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L'ESILV, école d'ingénieurs généralistes, annonce l'ouverture d'un département "Nouvelles énergies". L'occasion de faire le point sur les débouchés des énergies renouvelables.


Nouvelles énergies : les débouchés vont monter en puissance
L'ESILV, école d'ingénieurs du Pôle universitaire Léonard de Vinci (Paris-La Défense), a annoncé le 22 septembre la création d'un département Nouvelles énergies : cette majeure sera enseignée durant deux ans pour former les futurs ingénieurs aux problématiques du défi énergétique.

Au programme : de  l'énergie, de la mécanique, de l'informatique voire de la finance "afin de proposer des solutions innovantes s'appuyant  sur les technologies numériques".
"Les étudiants seront formés aux notions essentielles de la transition énergétique telles que la conduite du changement, le développement durable et le financement sur le marché de l'énergie", précise Pierre Courbin, responsable de ce nouveau département.


Se former dans une filière énergies renouvelables ?

Nombre d'écoles d'ingénieurs ont certes déjà une spécialisation dans l'énergie, toutefois ici, l'accent sera mis sur la fameuse "transition énergétique" et cela me permet de refaire le point sur les énergies renouvelables : oui ou non, constituent-elles un gisement d'emplois ? Et cela vaut-il la peine de miser sur ce type de filière ?

Le solaire et l'éolien, sur lesquels nombre de PME avaient parié, ayant subi un sérieux coup de frein, on peut s'interroger sur la pertinence d'un tel choix d'orientation.


Les énergies fossiles recrutent encore beaucoup

D'autre part en 2014, le gisement d'emplois pour les métiers de l'énergie est encore clairement du côté des énergies fossiles, pétrole et gaz.

Total (malgré des résultats en baisse) recrute toujours des techniciens superviseurs de puits, des ingénieurs forage juniors, des ingénieurs d'exploitation sur plate-forme. GrDF embauche également massivement, du niveau bac pro à bac+5.


Le nucléaire reste également porteur pour l'emploi

Le gouvernement s'est certes engagé à réduire la part du nucléaire de 75% à 50% de l'électricité produite en France d'ici 2025. Mais la filière se développe à l'international.
D'autre part, elle est confrontée à des départs en retraite massifs d'ici 2017, à la mise en service de l'EPR de Flamanville, et aux travaux de rénovation ou de démantèlement de centrales : EDF doit donc continuer à recruter massivement, d'autant que la France connaît une certaine pénurie de jeunes diplômés scientifiques et techniques.


Energies renouvelables : une montée en puissance d'ici 2020

Les offres d'emploi des filières "nouvelles énergies" sont donc actuellement encore loin derrière. Toutefois il devrait y avoir une montée en puissance, le Grenelle de l'environnement ayant prévu que la consommation énergétique française serait pourvue à 23% par les énergies renouvelables en 2020. Le syndicat des énergies renouvelables prévoit donc la création de 125 000 emplois d'ici 2020.

L'implantation de champs d'éoliennes offshore le long du littoral français devrait ainsi créer beaucoup d'emplois directs et indirects, et cela dans des métiers variés : énergéticiens, électriciens, mécaniciens, électroniciens, hydroliciens, spécialistes de l'environnement, etc.

Choisir un cursus d'étude dédié aux EnR est donc un bon choix, surtout si l'on peut faire montre d'une vraie motivation et que l'on choisit bien ses stages dans ce domaine.


Qui sont et seront les recruteurs ?

Encore et toujours les grands groupes du secteur qui jouent la carte du mix énergétique : Areva ne fait pas que du nucléaire, il développe aussi l’éolien, les bioénergies, le solaire et l’hydrogène. Total investit dans le solaire et la biomasse, EDF Energies nouvelles fait de l'éolien, des énergies solaires et marines, et GDF Suez est numéro deux dans l'hydraulique et parmi les leaders de l'éolien.

Mais à énergies nouvelles entreprises nouvelles. La filière abrite un grand nombre de PME et même de TPE. Environ 150 PME sont spécialisées dans l'éolien (production de composants, maintenance, ingénierie), et on en compte une centaine dans le solaire photovoltaïque. Et il ne faut pas oublier non plus les nombreux bureaux d'études thermiques et les cabinets de conseil qui offrent des services en efficacité énergétique.

Des startups se lancent aussi sur des projets innovants comme les réseaux de distribution intelligents (smart grids) et les compteurs intelligents (smart meters), de nouveaux métiers à la croisée de l'informatique, de l'énergie et des télécoms.


Comment bâtir son projet ?

Comme toujours, une bonne préparation en amont doit permettre aux plus jeunes d'anticiper pour découvrir les filières, bien choisir leur spécialisation et se bâtir un parcours cohérent avec des stages.

Le Réseau pour la transition énergétique a lancé pour les jeunes au niveau européen un site d'orientation spécialisé : www.rescompass.org
On peut y découvrir tous les parcours de formation et aussi s'auto-évaluer via un "test d'orientation" qui indique les métiers des énergies renouvelables les plus adaptés à chacun.

Rédigé le Mercredi 24 Septembre 2014 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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