chausson et potiron
 
devenir maman...

Béatrice Massenet est partie à la rencontre de ces femmes politiques, élues ou nommées au gouvernement, mais aussi , compagnes, épouses, mères, soeurs. Comment s'organisent-elles au quotidien? Comment gèrent-elles les réunions de parents d'élèves et leur garde-robe? Comment partagent-elles leur vie publique et le temps consacré à leur famille, leurs amis? Qu'est-ce qui les aide à tenir dans cette arène encore très masculine?


" Et qui va garder les enfants ? " de Béatrice Massenet
Vie publique vs vie privée

Derrière ce titre osé, qui reprend la petite pichenette de M.  Fabius au moment de l'annonce de candidature de Ségolène Royal aux dernières éléctions présidentielles, Béatrice Massenet pose une question qui n'en est pas moins réelle.  Ces personnages politiques hyperactifs aux agendas boulimiques se trouvent toutes devant des choix souvent déchirants au regard de leur vie de famille, on ne pas nier que pour une femme c'est encore plus délicat.

Comment prendre place dans le débat publique et le managment de la république tout en conservant une vie qui témoigne d'un sens réel de l'humanité , dans sa vie , la vraie ...?

Toutes, sans exceptions, se renvendiquent comme des femmes de terrain et certaines comme Mme Bachelot ne souffrent pas qu'on ose insinuer le contraire. Même si, en fin d'entretien, elle présente avec un poil de mépris, ses anciennes amies qui ont consacré leur vie à leur famille,  comme de dadames en dehors du coup ...

Pour Martine Aubry , "Cela représente quand même un énorme sacrifice de liberté qui vous prive des choses essentielles" elle qui dans les années à venir voudrait dégager du temps pour elle, pour ceux qu'elle aime. On comprend mieux qu'elle ne semble pas se précipiter avec conviction dans la course à la présidentielle...

L'ancien garde des sceaux Rachida Dati avoue que sa fonction l'a coupée des siens et de ses amis. Et puis on sent chez elle que l'opportunité de construire une famille sera décisif  "la vie personnelle de Nathalie Kosciusko-Morizet n'entravera jamais sa vie politique, moi si."  Pour certaines c'est un passage, pour d'autre un sacerdoce. Servir la mère patrie, c'est ce qu'à choisi La grande dame, Christine Lagarde, quand elle a choisi de quitter le privé et la retraite en or promise par son cabinet américain.

Pas facile de faire avancer les choses sans en payer le prix pour les autres. A travers ces visages qui laissent parfois tomber leur garde quelques minutes, on perçoit qu'elles ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Les postes en politique sont plus ou moins techniques et prenants. Leurs origines sociales ou politiques , ainsi que  l'ambition imposent aussi des coefficients de liberté variables!  Pour faire son chemin, il faut connaître les codes, et avoir de bons appuis, dans le milieu bien sur, mais chez soi surtout ! Derrière chaque femme politique, un compagnon un mari qui prend sur lui et qui soutient, et parfois même, des cousines, des soeurs qui prennent le backoffice en main, c'est le cas de Fadela Amara, par exemple.

Certaines, beaucoup, sont tombées dedans enfants,elles ont cela dans le sang,  c'est le cas de Martine Aubry , Nathalie Kosciusko-Morizet (surnommée NKM), Roselyne Bachelot, Marine Lepen. D'autres, par conviction, souvent lancée grâce à leur vie associative: Fadela Amara, Cécile Duflot, ...pour ces dernières c'est l'anthousiasme et le combat qui leur donne la niaque pour tenir le ryhtme de cette vie éprouvante. 


" Et qui va garder les enfants ? " de Béatrice Massenet
Féminisme ou féminité?

Féministes, il y a celles qui ne l'étaient pas et qui le sont devenue, et celle qui se sont battu pour les femmes et qui en sont revenues.

"'On devient un peu féministe en politique, on est obligé... quand on entend les hommes dire "y'en a marre de ces histoires de bonnes femmes , ça énerve..." poursuit la maire du 7éme arrondissement parisien. Chantal Jouanno l'est de plus en plus , alors que plus jeune elle refusait ce terme et elle regrette que les femmes s'autolimitent.
NKM se moque de la la féminisation des titres quand Anne Hidalgo y tient beaucoup et affirme que la vraie différence avec les hommes politiques est là  : "On a été obligées de d'avoir des stratégies qui passent par l'affirmation de sois. Mais on le fait de façon subtile."
Certaines le sont par conviction. Inutile de présenter Fadela Amara , fondatrice du mouvement "ni pute ni soumise". Un parcours hors du commun , une lionne dans l'arène c'est un peu comme cela qu'elle se livre. "Je viens d'un milieu où ce qu'on obteniat , c'était toujours à l'arraché. J'ai l'habitude de me battre et je le ferai toute ma vie." Véhémente, mais femme et de plus en plus , la politique lui apprend à prendre soin de son image , ça la rend touchante. "Je suis quelqun de très sensible, même si cela ne se voit pas , mais de très dur aussi. Je suis capable de tout. Je suis une idéaliste. "  (...) Moi je me battait sur des choses quotidiennes, contre le mariage forcé, pour le droit de se maquiller(...) mais ça les socialistes et les féministes ne voulaient pas l'entendre... "

La féminité, oui mais pas forcément dans l'apparence.
Roseline Bahcelot et NKM confient choisir de tenues plus sobres qu'à leur goût pour ne pas attirer l'attention des gens sur leur apparence au dépende de leur discour.
Cécile Dufflot a confié sa garde-robe à son mari. Martine Aubry reste sobre et assure ne pas s'être relookée , (non, non !!) même si elle avoue aimer faire ses courses à New york (et ah Monop' , biensûr !) Presque aucune ne serait habillée par des couturiers ou ...très exceptionnellement ! Et puis surtout, ... les pantalons c'est plus pratique. Il faut dire qu'une jupe à la mauvaise longeur, une mauvaise position peut causer beaucoup de tort! Ces messieurs n'ont pas ce problème.
Christine Lagarde   livre un tutoriel qu'on pourrait intituler: " Comment faire une valise (de cabine) en 30 secondes ?"  :Un pantalon, deux chemisiers dont un, "casual" et une veste qu'elle porte sur sa robe,les trucs en plus : une trousse de toilette déroulante, elle met ses collants dans les chaussures pour gagner de la place et a choisi un rouge à lèvre Guerlain parce qu'il a un miroir incorporé ... une pro du business travel...




" Et qui va garder les enfants ? " de Béatrice Massenet
Epouse,  maman c'est possible ?

Quelques unes ont connu des rupture face à cette vie qui ne laisse pas si disponible.
A Chantal Juanno, on  a dit qu'en politique il ne fallait pas parler de la famille . Elle revendique pourtant cette liberté.
Ce qui déplaît à NKM ce sont les choses vaines, "souvent je suis dans des réunions qui n'ont d'autres finalités que de rassembler des gens qui s'écoutent parler. Ou des gens qui ont un rapport de pouvoir vaniteux, concentré exclusivement sur eux-même. Et je me dis:"Voilà , tout ce temps , c'est du temps arraché à mes enfants pour rien." Ce sont des satisfactions telles que le Grenelle de l'environnement qui la pousse à continuer.
Chantal Juanno a une nounou parfaite pour la semaine et une autre occasionnelle pour le week-end, la fille de Nadine Morano est éleve par ses grands-parents. Le dimanche au déjeuner rituel reste cependant sacré.
Marine Le Pen qui a pourtant souffert de son enfance d'homme politique, a naturellement pris la relève, et protège ses enfants. Elle s'organise pour être le plus présente possible. "J'essaie d'attirer le monde chez moi , comme ça je vois les enfants. Même si je travaille, je suis là physiquement. " (...) "On culpabilise quand on a des enfants petits". C'est la seule qui ose l'avouer.Elle case ses réunions de week-end quand les enfants sont chez leur père. "Dans mon entourage tout le monde sait que le deuxième et quatrième week-ends du mois , je ne suis pas dispo. Sauf pendant les périodes d'éléction."
Quant à Valérie Pécresse, elle confie : "Je partais à 6 heures chaque matin, je rentrais à minuit tous les jours, et les week-ends c'était pire. Je pense que mes enfants en ont pas mal souffert. Je m'en rends compte seulement maintenant (...). "
Pour cela elles sont unanimes. Elles ont toutes trouvé un équilibre qui repose sur une organisation milimètrée , mais en période d'élections...

" Et qui va garder les enfants ? " de Béatrice Massenet
Pour faire de la politique il faut une vie saine, et après ?
Avant il y a pour la plupart une hygiène de vie impécable. La sobriété est de rigeur et les mondanités chronofages même s'il faut savoir réseauter. Christine Lagarde ne boit pas une goute d'alcool !Roselyne Bachelot fait 45 minutes de sport quotidiennement et range tout son appartement avant de partir au bureau. Chantal Juanno qui a été championne de Karaté suit toujours des entraînements de Kata, mange bio et roule vélo élétrique.

 Bon tout cela c'est bon pour l'image, mais à part l'historique de leur parcours politique, le montant de leurs indémnités et leur couturier préféré, ces dames ne se livrent pas vraiment. Certaines avertissent directement qu'elle ne joueront pas le jeu, la vie privée est  chasse gardée. La lecture de ces entretiens nous laisse découvrir certaines de leur blessures, car les attaques sont nombreuses, et elles le savent, elle ont choisi le front. Un solidarité féminine? A part quelques déjeuner entre femmes ministres et quelques sms nous dit Rachida Dati, "une solidarité politique ponctuelle mais pas plus" confirme Chantal Juanno.
La parité se montre, elle brille par ses exceptions publiques,  mais la place faite aux femmes est à la mesure de ce qu'elle savent sacrifier.

Rédigé par Milène Rapp le Mercredi 1 Juin 2011 à 12:51

Regarde, écoute !

Commentaires (0)



Profil
Milène Rapp
Milène Rapp
Je partage à qui veut bien, astuces, outils d'organisation, bons plans dressing, sorties, éveil, littérature jeunesse, infos, billets d'humeur ...
Devenir maman c'est peut-être naturel, mais ensemble, c'est plus facile !



Recherche

Vie perso - vie pro des 16-25 ans





RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile


referencement gratuit - bonbons enfants - rencontre - créer une sci