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Les dangers de l'anorexie


L'anorexie est un trouble du comportement alimentaire qui touche 9 filles pour 1 garçon. Un régime pratiqué à fond, une volonté de changer d'image, de maîtriser son corps, et le piège de la dénutrition peut se refermer... parfois jusqu'à la mort.




La plupart des femmes qui font un régime ne deviendront pas anorexiques.
La plupart des femmes qui font un régime ne deviendront pas anorexiques.
Heureusement, tous ceux qui débutent un régime ne deviennent pas anorexiques. Rattrapés par la gourmandise, les tentations en tout genre ou simplement la faim, ils finissent toujours par craquer et faire de petits écarts, avant d'oublier complètement le régime miracle.

Mais un petit nombre de jeunes - surtout des filles - vont suivre le régime de façon hyper stricte, sans aucun écart, en amplifiant même les restrictions : plus de graisse, ni de sucre, voire plus de protéines. De l'eau, beaucoup d'eau pour remplir l'estomac et combler la faim lancinante. Les kilos perdus viennent récompenser tant d'efforts. Du coup, il n'est plus question d'arrêter. Il faut rester à la hauteur du défi qu'on s'est lancé. D'ailleurs au bout de quelques semaines, la faim semble endormie. Et la fierté d'avoir réussi à se maîtriser s'est installée. Elle prend toute la place, comble et compense tout.

Dénutrition : quelles conséquences ?

Anna Carolina, la jeune mannequin décédée en novembre 2006.
Anna Carolina, la jeune mannequin décédée en novembre 2006.
Le problème, c'est que cette vigilance de chaque instant, ce refus quasi-systématique d'écouter sa faim - besoin vital de notre corps - devient une seconde nature : l'obsession de ne pas manger, de résister, est une façon de contrôler sa vie. Avec le temps, toute envie de manger, et par là de vivre disparaît. Là commence la maladie, le "trouble du comportement alimentaire".

L'anorexique refuse d'admettre son mal (c'est le déni), même si ses proches lui en parlent, ou bien n'arrive plus à s'alimenter. Le piège commence à se refermer. Car le corps lui, a encaissé toutes ces privations : perte de la graisse, mais aussi des muscles qui ont fondu, et de tous les éléments apportés par l'alimentation (fer, calcium, vitamines). La maigreur n'est que le signe extérieur des dégâts intérieurs : le coeur (qui est un muscle) connaît des problèmes de rythme, les os se décalcifient et se fragilisent, les cheveux deviennent ternes et tombent, les dents jaunissent. Sans parler des gros coups de fatigue, de la pâleur extrême, et de l'aménorhée (disparition des règles)... Si la dénutrition ne s'arrête pas, à terme, le décès est à craindre.

En novembre 2006, Ana Carolina Reston, jeune mannequin brésilienne de 18 ans qui ne s'alimentait que de pulpe de tomates et de pommes est morte au Brésil, à la veille de son départ à Paris où elle devait poser pour des photos de mode. Mesurant 1,74 mètres et pesant 40 kilos seulement, elle avait été hospitalisée trois semaines auparavant pour une infection urinaire qui s'était transformée en insuffisance rénale puis en infection généralisée."Elle n'avait aucune résistance et les médicaments ne faisaient plus d'effet en raison de son extrême faiblesse", a témoigné la tante d'Ana Carolina.

Peut-on soigner l'anorexie ?

Heureusement oui, et d'autant mieux que le mal est traité assez tôt. Environ un tiers des anorexiques peuvent être guéries grâce à un traitement médical et souvent des psychothérapies : elles ne gardent aucune séquelle. Mais un tiers restent fragiles et auront toujours des problèmes pour gérer leur alimentation : elles risquent d'alterner anorexie et boulimie, un autre trouble alimentaire qui se traduit par la perte de contrôle devant la nourriture dont on se gave par crise.

Enfin, un troisième tiers a tendance à s'enfoncer. L'hospitalisation, qui peut durer des mois et des années, ne suffit pas toujours à les tirer d'affaire. Quand la dénutrition est trop importante, le décès peut survenir, surtout quand l'indice de masse corporelle est inférieur à 11. D'autres fois, il y a rechute à la sortie de l'hôpital, ou bien suicide. L'aspect profondément destructeur de la maladie continue à faire son oeuvre des années plus tard.

Quand faut-il s'inquiéter ?

Si vous pensez être en partie menacée par ce trouble, réagissez vite : si vous n'avez pas le courage d'en parler vous-même au médecin, discutez avec votre entourage, demandez de l'aide.

Le calcul de votre indice de masse corporelle est un bon indicateur. On obtient cet indice en divisant son poids en kilos par la taille en mètre au carré. (de nombreux sites vous calcule automatiquement votre IMC sur Internet).
- Entre 20 et 25, c'est bon, vous êtes dans la bonne fourchette : pensez juste à manger équilibré et à faire du sport.
- entre 25 et 30, vous êtes en surpoids (et au-delà de 30 dans l'obésité) : mais ne vous lancez pas seul(e) dans un régime, parlez-en à votre médecin ou prenez les conseils d'une diététicienne.
- En dessous de 20 : vous êtes en sous-poids, stoppez votre régime si vous en faites un tant qu'il en est temps.
- En-dessous de 15 : vous souffrez d'anorexie, il faut vous traiter et peut-être vous hospitaliser.
- En-dessous de 11 : le pronostic vital est menacé.

Dimanche 20 Juin 2010

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