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Le groupe de luxe suisse Richemont, spécialisé dans la haute horlogerie et la joaillerie, va créer avec l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne une chaire académique en "technologies de fabrication multi-échelles". Il parie sur l'innovation dans la mécanique de haute précision pour garder son leadership dans la montre haut de gamme.


Luxe : Richemont crée une chaire de mécanique de haute précision
Un peu pointue, certes, l'annonce de la création de cette chaire d'enseignement universitaire en "technologies de fabrication multi-échelles". D'autant qu'elle est faite par deux partenaires suisses : le groupe Richemont et l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

La chaire en elle-même ne va créer pour l'instant qu'un emploi, avec le recrutement du futur professeur titulaire, qui travaillera à l'Institut de microtechnique à Neuchâtel, une nouvelle antenne de l'EPFL, à partir de 2015.


La vague de l'horlogerie de luxe suisse

Mais elle est caractéristique de l'expansion en Suisse du secteur de l'horlogerie de luxe, fortement recruteur et à l'affût des dernières innovations technologiques.

Le groupe Richemont regroupe des marques prestigieuses dans la joaillerie et l'horlogerie de luxe comme Cartier, Van Cleef & Arpels, Baume & Mercier, IWC Schaffhausen, Jaeger-LeCoultre, Officine Panerai, Piaget, Roger Dubuis, Vacheron Constantin et Montblanc.

Il emploie 9 500 personnes en Suisse, soit un tiers de ses effectifs mondiaux, et apprécie les compétences de la main d'oeuvre française.

Mais il lui faut aller plus loin. "L'optimisation constante des moyens de fabrication des composants mécaniques est un des piliers du succès de l’industrie horlogère suisse, explique Richemont et l'EPFL dans un communiqué. Si les techniques traditionnelles d'usinage et d'étampage continuent de jouer un rôle important, l'émergence de nouvelles technologies telles que l'usinage laser, l'impression 3D, la lithographie et la gravure plasma permet de repousser les limites actuelles pour davantage de performance et de qualité".

En créant leur chaire, les deux partenaires veulent donc investir dans la recherche & développement et "capturer ce formidable potentiel".



Des débouchés dans la mécanique de haute précision...

"Face à une clientèle exigeante et sophistiquée, à une concurrence accrue et aux progrès continus de la technologie, l'innovation est un devoir pour un groupe leader comme Richemont, a expliqué pour sa part Richard Lepeu, co-directeur général de Richemont.

Nos voisins suisses donnent encore là une belle leçon à l'industrie française, qui a laissé s'éteindre sa branche horlogère. La Suisse étant cependant fort proche, les passionnés de mécanique de haute précision pourront, eux, être intéressés par ces débouchés qui loin de se tasser semblent promis à un bel avenir si cette "fabrication multi-échelles" tient ses promesses.

"La fabrication multi-échelles consiste à conjuguer des technologies de rupture capables de produire des pièces à toutes les échelles et tous les niveaux de précision requis", précise l'EPFL. Cela pourrait contribuer à l'amélioration de la performance et de la qualité des montres, et permettre l'utilisation de nouveaux matériaux et la fabrication de pièces jusqu'alors impossibles à réaliser.

A terme, le leadership suisse dans les domaines de la haute précision et de l'horlogerie devrait être renforcé. Un secteur à fort débouchés pour les compétences scientifiques, techniques et industrielles.

Rédigé le Mardi 6 Mai 2014 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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