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Indiscrétions sur  les formations et les métiers qui mènent vraiment à l'emploi


Tuyaux sur les formations et les métiers qui mènent vraiment à l'emploi





Le déploiement de la fibre optique d'ici 2022 va mobiliser une armée de techniciens dont beaucoup devront être recrutés. D'autre part les départs en retraite créent un appel d'air sur les métiers de l'installation des réseaux électriques aériens et souterrains.


Techniciens du génie électrique : de gros recrutements en vue
Pour atteindre les objectifs du plan France très haut débit (100% des foyers français couverts par le très haut débit d'ici 2022), les entreprises d'installation électrique vont devoir mobiliser une armée de techniciens.

C'est ce qu'établit un rapport sur l'emploi lié à l'arrivée de la fibre optique (à télécharger ci-dessous) : le nombre d'emplois à mobiliser devraient passer de 2250 en 2013 à plus de 19 250 en 2022. Il s'agit en effet de rendre raccordables plus de 24 millions de logements et d'assurer le raccordements de foyers qui auront souscrit un abonnement FttH.

Bien sûr, les entreprises utiliseront la mobilité interne, mais il leur faudra aussi recruter et former.


Des postes de techniciens installateurs

Pour les jeunes qui envisageraient une orientation ou les adultes en recherche d'emploi ou en reconversion, il est donc intéressant d'identifier les métiers sur lesquels se feront les recrutements.

Globalement, les plus gros effectifs seront recrutés sur des postes d'opérateurs et de techniciens, sur des niveaux de formation du bac pro au BTS... Deux grandes familles de métiers devront en effet gonfler considérablement leurs effectifs :

- Les métiers des "travaux sur la colonne". il s'agit des professionnels qui réaliseront les travaux de fibrage dans les immeubles : poseurs, tireurs de fibre, soudeurs, raccordeurs (ou soudeurs optiques), techniciens de raccordement (ou techniciens fibre optique), responsables de chantier...

- les métiers du raccordement chez l'abonné : ce sont les professionnels qui réaliseront la pose finale de la fibre chez l'abonné (jusqu'au point de raccordement dans le cas de maisons).


Qui les entreprises vont-elles recruter ?

Leur souhait est d'embaucher des personnes ayant "une connaissance du bâti et/ou des installations électriques" et notamment :
- des jeunes à l'issue de leur formation en alternance (en électrotechnique, courants faibles)
- des électriciens ayant l'expérience du chantier
- des intérimaires.

Trois diplômes de l'enseignement professionnel public sont spontanément cités par les recruteurs (toujours d'après l'enquête évoquée ci-dessus) :

- le bac pro ELEEC (électrotechnique, énergie, équipements communicants) ;
- le bac pro SEN (systèmes électroniques et numériques) ;
- dans une moindre mesure le BTS électrotechnique.

En effet le référentiel de ces trois diplômes a été enrichi depuis 2012 d'un socle "fibre optique" à la demande des entreprises.


Se former en apprentissage : un bon plan

Toutefois les entreprises soulignent leur souhait de former leurs techniciens sur le terrain, en particulier par la voie de l'apprentissage. C'est donc un très bon plan pour des jeunes qui seraient attirée par ce secteur de viser ces diplômes et de les préparer en alternance.

Pour les adultes, des formations continues vont être lancées et on les proposera aux demandeurs d'emploi. Des plateaux techniques de formation vont être installés dans les régions.

Rens. : www.objectif-fibre.com/


Monteur réseaux : un autre métier "en tension"

Techniciens du génie électrique : de gros recrutements en vue

Mais l'installation de la fibre optique n'est pas le seul motif pour lequel les entreprises vont accélérer les recrutements dans ces métiers.

Pour compenser d'importants départs en retraite, elles vont aussi avoir besoin de recruter sur le métier de "monteur réseaux", qui consiste à construire, entretenir et réparer les réseaux de distribution d’énergie électrique aériens et souterrains.

Ce travail s'effectuant en basse et haute tensions, en milieu rural ou urbain, il requiert une qualification spécifique. "Face aux pertes de compétences liées à la pyramide des âges, la formation des nouvelles générations au métier de monteur réseaux aéro-souterrains est indispensable pour renouveler le personnel qualifié", explique Christophe Thiebaut, conseiller Réseaux du SERCE (le syndicat des entreprises de génie électrique) de la région Nord Pas-de-Calais.


Une mention complémentaire

Les formations généralement proposées ne correspondant pas totalement aux besoins, des entreprises (Satelec, Vinci Energies, Inéo et Eiffage), une nouvelle formation a donc été lancée sous leur impulsion dans le Nord Pas-de-Calais.

Il s'agit d'une 'mention complémentaire", "Techniciens en réseaux électriques" (monteurs réseaux aéro-souterrains) qui sera ouverte à des jeunes, titulaires du brevet professionnel (BP) ou d'un bac professionnel "Électrotechnique et maintenance, sous statut scolaire ou en contrat de professionnalisation.

La formation est dispensée au lycée Professionnel Pierre Mendès France de Saint-Pol-sur-Ternoise (62) sur un an, une grande partie se déroulant en entreprise.
Les débouchés sont assurés sur un métier porteur... La preuve ? Le plateau technique a été en partie financé par les entreprises comme Cofely Ineo, Eiffage Energie, Citeos - groupe Vinci Energies - et Satelec.

Pour des jeunes ou des moins jeunes qui souhaiteraient s'orienter vers des métiers de techniciens de terrain, l'installation électrique est donc un bon filon...

Pour en savoir plus :
www.serce.fr/
www.metiers-electricite.com/

Rédigé le Vendredi 10 Juillet 2015 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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