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Incroyable mais vrai. Dans la métallurgie, la filière des métiers de la chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle est en plein développement. Elle recruterait 5000 personnes par an, du niveau ouvrier à ingénieur.


Métallurgie : tu seras chaudronnier, mon fils !
Encore une filière oubliée et surtout, victime de son image. Le travail du métal évoque la chaleur suffocante des hauts fourneaux, les usines à la Zola et les plans sociaux de la sidérurgie lorraine.

Pourtant la métallurgie en France continue de recruter : il y a certes eu des (grosses) pertes d'emplois, mais le secteur s'est restructuré comme une industrie de pointe. On travaille aujourd'hui toutes sortes de métaux, de l'acier au titane, sur des machines de plus en plus performantes, souvent dans des PME qui fournissent des pièces aux secteurs aéronautique, nucléaire, ferroviaire, agro-alimentaire, pétrochimique, etc. L'élévation de la technicité exige des qualifications particulières qui se font rares, car peu de jeunes choisissent ces filières.. Sur certains métiers, c'est franchement la pénurie.


Chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle cherchent candidats

C'est le cas de trois filières métiers : chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle. Voulant séduire les jeunes, le syndicat qui rassemble les trois métiers s'est fendu d'un site Internet plutôt bien fait : metiers-avenir.com

Seul problème, le nom du métier : qui veut être "chaudronnier" en 2011 ? Seulement ceux qui, découvrant sur le terrain la réalité du travail du métal, se laissent séduire et "tombent dans le chaudron". Pourtant le travail n'a plus aucun rapport avec les chaudrons vous diront tout de suite tous les pros ! Alors pourquoi garder ce terme d'un autre âge ?

Dans l'aéronautique, là-aussi, on cherche éperdument des "chaudronniers aéronautiques", hommes ou femmes, pour donner forme aux tôles de métal (ou de plus en plus de matériaux composites), les assembler et faire jaillir les pièces qui formeront la cellule des aéronefs. Un job plutôt valorisant, varié et à haute qualification technique puisqu'il faut lire des plans (souvent en anglais), décoder les documents définissant les ouvrages à réaliser, tracer, découper, mettre en forme, pré-assembler, installer et contrôler les fabrications.
Les machines à commande numérique sont omniprésentes dans des ateliers peu bruyants et propres et à Toulouse, les chaudronniers aéronautiques travaillent en blouse blanche ! Cela aussi contribue à rectifier l'image du travail du chaudron que l'on image sombre, noir, sale et pesant...


Quant au niveau de qualifications recherchées, cela va de l'opérateur aux postes d'ingénieur, la filière permettant pas mal d'évolutions professionnelles.

Pour info, la liste des diplômes permettant une entrée sur la filière chaudronnerie :
- le CAP Réalisation en chaudronnerie industrielle
- un titre de l'AFPA de chaudronnier aéronautique
- le bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle
- le bac pro Aéronautique
- le BTS conception et réalisation en chaudronnerie industrielle
- le DUT Génie mécanique et productique
- Diplôme d'ingénieur orienté mécanique et productique

En savoir plus :
Aeroemploiformation.com   : le site de l'emploi dans l'industrie aéronautique
http://www.afim.asso.fr : Association française de ingénieurs de maintenance
Syndicat de la Chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle


Rédigé le Jeudi 3 Février 2011 | Commentaires (3) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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