Céline, 24 ans, géophysicienne de gisement


Tags : débouchés


Embauchée chez Total depuis un an pour travailler dans la recherche pétrolière, Céline exerce un métier passionnant mais mal connu : la géophysique de gisement, un secteur qui recrute pourtant beaucoup en ces temps de raréfaction de ressources énergétiques.



Comment êtes-vous venue à la géophysique ?

Céline, 24 ans, géophysicienne de gisement
Dès le collège, les premières initiations à la géologie m'ont séduite. Au lycée, un professeur passionné m'a incitée à poursuivre dans cette voie. Après une "prépa bio" orientée géologie, j’ai intégré l'ENSG Nancy, découvrant notamment les sorties d'observation en montagne pour "casser du caillou", ce qui m'a donné envie de voyager. Je n’imaginais pas encore toutes les possibilités du métier. Mon choix de la géophysique et d’une spécialisation en interprétation - domaine à fort contenu géologique, à l’interface entre les deux disciplines - s'est précisé au cours de mes études à l’EPG de Strasbourg et des stages effectués chez Total, notamment celui organisé à Aberdeen en Ecosse. A cette occasion, j'ai exposé mon projet aux responsables du recrutement. Total m’a d'abord proposé un "volontariat international en entreprise" (VIE) sur place, mais j'ai préféré viser directement une embauche, qui s'est concrétisée rapidement.

Comment décririez-vous votre mission actuelle ?

Céline, 24 ans, géophysicienne de gisement
Aujourd’hui, j’appartiens à l’équipe qui suit le développement des gisements de schistes bitumineux de l'Athabasca, au Canada. Il s'agit de produire une huile très lourde via un procédé d'injection de vapeur d'eau. La mission reste concentrée sur Paris, car les effectifs demeurent réduits sur place. Elle recouvre l’interprétation et l'exploitation des données sismiques, dont une partie en 4D avec des campagnes organisées chaque année, afin de préciser l’imagerie de la chambre de vapeur créée en sous-sol et de voir comment elle se propage.

Quel bilan dressez-vous de votre intégration, de cette première année chez Total ?

Les géosciences occupent une place fondamentale dans le groupe. Nous disposons de moyens considérables, avec la possibilité de changer de projet ou de pays en même temps que d'aborder des aspects très variés du métier. Systèmes turbiditiques, huile lourde, demain peut-être les carbonates… J'ai davantage appris en un an sur le métier en interprétation qu'au cours de toutes mes études ! En contrepartie, il exige de fortes capacités d’adaptation. J'ai intégré un département qui rajeunit sans cesse, une équipe aux nationalités multiples, où pour mon premier projet, j’ai été bien encadrée, retrouvant nombre de personnes issues de la filière Nancy-Strasbourg et d'autres connues à Aberdeen, ce qui facilite la constitution d’un réseau. Les formations suivies, que j'ai pu appliquer immédiatement, et le compagnonnage d'un chef de projet expérimenté m'ont permis de me sentir rapidement à l’aise sur mes projets. Autonome, mais jamais seule, car on peut toujours solliciter des seniors qui font référence. Le bilan est donc excellent. Pour l’avenir, mes perspectives demeurent un peu floues car je vis encore des années de découverte. A court terme, je souhaite néanmoins poursuivre dans la géophysique de gisement, rester dans le domaine opérationnel de l’interprétation et partir en filiale, peut-être en expatriation.

Comment vivez-vous cette exigence de mobilité ?

Lors des entretiens de recrutement, c'était un sujet d'autant plus essentiel que mon ami postulait lui aussi chez Total. Lors de nos candidatures, nous en avons fait part, et cela ne nous a pas empêchés d’être embauchés ensemble, le même jour ! La politique du groupe a en effet évolué, tenant compte à la fois de la société et de besoins croissants en jeunes professionnels des géosciences. Aujourd’hui, les couples se comptent par dizaines ! Cela dit, cette situation peut poser problème un jour ou l’autre. Il a été clairement précisé dès le départ que nous n’aurions pas à travailler ensemble. Il me semble normal d’accorder autant d'importance aux questions de mobilité, à la place du conjoint, etc. Cet environnement ne convient pas à ceux qui privilégient tranquillité et stabilité. Mieux vaut être clair sur ses objectifs personnels : choisir les géosciences dans l’industrie pétrolière, c’est choisir et adhérer à un mode de vie. Interview publiée par le magazine Thema (groupeTotal)

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