Comme faire un stage en ambassade ou consulat ?




Vous avez envie de partir quelques mois à l'étranger ? De vivre une expérience enrichissante tout en restant dans le cadre de l'administration française ? Le stage dans les services diplomatiques est peut-être fait pour vous.



Prestigieux et formateur, le stage en ambassade est un atout pour le CV, comme en témoigne David, ancien stagiaire à Mexico. Photo : Droits réservés.
Prestigieux et formateur, le stage en ambassade est un atout pour le CV, comme en témoigne David, ancien stagiaire à Mexico. Photo : Droits réservés.
Un stage au sein du réseau diplomatique français : voilà de quoi apporter une dimension internationale et une ligne prestigieuse à son curriculum vitae. C’est aussi un excellent moyen d’acquérir une expérience à l’étranger, tout en restant dans un cadre institutionnel plutôt rassurant.

Mais attention, les candidats au départ sont nombreux et les places sont rares. Réussir Ma Vie vous donne la marche à suivre pour mettre toutes les chances de votre côté.

- Bonus : le témoignage de David, ancien stagiaire à l'ambassade de France à Mexico

Quelles conditions faut-il remplir pour faire un stage dans le réseau consulaire français ?

Si vous souhaitez effectuer votre stage étudiant dans une ambassade ou un consulat français à l’étranger, la première chose à faire est de vous assurer que votre établissement et votre cursus vous permettent bien de postuler.

En effet, le ministère des Affaires étrangères étudie exclusivement les candidatures des étudiants inscrits dans un établissement supérieur français (pour plus de 200 heures d’enseignement annuelles), délivrant un diplôme national et avec lequel il a conclu au préalable un partenariat.

Si votre établissement ne figure pas dans la liste officielle du ministère il est possible de se rapprocher du bureau des stages afin de faire une demande de partenariat. Il est également impératif d’être affilié à la Sécurité sociale française.

Par quels profils ces institutions sont-elles intéressées ?

Les offres sont extrêmement variées. Le stagiaire peut-être accueilli dans une chancellerie politique, un service de presse, un service de coopération et d’action culturelle, une section consulaire...

Il peut ainsi être issu de cursus de droit, de sciences politiques, d’économie, de gestion ou encore de communication. Quant à son niveau d’études, il peut aller du bac+2 au doctorat.

Comment déposer sa candidature ?

Il est en premier lieu impératif de faire part de votre souhait au responsable des stages de votre établissement. Il vous communiquera le code d'accès nécessaire pour effectuer votre candidature en ligne sur le site Pastel. Le nombre de candidatures étant limité à cinq, mieux vaut prendre son temps. Veillez donc à ne répondre qu'aux offres correspondant vraiment à votre profil et à vos disponibilités. 

Sachez, par ailleurs, qu'à Paris, le Quai d'Orsay (ministère des Affaires étrangères) déconseille d’entrer en contact directement avec l'ambassade ou le consulat où l'on souhaite effectuer son stage.

Une fois votre candidature enregistrée, vous recevrez un accusé de réception. Votre école doit également donner son aval à votre candidature. Si celle-ci paraît intéressante, le ministère des Affaires étrangères la transmettra à l'ambassade ou au consulat concerné.  Qu'elle soit positive ou négative, vous et votre établissement recevrez une réponse à la date mentionnée sur l’offre de stage.

Les stages sont-ils rémunérés ?

Pour les stages de plus de deux mois, vous recevrez une gratification de 436,05 euros mensuels pour un stage à temps complet. Le Quai d’Orsay ne prend pas en charge les frais de voyage ou encore d’hébergement de ses stagiaires. Avant de vous lancer dans cette grande aventure, calculez donc bien votre budget et renseignez vous sur le coût de la vie locale. Certaines destinations peuvent ainsi réserver bien des surprises.

Il peut être utile de vous rapprocher des associations de Français de l’étranger dont les groupes sont, par exemple, très nombreux et actifs sur les réseaux sociaux. De nombreux expatriés y échangent conseils et bons plans et seront heureux de vous aider à vous faire une idée du coût de la vie sur place (loyer, alimentation, loisirs...).  Ils vous seront aussi très utiles une fois arrivé pour vous orienter dans votre nouvelle ville !

Si elles sont présentes dans votre pays, les éditions du PetitJournal.com proposent des contenus en français sur une quarantaine de villes et regorgent de bons plans et de petites annonces notamment immobilières. De nombreuses informations sur les destinations sont également disponibles dans la rubrique « conseils aux voyageurs » du ministère des Affaires étrangères ou encore sur celui de la Maison des Français de l’étranger.

Combien de temps durent ces stages ?

Afin d'accueillir le plus de stagiaires possibles et d'offrir une chance à un maximum d’étudiants, le ministère des Affaires étrangères a décidé de limiter la durée de ces stages à six mois, consécutifs ou non (soit 924 heures), par année universitaire (sauf cas spéciaux et sur dérogation).

Par ailleurs, aucun étudiant ne pourra faire plus d'un stage long au cours de son cursus. Il lui sera cependant possible de cumuler un stage court une année et un stage long une autre année.

Témoignage

David, 24 ans, ancien stagiaire à l'ambassade de France à Mexico : "Une expérience qui sera toujours valorisée"

Comme faire un stage en ambassade ou consulat ?
"Après le bac, j'ai intégré le Cesem, l'école de management de Reims. L'un de ses points forts est qu'elle offre aux étudiants la possibilité de partir à l'étranger pour de longues périodes. J'ai choisi le Mexique. Ce pays me permettait, entre autres, de travailler en français et en espagnol. Après avoir étudié pendant un an et demi à l'université de Puebla, à environ une heure de Mexico, j'avais la possibilité de faire un stage de 6 mois. J'ai donc répondu à une offre de la chambre de commerce et d'industrie pour entrer à l'ambassade de France à Mexico.

Ma candidature comportait plusieurs points forts : j'étais déjà sur place, je connaissais la langue et surtout la culture du pays. J'ai donc intégré le service commercial de l’ambassade. Il faut savoir qu'à côté du service « macro-économique » qui gère les grandes données chiffrées du pays et les relations avec le gouvernement français, il y a ce service « micro-économique », qui s'occupe de développer les liens commerciaux entre les entreprises françaises et mexicaines. Je me suis trouvé au coeur de la machine, c'était très riche. Il faut être capable d’aller discuter avec un ouvrier mexicain comme avec un chef d'entreprise.
 
"J'ai appris la prudence et la discrétion"

A l'heure où toutes les écoles de commerce enseignent plus ou moins la même chose, ce type de stage permet de travailler sur l’humain, de développer ses capacités d’adaptation. Je pense, par exemple, à la notion du temps qui est très différente en France et au Mexique. Dans une ville comme Mexico, qui compte la population de l'Ile-de-France et où les bouchons sont gigantesques, on ne peut pas gérer le temps de la même façon qu'en Europe.  Un retard de plusieurs heures n’a rien de dramatique.

En revanche, j'ai découvert énormément de choses sur le fonctionnement de l’ambassade. Dès le premier jour, on m'a expliqué qu'on n’utilisait jamais de clé USB, que les ordinateurs étaient changés régulièrement, que les disques durs étaient écrasés pour éviter la fuite d’informations. Cela apprend la prudence et la discrétion. J'ai également compris l’importance de la culture pour développer les relations commerciales. Les lycées français, les festivals de cinéma, les alliances françaises font des efforts énormes pour donner une belle image de la France et promouvoir sa culture. C’est une porte d’entrée essentielle pour l’économie. Nous travaillons ensemble pour faire réussir les actions de la France à l’étranger.
 
"Il faut sauter le pas, oser sortir de son confort"

De retour à Paris, un stage en ambassade est prestigieux, il montre que l'on est capable de s’adapter au secteur public ou privé, que l’on peut s'épanouir dans différents environnements. On est vu comme adaptable, mobile, capable de réagir aux changements. Par la suite, j'ai poursuivi un master en alternance dans les achats et je viens d’être embauché par la société avec laquelle je travaillais. A ceux qui hésiteraient à tenter leur chance, je dirais simplement qu'il faut sauter le pas, oser sortir de son confort pour une expérience qui sera toujours valorisée".

Mercredi 23 Mars 2016
Anne-Louise Sautreuil

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