Amélie : Je veux aider les enfants malvoyants




Le témoignage d'Amélie, orthoptiste, passionnée par son travail de rééducation auprès des enfants.



Diplômée à 23 ans de la fac de Montpellier, je peux dire que les études d’orthoptie, à part le stress de l’examen d’entrée (j’ai dû m’y prendre à deux fois !) sont très pratiques. Dès le premier jour nous sommes admis au sein du service d’Ophtalmologie du CHU, et nous allons y rester trois ans, exerçant déjà notre métier dès la première année. Sous contrôle bien entendu des étudiantes plus avancées, et du responsable de la formation.
Ce métier est essentiellement féminin. Quelques mâles rôdent ci et là dans tous les service d’orthoptie, mais ils sont rares.

Depuis mon diplôme, j’ai exercé tantôt comme salariée d’un cabinet de groupe d’ophtalmologistes, tantôt comme remplaçante à l’hôpital, ou alors en tant que collaboratrice dans un cabinet d’orthoptie en libéral, et depuis 3 ans, comme titulaire d’un cabinet libéral.
J’ai arrêté de travailler pendant sept ans, ce qui m’a permis d’élever mes petits, mais j’ai repris mon activité avec plaisir.
Ce métier est varié. Ce qui me plaît le plus est le contact que la rééducation nous donne avec nos patients. Nous les rééduquons pendant deux mois, et cela laisse donc le temps de les connaître un peu.

J’ai exercé dans les DOM TOM, et mon métier a été un facteur d’intégration dans cette vie locale. J’ai pu côtoyer différentes personnes de différentes ethnies…et cela n’aurait pas été possible sans mon boulot.
Ce qui me passionne c’est la rééducation fonctionnelle des enfants malvoyants. Pour l’instant je n’en fais pas, mais je continue me former, pour pouvoir travailler au sein d’une structure spécialisée quand mes enfants me laisseront le temps de travailler à temps plein !

Pour une femme, le métier d’orthoptiste est génial, car il n’est pas long de se former, et donc l’investissement en temps est faible. Le métier qu’il procure peut être exercé tout de suite. Les temps que la femme passe à ne pas exercer ne sont pas dévalorisés, et elle peut reprendre son activité. Le métier d’orthoptiste n’a pas d’urgences. Pas de travail la nuit ni le week-end, comme le font d’autres para-médicaux. Et enfin, ce métier peut être exercé dans différentes conditions, salariées ou libérales, et …le travail ne manque pas !

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