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Le 22 février 1857 naissait Robert Baden Powell, c'est aujourd'hui une belle occasion pour les millions de scouts à travers le monde de célébrer l'unité au coeur du plus grand mouvement de jeunes au monde. Présentation de cette figure qui a choisi de faire confiance aux jeunes !


Baden Powell, la confiance offerte aux jeunes.


Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell, dit « BP » (prononcer Bipi), est né le 22  février  1857 dans le quartier de Paddington à Londres. Il est le 12e des 14 enfants (dont 3 morts en bas âge) du Révérend Baden Powell, professeur de mathématiques à l'université d'Oxford, et d'Henriette Grace Powell.  Son père meurt alors qu'il n'a que 3 ans.
Baden-Powell est un adepte de l’école buissonnière et se cache régulièrement dans le bois derrière l’établissement scolaire. Il y développe son sens de l’observation. Ses frères l’emmènent régulièrement explorer la campagne, camper et naviguer.
Il n'a jamais été un très bon élève et rate ses examens d’entrée à l'université. Il se présente alors à l’école militaire et obtient la seconde place au concours d’entrée, à 19 ans


Il a une brillante carrière militaire, respecté et obéi parce qu’il est un chef qui donne l'exemple.


Il intègre le 13e Hussards, un régiment de cavalerie, et est dispensé de suivre les stages de l'école d'officiers. En 1877, il est envoyé comme sous-lieutenant en Inde (alors colonie britannique). C'est pendant ses loisirs qu'il s'intéresse plus particulièrement au travail des éclaireurs, et qu'il se rend compte de leur importance dans les opérations militaires.

À l'âge de 26 ans, il est promu capitaine. Son régiment est déplacé en Afrique du Sud, où il a l'occasion d'entrer en contact avec des « éclaireurs » indigènes pour lesquels il a beaucoup d'admiration. Il se perfectionne ainsi dans l'art de l'approche et de l'exploration. C'est en Afrique qu'il a pour la première fois la possibilité de former des éclaireurs militaires selon ses méthodes : il les forme en petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d'un chef, et attribue aux plus méritants un insigne dont le dessin s'inspire du point Nord de la boussole, très similaire à ce qui deviendra le badge du scoutisme mondial.

Il a une brillante carrière militaire, respecté et obéi parce qu’il est un chef qui donne l'exemple. Il passe par les Indes où il devient, entre autres, instructeur, l’Afghanistan, les Balkans, Malte, la Russie (comme agent de renseignement ) et surtout l'Afrique du Sud.
L'événement qui le rend célèbre dans tout l'empire britannique est le sauvetage de la petite ville de Mafeking en 1899, durant la seconde Guerre des Boers (des colons d'origine hollandaise établis en Afrique du Sud sous le nom d'afrikaners). Avec beaucoup d'astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui est assiégée pendant 217 jours par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il utilise les jeunes de la ville comme estafettes (pour transmettre des messages à pied et à vélo), comme observateurs, sentinelles ou éclaireurs (cf. siège de Mafeking ).

À la libération de la ville, le 16  mai  1900, il est acclamé comme un héros et nommé major-général (équivalent du grade français de général de division ). Il prouva que des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu'on leur fasse confiance. Il publie ses observations sous le nom de Scouting (L’art des éclaireurs) dans un petit fascicule destiné aux militaires appelé : Aids to scouting. Promu au rang de "Lieutenant General" en 1907, c'est-à-dire général de corps d'armée, il prend le commandement d'une unité de l'armée territoriale britannique, alors en cours de formation. En 1910, il fait valoir ses droits à la retraite afin de mieux se consacrer au scoutisme.

« À la fin de ma carrière militaire, dit Baden-Powell, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires. »


À son retour au Royaume-Uni, il est accueilli triomphalement. Il constate que Aids to scouting a un immense succès auprès des garçons britanniques et est utilisé par des éducateurs. Il reçoit même beaucoup de courriers de garçons lui demandant des conseils. Marqué par la jeunesse britannique des quartiers désœuvrés, souvent en mauvaise santé et délinquante, il décide de mettre en pratique tous les principes qu’il a observés à la guerre au service de jeunes garçons et dans une optique de paix. En 1896, Frederick Russell Burnham avait enseigné des techniques de survie à Robert Baden-Powell, devenant ainsi l'une des sources d'inspiration de la création du scoutisme.

« À la fin de ma carrière militaire, dit Baden-Powell, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix  ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires. »
Il rencontre Ernest Thompson Seton.


Les bases du scoutisme sont posées

En 1907, alors âgé de 50 ans, il organise un camp de quinze jours avec une vingtaine de garçons de différentes classes sociales sur l'île de Brownsea. Il y teste ses idées d'éducation par le jeu, d'indépendance et de confiance. Il inaugure ce camp le premier août à huit heures en soufflant dans sa corne de koudou.
À la suite de ce camp, Sir William Smith (fondateur des boy’s brigade) lui demande d’écrire un ouvrage sur la manière dont le scouting pouvait être adapté à la jeunesse qu’il appelle : Scouting for boys (Éclaireurs ).
Avec ce livre, il tente de lancer un nouveau mouvement autonome. Il crée la base du scoutisme avec les cinq buts :
  1. Santé ;
  2. Sens du concret ;
  3. Personnalité ;
  4. Service ;
  5. Sens de Dieu.
Faire de son mieux.
 
Ainsi que les dix articles de la loi scoute et la promesse scoute qui n'imposent aucune interdiction mais proposent une hygiène de vie que chaque adhérent promet d’essayer de mettre en pratique (faire de son mieux).
C’est en 1909, que les premières compagnies de guides apparaissent organisées par Agnès Baden-Powell.

En 1910, il différencie trois classes d’âge :
  1. Les Louveteaux (8-11 ans) ;
  2. Les Éclaireurs (12-17ans) ;
  3. Les Routiers (17 ans et plus).


Baden Powell, la confiance offerte aux jeunes.
La mission spécifique des filles
 
En 1918, il publie une revue intitulée Girl guiding edition. Il appelle le mouvement féminin les Guides plutôt que scoutes ou éclaireuses car il estime que leur rôle n’est pas d’éclairer mais de guider. « Une femme qui est capable de se tirer d’affaire toute seule est respectée aussi bien par les hommes que par les femmes. Ils sont toujours prêts à suivre ses conseils et son exemple, elle est leur guide. »
En 1910, sur les conseils du roi du Royaume-Uni Édouard VII, il démissionne de l’armée pour prendre la direction du mouvement qu’il vient de lancer.

En 1912, il se marie avec Olave Saint Claire Soames, qui devient Chef-guide mondiale.

Le mouvement prend vite beaucoup d'importance, et se développe dans de nombreux pays du monde. Le Jamboree de 1920 réunit pour la première fois des scouts de 21 pays. Baden-Powell y fut nommé World Chief (chef scout mondial).
En 1927, il est anobli par le roi George V. Il prend le nom de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom d'une propriété qu'il a reçue de la famille McLaren pour en faire un centre de formation des chefs.


Aujourd'hui, il y a plus de 28 millions de scouts et 10 millions de guides dans plus de 216 pays du monde entier.



Rédigé par Milène Rapp le Vendredi 22 Février 2013 à 10:59



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