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Pour démarrer sa carrière à l'international, rien ne vaut le volontariat international en entreprise (VIE). Un dispositif de plus en plus apprécié par les entreprises françaises qui peuvent ainsi muscler leurs équipes à l'étranger à moindre coût.


Le VIE, nouvelle voie royale pour l'international
Si vous êtes jeune diplômé ou en voie de l'être et que vous rêvez de démarrer par un poste à l'international, sachez que les groupes français expatrient de moins en moins leurs cadres, préférant désormais recruter localement. La Chine et l'Inde forment dorénavant chacune autant d'ingénieurs que l'Europe entière ! Ainsi Total doit embaucher 10000 personnes dans le monde en 2011 dans 130 pays, dont 1300 (seulement) en France...

L'expertise acquise dans une grande école française n'est donc plus forcément suffisante pour justifier un poste à l'international, qui coûte cher à la maison-mère et sera réservé à des cadres dirigeants d'expérience chargés de porter la "bonne parole" ou "image maison". Ainsi chez Fiducial, groupe d'expertise comptable de dimension européenne, la directrice du recrutement, Véronique Sbalchiero-Albagnac, explique que sont expatriés uniquement "des managers qui seront directeurs de filiale, nos responsables financiers ou nos patrons de réseaux pour maintenir et entretenir nos points forts" (dans Le Monde de l'économie du 31 mai 2011).
Peu d'espoir donc d'accéder à ces poste si vous avez 25 ans, même si vous parlez parfaitement deux langues et que vous avez un beau parcours de stages à l'étranger...

Pensez à la "petite porte" du VIE

Mais il existe de nouvelles formes d'expatriation, à commencer par le volontariat international en entreprise ou VIE, dispositif public qui permet aux entreprises françaises de confier à des jeunes Européens de 18 à 28 ans des missions professionnelles à l'étranger de 6 à 24 mois renouvelables une fois. Le contrat est conclu entre le volontaire et Ubifrance qui se charge des formalités administratives d'embauche, du versement des indemnités (payées par l'entreprise) et de la protection sociale.

Pour les entreprises, la formule est très avantageuse, car elle permet de recruter des jeunes diplômés à l'aise à l'international, de les tester sur le terrain de façon temporaire, le temps de démarrer un projet ou de conquérir un marché. Les indemnités, définies selon une grille publique, n'étant pas liées au niveau de diplôme du volontaire, les entreprises donnent donc priorité aux bacs+5 et finissent pas considérer le VIE comme une forme de pré-recrutement.  "Si vous voulez aller tout de suite à l'étranger, il faut passer par le VIE, affirme Philip Jordan, directeur du recrutement chez Total. Nous en proposons 100 par an".

"Pour les jeunes diplômés, l'expatriation passe chez nous par le VIE, confirme Julien Esposito, directeur recrutement chez Altran. C'est la voie royale. Elle permet de participer aux côtés d'un dirigeant ou d'un responsable de business unit à des missions de développement dans des pays cibles. En cas de succès, la reconnaissance est évidente".

Un recrutement  à la clé 3 fois sur 4

La reconnaissance, c'est un recrutement en CDI dans l'entreprise à l'issue du contrat de VIE. Selon les statistiques d'UbiFrance, les volontaires sont recrutés dans trois cas sur quatre, la moitié restant en poste à l'international, soit dans le même pays, soit dans un autre.

-Pour quelles missions ? Au départ concentrés sur des missions commerciales ou technico-commerciales, les contrats de VIE ont tendance à élargir leur champ vers les finances, les activités boursières ou les ressources humaines. Ainsi, la Société Générale embauche chaque année environ 300 volontaires sur les grandes places financières d'Europe et du Moyen-Orient.
Les grands groupes du BTP ou du nucléaire y recourent aussi pour les fonctions techniques et d'encadrement sur les grands chantiers. Areva a recruté 25 volontaires pour contruire l'EPR en Finlande. Bouygues et Vinci font de même. Mais certaines PME fondent aussi l'essentiel de leur croissance à l'export sur les VIE.
-Pour quelles destinations ? l'Europe pour 45% des VIE, l'Asie (21%), l'Afrique (13%) et l'Amérique du Nord (12%).
-Comment postuler ? Sur le site  www.civiweb.com où sont publiées toutes les offres et où l'on peut laisser son CV après s'être inscrit. Mais rien ne vous empêche de démarcher spontanément toute entreprise ayant un projet export pour proposer vos services comme volontaire.
-A savoir :
  • UbiFrance a noué des accords avec certaines écoles d'ingénieurs ou de commerce permettant de faire un stage de fin d'études à travers un VIE
  • UbiFrance doit présenter à l'été 2011 des mesures pour encourager le recrutement de jeunes de niveau bac à bac+2
  • En 2011, UbiFrance met l'Inde à l'honneur en proposant davantage d'oppotunités dans ce pays : http://www.ubifrance.fr/inde/Inde-2011.html
-Lire aussi :
Volontariat international en entreprise : un premier emploi à l'étranger

Rédigé le Dimanche 5 Juin 2011 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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