"On peut réussir sa vie avec ou sans le bac"



Vous n'avez pas de bac+5 ou même pas le bac du tout ? Cela ne vous empêche en rien de "prendre le pouvoir sur votre propre vie" comme en témoigne Pierre Chavot dans un livre encourageant : "Réussir avec ou sans le bac"... c'est possible, la preuve ? Il l'a fait ! Rencontre.




Pierre Chavot, auteur de "Réussir avec ou sans le bac". Photo : reussirmavie.net
Pierre Chavot, auteur de "Réussir avec ou sans le bac". Photo : reussirmavie.net
Sur la quatrième de couverture de son livre, on apprend que Pierre Chavot a écrit une cinquantaine d'autres ouvrages sur des sujets aussi variés que les religions, l'histoire, la poésie, l'école, le Kâma Sûtra ou les phares de Méditerranée. Et qu'il enseigne des notions de géopolitique, de culture générale ou d'écriture à des étudiants. Waouh ! 

Et tout cela avec quelle formation ? Ni longues études de lettres, ni master d'histoire. Classes prépa ? Ecole de journalisme ? Science Po ? Rien de tout cela pour une raison simple : l'écrivain n'a pas le bac en poche ! Démuni du "sésame universel", il n'en a pas moins ouvert dans sa vie une multitude de portes. Armé de curiosité, nourri par ses lectures et riche de ses rencontres, il a mené sa barque en suivant ses envies et sa bonne étoile.

La réussite, c'est d'abord un état d'esprit

"On peut réussir sa vie avec ou sans le bac"
Cela donne tout son poids au livre qu'il adresse à tous les jeunes (et moins jeunes) qui désespèrent de "réussir" : dans "Réussir avec ou sans le bac" (éditions de la Martinière), il mêle les conseils aux souvenirs de jeunesse.

"On veut nous faire croire qu'il faut être riche, intelligent et bardé de diplôme pour réussir", explique-t-il à la terrasse d'un café parisien, en sirotant sa menthe à l'eau. En plus, si vous êtes une femme, il faut être belle !"

Alors que la réussite, pour lui, c'est d'abord "un état d'esprit" qui pousse à avancer, à refuser les étiquettes et à croire en soi pour construire. "Regardez les jeunes boxeurs qui ont décroché des médailles aux JO de Rio. La plupart n'ont pas eu la vie facile, mais ils se sont accrochés".

OK pour s'accrocher mais par où commencer ?

Echec scolaire : sortir de la culpabilité

Au départ, il y a le regard que l'école a posé sur vous. Pas toujours bienveillant. L'élève Pierre Chavot, lui, n'arrivait pas à rentrer dans le moule - comme beaucoup d'autres - et sa scolarité lui laisse un lot de souvenirs cuisants : "j'étais un cancre. J'ai redoublé la cinquième et je me suis traîné péniblement de classe en classe"... Finalement, comme on veut lui faire redoubler sa première, il quitte le lycée pour aller faire une école de laborantin.
 
"Nous ne sommes pas là pour subir, nous sommes là pour agir"

Moralité : "il faut comprendre ses blessures d'école, dit aujourd'hui l'enseignant, comprendre sa singularité. Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Et il faut aussi se défaire de la honte et du sentiment de culpabilité. On n'est pas coupable de ne pas savoir".

Soigner cette mauvaise blessure permet de retrouver l'estime de soi sans se détruire : "On a facilement envie de se révolter, écrit-il, de prendre une revanche à n'importe quel prix, ou d'abandonner, autant d'énergies et de potentiels gâchés. Or, nous ne sommes pas là pour subir. Nous sommes là pour agir."

Suivre son intuition pour trouver ses talents

Et maintenant, action ! On suit dans le livre le parcours du jeune laborantin, d'abord heureux de découvrir sur la paillasse les lois de la chimie et de se libérer du carcan scolaire. Il devient donc laborantin... "mais au bout de huit jour, raconte-t-il, j'ai commencé à m'ennuyer car j'avais fait le tour du métier !".

Qu'importe, il reste laborantin - car il faut bien vivre - et prend des cours de théâtre. Belle expérience qui nourrit son goût de la lecture et des rencontres et qui lui inspire un autre conseil : laissez-vous guider par votre intuition et le "plaisir" que vous prenez à faire les choses.
 
"Voyagez, créez votre entreprise, multipliez les expériences"

Attention : chez Pierre Chavot, le "plaisir" n'a rien à voir avec la passivité ou les loisirs à consommer dans son canapé. C'est plutôt ce petit aiguillon qui pousse à aller de l'avant et donne du sel à la vie. "Voyagez, créez votre entreprise, multipliez les expériences", conseille-t-il.

Au bout de cette quête, la promesse n'est pas de devenir riche, célèbre, ou de ne plus connaître aucun échec, mais de découvrir vos talents, tout simplement. Lui ne s'est finalement pas senti appelé à devenir comédien : "C'est important de se rendre compte de ce dont on n'est pas capable, dit-il ; cela permet de se concentrer sur ce pour quoi on est fait"...

Se faire aider, trouver des inspirateurs

Pierre Chavot se sentira "fait" pour l'écriture. Après avoir collaboré à une revue de poésie et de peinture, puis travaillé comme commercial dans la pub, il trouve le fil qui relie toutes ces expériences : la curiosité, le goût de transmettre aux autres. A 35 ans, il propose ses services d'auteur aux éditeurs et reçoit sa première commande.
Un chemin encourageant pour tous ceux qui mettent du temps à trouver leur voie, ou se désespèrent d'avoir un "profil atypique" !

"Mais pour avancer sur ce chemin, il faut se faire aider, conseille Pierre Chavot. Il faut trouver ce que j'appelle des 'complicités de l'intérieur', faire confiance à des gens plus âgés que soi, échanger, observer, trouver des modèles qui vous inspirent".

Pierre Chavot résume ses conseils en vidéo :


Se cultiver, se former, résister pour construire

L'aide vient de l'extérieur mais aussi de vous-même. Une fois trouvé votre talent, charge à vous de vous former - avec le numérique, c'est encore plus facile - vous cultiver, vous ouvrir. "Partir du principe que vous ne savez rien, c'est la meilleure façon de se poser une foule de questions dont les réponses sont enrichissantes, écrit Pierre Chavot. Et puis l'humilité est excellente pour la réussite". 

L'auteur a finalement une belle formule : ne soyez ni "sujet", c'est-à-dire soumis au regard des autres, aux étiquettes, aux modes, ni "seigneur" : arrêtez de vous plaindre ou d'invoquer vos droits, vos diplômes pour réclamer une "place". 

En réalité, "Tout montre que les places sont à portée de main, écrit-il. Pour les obtenir, avec ou sans le bac, super diplômé(e) ou non, les jeunes doivent d'abord prendre le pouvoir sur leur propre vie. Ne pas lâcher, observer, inventer, oser, donner leur avis, se donner le choix. Se tirer vers le haut". Plutôt motivant non ?




Qu'en pensez-vous ?

1.Posté par gildas le 17/09/2016 18:08
je suis tres content davoir lu votre ouvrage

2.Posté par Marie-Anne le 15/10/2016 15:30
j'aime beaucoup l'avis de l'auteur sur la réussite...

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