Indiscrétions sur les formations et les métiers qui mènent vraiment à l'emploi
Dans le cadre du grand emprunt, Toulouse veut créer son Institut de recherche technologique pour booster l'innovation dans l'aéronautique et l'espace. Un projet d'investissements évalués à 1 milliard d'euros, et qui représente 10 000 emplois potentiels.
Dans l'aéronautique et le spatial, on n'a pas le choix. Seule l'innovation permanente permet de conserver le leadership sur des marchés soumis à une concurrence internationale constante.
D'où ce projet d'ampleur d'un Institut de recherche technologique de Toulouse (IRT). La région Midi-Pyrénées est pourtant déjà bien lotie en entreprises, dans le pôle de compétitivité mondial Aerospace Valley, et en centres de recherche (CNES, ONERA, CNRS...). La plupart des grandes écoles d'ingénieurs aéro y sont aussi installées (ISAE-Supaéro, ISAE-Ensica, ENAC).
Mais apparemment, ça ne suffit pas : "Les besoins de l'industrie midi-pyrénéenne n'ont pas été accompagnés par un développement suffisant de la formation supérieure et de la recherche", ont expliqué les promoteurs du projet le 1er juillet 2010 lors d'une conférence de presse. L'interface entre les entreprises et la recherche serait saturée. "Le couplage entre la recherche scientifique et l'industrie souffre de l'absence régionale d'un grand opérateur de recherche technologique, capable de réaliser des démonstrateurs pour valider la faisabilité, la fiabilité et les coûts d'une innovation". Autrement dit, il faut améliorer le passage entre la recherche et les applications technologiques.
D'où ce projet d'ampleur d'un Institut de recherche technologique de Toulouse (IRT). La région Midi-Pyrénées est pourtant déjà bien lotie en entreprises, dans le pôle de compétitivité mondial Aerospace Valley, et en centres de recherche (CNES, ONERA, CNRS...). La plupart des grandes écoles d'ingénieurs aéro y sont aussi installées (ISAE-Supaéro, ISAE-Ensica, ENAC).
Mais apparemment, ça ne suffit pas : "Les besoins de l'industrie midi-pyrénéenne n'ont pas été accompagnés par un développement suffisant de la formation supérieure et de la recherche", ont expliqué les promoteurs du projet le 1er juillet 2010 lors d'une conférence de presse. L'interface entre les entreprises et la recherche serait saturée. "Le couplage entre la recherche scientifique et l'industrie souffre de l'absence régionale d'un grand opérateur de recherche technologique, capable de réaliser des démonstrateurs pour valider la faisabilité, la fiabilité et les coûts d'une innovation". Autrement dit, il faut améliorer le passage entre la recherche et les applications technologiques.
Deux domaines de recherche
L'IRT de Toulouse (s'il obtient les financements nécessaires via le grand emprunt) deviendrait donc cet opérateur. Concrètement, il se traduirait par :
- la création de deux grandes plateformes de recherche (micro-nano systèmes et simulation numérique)
- le renforcement des laboratoires existants
- la création de 150 000 m2 d'immobilier d'entreprises
- un renforcement de la formation des ingénieurs, masters et docteurs dans ces domaines.
Tout ceci pour identifier et développer des "ruptures technologiques" qui permettront de prendre une longueur d'avance en matière d'innovation dans deux grandes directions :
1/ Sur les aéronefs et les plateformes satellitaires
La R&D porterait notamment sur les nouveaux matériaux, la mécanique, les micro nanotechnologies, la modélisation (simulation par calcul intensif). Il faut faire des avions moins lourds, plus silencieux, plus économes, et toujours plus sûrs, tout en respectant les réglementations. Chez Airbus, le successeur de l'A320, fabriqué en grande partie à Toulouse, est à inventer.
Spécialistes en physique, mathématiques, mécanique, informatique seront bienvenus.
2/ Les systèmes
Les systèmes embarqués de demain seront de plus en plus complexes : à base de micro-nano systèmes, de molécules-machines intégrés eux-mêmes dans des systèmes à l'architecture complexe. La R&D portera sur ces nano-systèmes, la conversion de l'énergie, la micro-propulsion, le génie logiciel, l'architecture des systèmes embarqués, les maquettes numériques.
Des experts en électronique, informatique, physique, chimie, mais aussi biologie ou biochimie seront mis à contribution.
La coordination de l'ensemble serait confiée au nouveau Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) "Université de Toulouse" qui rassemble :
- Les universités Toulouse I Capitole, Toulouse II Le Mirail, Toulouse III Paul Sabatier,
- les écoles d'ingénieurs : l'INP de Toulouse, l'INSA de Toulouse, l'ISAE, Purpan, Les Mines d'Albi-Carmaux, l'ENAC, l'Agro de Toulouse, l'ENIT de Tarbes,
- l'Ecole d'architecture de Toulouse
- l'Ecole Vétérinaire de Toulouse
- l'ESC de Toulouse
- l'IEP de Toulouse...
On saura début 2011 si le dossier toulousain est retenu (d'autres villes étant en lice pour créer leur IRT). En attendant, des orientations ou spécialisations en sciences et technologies dans les spécialités évoquées s'avèrent d'ores et déjà judicieuses.
L'IRT de Toulouse (s'il obtient les financements nécessaires via le grand emprunt) deviendrait donc cet opérateur. Concrètement, il se traduirait par :
- la création de deux grandes plateformes de recherche (micro-nano systèmes et simulation numérique)
- le renforcement des laboratoires existants
- la création de 150 000 m2 d'immobilier d'entreprises
- un renforcement de la formation des ingénieurs, masters et docteurs dans ces domaines.
Tout ceci pour identifier et développer des "ruptures technologiques" qui permettront de prendre une longueur d'avance en matière d'innovation dans deux grandes directions :
1/ Sur les aéronefs et les plateformes satellitaires
La R&D porterait notamment sur les nouveaux matériaux, la mécanique, les micro nanotechnologies, la modélisation (simulation par calcul intensif). Il faut faire des avions moins lourds, plus silencieux, plus économes, et toujours plus sûrs, tout en respectant les réglementations. Chez Airbus, le successeur de l'A320, fabriqué en grande partie à Toulouse, est à inventer.
Spécialistes en physique, mathématiques, mécanique, informatique seront bienvenus.
2/ Les systèmes
Les systèmes embarqués de demain seront de plus en plus complexes : à base de micro-nano systèmes, de molécules-machines intégrés eux-mêmes dans des systèmes à l'architecture complexe. La R&D portera sur ces nano-systèmes, la conversion de l'énergie, la micro-propulsion, le génie logiciel, l'architecture des systèmes embarqués, les maquettes numériques.
Des experts en électronique, informatique, physique, chimie, mais aussi biologie ou biochimie seront mis à contribution.
La coordination de l'ensemble serait confiée au nouveau Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) "Université de Toulouse" qui rassemble :
- Les universités Toulouse I Capitole, Toulouse II Le Mirail, Toulouse III Paul Sabatier,
- les écoles d'ingénieurs : l'INP de Toulouse, l'INSA de Toulouse, l'ISAE, Purpan, Les Mines d'Albi-Carmaux, l'ENAC, l'Agro de Toulouse, l'ENIT de Tarbes,
- l'Ecole d'architecture de Toulouse
- l'Ecole Vétérinaire de Toulouse
- l'ESC de Toulouse
- l'IEP de Toulouse...
On saura début 2011 si le dossier toulousain est retenu (d'autres villes étant en lice pour créer leur IRT). En attendant, des orientations ou spécialisations en sciences et technologies dans les spécialités évoquées s'avèrent d'ores et déjà judicieuses.
Profil
Michèle Longour
Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...
Une enquête de l'Association des ingénieurs et scientifiques de France révèle que 18% des diplômés d'école d'ingénieurs en 2009 sont encore en recherche d'emploi en avril-mai 2010 !
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