Actuaire : chiffrer les risques dans les assurances


Tags : débouchés


C'est un débouché passionnant pour les matheux et les passionnés de stats. L'actuaire est celui qui calcule les risques et fixe les tarifs des contrats d'assurance. Un métier très technique que les assureurs s'arrachent.



Un métier d'entreprise qui allie les maths et la finance.
Un métier d'entreprise qui allie les maths et la finance.
"Les actuaires sont si peu nombreux sur le marché du travail, que dès que nous recevons un CV, nous recevons le candidat en entretien", indique un recruteur de Groupama, grande société d'assurances. Est-ce parce que le métier d'actuaire est peu connu que l'on en manque ainsi ?

Le secteur de l'assurance est déjà l'un de ceux qui recrutent le plus depuis 2005. Et l'actuariat, cette spécialité qui consiste à chiffrer les risques assurés, à évaluer les tarifs des différents contrats, à calculer les seuils de rentabilité, exige une véritable expertise technique et une formation longue.

Mais le métier peut constituer un débouché intéressant pour des matheux qui se sentent attirés par le monde de l'entreprise. Il accueille volontiers les jeunes diplômés, qui commencent souvent par des postes de chargé d'études statistiques avant de devenir actuaire comme Anne-Laure dans la vidéo ci-dessous.



Débouchés et salaires

Les perspectives d'emploi sont donc excellentes et conduisent à des postes de cadres en société d'assurances dans des services d'actuariat ou d'études.

Les salaires sont confortables : de 30 000 à 40 000 euros annuels en moyenne pour des actuaires juniors de moins de 30 ans.

Et après ? Les sociétés d'assurances étant de grands groupes, les possibilités d'évolution sont nombreuses vers des postes de responsable technique de produits d'assurance, de service d'études, etc. En fait, cela dépend aussi de votre profil. "Il ne faut pas oublier que ce métier exige des compétences techniques pointues, mais aussi des qualités de communication car l'actuaire travaille sans cesse avec les autres services, marketing, commercial, financier", rappelle Philippe Mosnier, du département emploi-formation de la Fédération française des sociétés d'assurances.

Quelles formations pour devenir actuaire ?

Au départ, mieux vaut avoir un profil scientifique du type bac S, puis avoir fait des études (en fac, IUT, CPGE, école) comportant des maths et des statistiques : maths, gestion, économétrie, finance, licence "Mathématiques appliquées aux sciences sociales" (Mass), statistiques, éventuellement informatique. Un diplôme d'ingénieur ou d'école de commerce (de niveau bac +5) peut aussi être complété par une formation technique.

Il faut en effet décrocher ensuite un diplôme (master ou mastère ou MBA selon le niveau d'entrée) qui doit être reconnu par l’Institut des actuaires. Dix lieux de formation (en université, grande école ou école spécialisée) sont reconnus. Certains sont accessibles à niveau bac +2, d'autres à bac+3 ou bac+4 ou bac +5  :
- l'Institut de science financière et d'assurances de l'université de Lyon (ISFA) : diplôme d'actuaire
- l'Institut de statistiques de l'université de Paris (ISUP) : diplôme de statisticien, mention actuariat
- l'Université Louis Pasteur de Strasbourg : diplôme universitaire d'actuaire (DUAS)
- l'Euro-Institut d'actuariat de l'université de Brest (EURIA) : master 2 d'actuariat
- l'Université Paris Dauphine : master 2 d'actuariat
- l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (Ensae) : mastère spécialisé
- l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) : mastère spécialisé de l'Essec, Finance & Asset management
- le Conservatoire national des Arts et Métiers (Cnam) : master 2 d'actuariat
- le Centre d'études actuarielles (CEA) : diplôme du Centre d'études actuarielles
- le Collège des ingénieurs : MBA d'actuaire

Commencer par une formation courte ?

C'est toujours possible de démarrer après le bac par des études déjà professionnalisantes dans le secteur des assurances, puis d'embrayer avec les formations indiquées plus haut. On peut faire par exemple :

- la licence d’économie spécialisée en statistique et traitement des données en assurance et santé
de l'Institut des risques industriels, assurantiels et financiers (Iriaf) de l'université de Poitiers, débouche sur un bac+3.

- les licences ou masters de l'Enass, Ecole nationale des assurances, ou de l'Ifpass pouvant être poursuivis par le master du Cnam en double cursus

- le BTS assurance, à faire après le bac. Un très bon niveau sera toutefois nécessaire pour permettre une poursuite d'études, surtout dans l'actuariat où les maths sont au centre des programmes.

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1 Décembre 2010

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