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Un rapport pointe les difficultés de recrutement dans les métiers industriels du démantèlement nucléaire, surtout dans le Nord-Ouest. Là encore on manque de chaudronniers et de soudeurs, mais aussi de techniciens et d'ingénieurs.


Contrôle de non-contamination à l'usine de la Hague (Areva).
Contrôle de non-contamination à l'usine de la Hague (Areva).
Bien que la transition énergétique mette souvent les projecteurs sur les énergies renouvelables, en terme d'emploi, le nucléaire reste un secteur industriel recruteur en France, du fait de son poids dans l'économie et de sa technicité, qui exige à tout niveau des compétences spécifiques. C'est ainsi que les gros employeurs du secteur, EDF et Areva poursuivent les recrutements d'ingénieurs et techniciens pour ces filières.

Mais un rapport présenté le 16 juin 2014 par le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Basse-Normandie souligne les besoins spécifiques des activités du démantèlement nucléaire.


Des entreprises industrielles qui peinent à recruter

En Basse-Normandie, le nucléaire est un secteur clé, la Manche étant le département qui compte le plus d'installations nucléaires en France. Un des plus importants chantiers de démantèlement en France s'y est ouvert avec celui de l'ancienne usine de retraitement d'Areva à Beaumont-Hague, évalué par l'entreprise à 4 milliards d'euros et qui emploiera 500 à 600 personnes au plus fort du chantier. 

Résultat : les entreprises engagées dans le démantèlement "peinent à recruter alors que les besoins sont là et vont être exponentiels dans les prochains années", indique le rapport.


Soudeurs, tuyauteurs, chaudronniers

"L'image négative de ce secteur, par méconnaissance très souvent, place les grands opérateurs comme les plus petites entreprises devant des difficultés de recrutement", écrit l'auteur de cette étude, Alain Piquet, membre du CESER.

Ce problème d'image s'ajoute aux difficultés récurrentes de recrutement des métiers de l'industrie et notamment de la métallurgie : le rapporteur observe ainsi les difficultés de recrutement sur les métiers de chaudronnier, soudeurs et tuyauteurs "ne cessent de s'amplifier" depuis trois ans, dans une région où un réacteur de troisième génération EPR est en construction, poursuit le rapporteur.


De belles opportunités pour les jeunes

"Si l'on ajoute que la population qui exerce ces métiers a, pour près de 25%, 50 ans et plus, on mesure l'impact que ces difficultés de recrutement pourraient avoir sur les opérations de démantèlement ces prochaines années", conclut-il sur ce point.

J'ai souvent évoqué sur ce blog la forte demande de l'industrie sur le métier de soudeur ou de chaudronnier. Et la campagne de com du Medef à la télévision a déjà consacré plusieurs clips vidéo à ce "Beau Travail".

De fait, l'image un peu ancienne de la métallurgie se double d'une crainte sur la pénibilité du travail et n'attire pas les jeunes, alors que le soudage ou la fonderie sont des activités à haute technicité qui ont leurs passionnés et même... leur école d'ingénieurs.


Aussi des recrutements de techniciens et d'ingénieurs

Car le démantèlement nucléaire ne recrute pas qu'au niveau ouvrier. "La conception et la réalisation de projets de démantèlement et d'assainissement des sites nucléaires fait appel à des compétences variées, explique Areva sur son site recrutement : gestion de projet , techniciens et ingénieurs d’études, chargés d’affaires, chargés de stratégie déchets, techniciens et ingénieurs en radioprotection"….

Areva recrute ainsi actuellement 250 personnes dans le Nord-Ouest, jeunes diplômés et expérimentés sur l'ensemble de ces métiers.

Concernant le démantèlement nucléaire, le Ceser souligne cependant que "cette filière ne pourra se développer totalement sans que soient apportées des solutions au problème du stockage des déchets, l'absence d'exutoires pour certains déchets ne permettant pas d'envisager un processus industriel complet". Un point que les recruteurs auraient aussi à intégrer pour rendre ces emplois plus séduisants.

Rédigé le Mardi 17 Juin 2014 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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