive pas à répondre, ma voix change et  je manque de souffle"...

A en croire ces témoignages postés sur nos forums, vous êtes nombreux à manquer de confiance en vous-mêmes. C'est même le premier enseignement à retenir : ce malaise est partagé par des milliers de jeunes à des degrés divers.

C'est normal d'avoir peur

C'est que, entre 12 et 25 ans, il est fréquent et presque inévitable d'être peu sûr(e) de soi.

Quand tout bouge en vous - corps, pensées, émotions - quand tout est nouveau chaque année, quand l'avenir est plein d'inconnu, comment ne pas ressentir, souvent, de l'appréhension : est-ce que je vais réussir, est-ce que les choses vont bien se passer, est-ce que je ne vais pas décevoir, est-ce que je serai capable de., etc. ?

Alors pas de panique : vous n'êtes le seul garçon ou la seule fille au monde à avoir ces peurs, tout le monde passe par là !

Avancer malgré tout ou se laisser dominer par ses peurs ?

Avoir confiance en soi, oui, mais comment faire ?
Simplement, certains parviennent mieux que d'autres à gérer leurs craintes : ils ont (un peu) peur, oui, mais cela ne les empêche pas d'être actifs, de prendre des initiatives, de se faire des amis... malgré leurs peurs, ils franchissent des étapes, engrangent des réussites, et gagnent peu à peu en assurance. "Finalement, je ne m'en suis pas trop mal sorti".

Alors que d'autres se laissent dominer par leurs peurs : ils écoutent les voix de ces mauvais génies leur dire "tu es plus nulle que toutes les autres", "tu n'y arriveras jamais", "tu n'intéresse personne"...

Du coup, cela les empêche de se lancer, d'aller de l'avant : même pas la peine de tenter ce concours, puisque je suis nul. Même pas la peine d'envoyer mon CV, puisque je n'intéresse personne. Même pas la peine d'aller vers lui, puisque je suis moche, etc, etc.
"Je passe mon temps à avoir des pensées négatives sur ma propre personne, témoigne Eva. C'est d'autant plus compliqué à vivre qu'au lycée, je suis entouré de personnes de mon âge qui font des remarques blessantes sans même sans rendre compte"

D'autres encore se cachent derrière un masque, ou bien jouent un rôle, se fabriquent un look, un personnage. Ils cherchent à ressembler à quelqu'un d'autre - la fille blasée qui a tout vu, le jeune pro sûr de lui et autoritaire, le tombeur de femmes, l'intello. Mais au fond, ils restent tristes et angoissés et n'aiment pas leur vraie personnalité.

Les secrets pour grandir dans l'estime de soi

Avoir confiance en soi, oui, mais comment faire ?
Qu'est-ce qui fait que certains arrivent à affronter leurs peurs et à monter l'échelle de la confiance en soi, quand d'autres la dégringolent ?

Voici quelques clés secrètes, qui peuvent vous aider à passer du bon côté :

1/ Apprenez à vous aimer. Arrêtez de vous jugez toujours en négatif : "Ces jugements négatifs étouffent, explique la psychologue Sophie Braun dans un livre pour les jeunes perdus dans la vie. Mais on peut leur faire barrage en commençant  par les repérer. Car souvent on ne les voit plus tellement on baigne dedans". Repérez aussi les moments où vous partez battu d'avance, et la façon dont vous êtes sévère avec vous-même. Puis remplacez la sévérité par de la douceur...

Pour aider à changer de regard sur soi-même, Sophie Braun donne un "truc" : "Imaginez que vous êtes une copine ou un copain. Que lui diriez-vous ?" Créez-vous ainsi un ami intérieur, une bonne fée qui vous veut du bien".

2/ Déchargez-vous du poids des jugements anciens.
Une grande partie de nos manques de confiance, angoisses ou peurs, proviennent souvent du regard ou des paroles négatives qui nous ont peut-être été adressées dès l'enfance. "Tu n'es pas très doué !", "Tu chantes faux", ou bien, "cet enfant ne fera pas de grandes études", "Tu es vraiment paresseuse".
Sans nous en rendre compte, nous avons absorbé beaucoup de ces jugements qui nous ont fait souffrir. Cela explique pourquoi certains ont si peur du regard des autres.

Avez-vous souffert de ces jugements négatifs ? Il faut alors les repérer et les regarder en face. Ce jugement était-il tout simplement faux ? C'est souvent le cas !  On peut ainsi se dégager des conditionnements qui viennent du passé : il n'y a aucune raison pour que je sois maladroit, et comme j'aime tout ce qui est artistique, je décide de prendre des cours de dessin !

3/ Apprenez à vous connaître
Qui suis-je vraiment ? Je ne suis pas seulement le fils ou la fille de mon père et de ma mère, mais une personne unique, avec son caractères, ses passions, sa façon d'être, de réagir, sa sensibilité, ses goûts.
Et quels sont mes points forts ? Il y a forcément des domaines dans lesquels je suis particulièrement à l'aise, ou bien des savoir-faire, des savoir-être qui sont les miens : je sais organiser de super soirées pour mes copains, ou bien écouter les autres, rendre service, ou encore diriger, être leader, mettre de l'ambiance, rendre service, faire la cuisine avec rien...

Le fait de bien se connaître soi-même est un point essentiel pour prendre confiance en soi. On vous posera d'ailleurs la question dans tout entretien d'embauche : quelles sont vos qualités, et quels sont vos défauts ? Si vous manquez de confiance en vous, commencez par lister vos qualités.


Et maintenant, action !

Avoir confiance en soi, oui, mais comment faire ?
C'est en forgeant que l'on devient forgeron dit le proverbe. C'est en avançant dans la vie, en agissant, en faisant des choix, en se formant, en s'engageant avec courage, en découvrant la vie et le monde, que l'on s'affirme peu à peu. Vous êtes comme une belle plante qui va grandir et s'épanouir peu à peu.

L'action elle-même vous donne de l'assurance parce qu'elle permet de déployer vos talents. Nina était timide car elle parlait mal français et avait l'impression que l'on se moquait d'elle quand elle ouvrait la bouche. Mais elle a suivi des cours qui lui ont permis de progresser en français et de s'exercer à prendre la parole. Aujourd'hui, ses craintes sont envolées !

Vous commencez à mieux vous connaître, à repérer vos talents vos goûts ? Appuyez-vous là-dessus pour faire vos propres choix, ceux qui vous conviendront en profondeur et vous rendront heureux, plutôt que d'agir en fonction des autres ou des jugements extérieurs. La plante a besoin d'être enracinée dans sa propre terre pour fleurir.

Cela vaut pour le choix d'un sport, d'une activité, d'une orientation scolaire, d'un métier : si je fais le choix qui me convient le mieux, je vais mieux réussir car je serai plus motivé et plus à l'aise. Et ces réussites m'aideront peu à peu à prendre confiance en moi.

Sortir de sa coquille, aller vers les autres sans peur

Avoir confiance en soi, oui, mais comment faire ?
Le fait de se dégager du regard des autres permet aussi de sortir de sa coquille, de s'engager dans des relations humaines plus équilibrées : je sais que j'apporte à l'autre mes points positifs, et que je reçois les siens en retour. J'ai ainsi beaucoup moins de craintes. Je n'ai plus cette angoisse consciente ou inconsciente de ne pas plaire, ou d'être mis(e) en difficulté. J'accepte mieux les remarques, les critiques ou les échecs (inévitables).

Je suis peut-être moins timide, ou peut-être moins coléreux(se) ou autoritaire car je ne cherche plus à cacher mes faiblesses par des abus de pouvoir ou des coups de gueule.

Je peux développer plus facilement des amitiés profondes dans lesquelles je vis un véritable échange. Etant moins susceptible, je suis plus ouvert(e). Je ne cherche pas non plus tout le temps à me comparer, ou à ressembler à quelqu'un d'autre : j'ai mon style, ma personnalité.

Cela dit, dans une relation de confiance avec quelqu'un, je dois encore être capable de reconnaître mes fragilités, de dire mes manques et mes problèmes, car la confiance en soi ne supprime pas non plus tous mes défauts.

Au final il s'agit d'avoir une juste estime de soi : ni trop peu ni trop car il ne s'agit pas du tout d'écraser les autres bien au contraire, mais de les aider à prendre eux aussi confiance en eux. Un travail intérieur à refaire chaque jour, et qui n'est jamais complètement achevé.

Une question, un témoignage ?

Vous voulez poser une question personnelle, et en discuter avec d'autres ? Allez dans le forum de discussionJe n'ai plus confiance en mo i

Cet article a été remis à jour le 26 août 2015. Les commentaires plus anciens ont été conservés.

Lundi 19 Décembre 2016
Avec la collaboration d'Isabelle Stoquelet-Dargent, psycholo

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