Cigarette électronique : une grande enquête est lancée


L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) lance une enquête à grande échelle pour mieux connaître les vapoteurs. Ils seraient près d'un million en France à avoir adopté la cigarette électronique.




La cigarette électronique connaît un succès grandissant, en France comme dans le monde, mais son usage pose encore bien des questions.

C'est pourquoi l'Inpes a annoncé le 6 janvier 2014 le lancement d'une grande enquête pour mieux connaître les utilisateurs français. Cette enquête se poursuivra jusqu'au second trimestre 2014, et ses résultats seront connus au troisième trimestre.

Il existe déjà des enquêtes européennes sur les fumeurs, pardon, les "vapoteurs, mais elles portent sur des échantillons restreints. Cette fois, l'enquête de l'Inpes va concerner 15.000 personnes de 15 à 75 ans, et représentatives de la population française.

Quels sont les principaux utilisateurs? Sont-ils tous fumeurs ou anciens fumeurs? Combien sont-ils? Quels types de cigarettes électroniques consomment-ils : avec nicotine, sans nicotine ? A quel rythme ? Voilà les questions auxquelles l'enquête permettra de répondre.

La e-cigarette interdite aux mineurs par principe de précaution

La grande taille des échantillons de l'enquête permettra l'étude de groupes particuliers (jeunes, chômeurs....) et "ainsi d'identifier les populations et les secteurs sur lesquels il est nécessaire d'orienter l'action, mais aussi, a posteriori, d'évaluer si ces actions ont porté leurs fruits", indique l'Inpes.

L'une des grandes questions posées par la e-cigarette est de savoir si elle est efficace pour s'arrêter de fumer. Les quelques enquêtes consacrées au sujet semblent montrer qu'elle l'est au moins autant que les patchs.

Des substances cancérigènes dans les vapeurs émises ?


Reste à savoir aussi si les produits de substitution utilisés pour parfumer et produire la vapeur n'ont pas d'effets nocifs sur la santé. On sait que la e-cigarette ne contient ni tabac, ni goudrons, ni monoxyde de carbone. Mais son innocuité n'a pas non plus été prouvée. Une première enquête sur les risques de la cigarette électronique lancée par le ministère de la Santé a conduit à des résultats mitigés (souvent contradictoires).

Par mesure de prudence, le gouvernement français a donc choisi en juin 2013 d'en interdire la vente aux mineurs. Sa publicité est aussi interdite, comme celle du tabac.

En septembre 2013, le magazine 60 Millions de consommateurs a révélé suite à des tests que les vapeurs émises contenaient des substances potentiellement cancérigènes.

Pourtant, environ dix millions de Français, soit près d'un Français sur cinq, l'ont déjà testée, selon une enquête Ipsos réalisée pour la chaîne de magasins Clopinette, rendue publique le 2 décembre 2013.

Et l'on note que l'enquête de l'Inpes interrogera des consommateurs mineurs de 15 à 18 ans. Les pouvoirs publics sous-entendent ainsi que leur interdiction n'est pas respectée...



Rédigé par la rédaction le Mardi 7 Janvier 2014
Dans la même rubrique :