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Indiscrétions sur  les formations et les métiers qui mènent vraiment à l'emploi


Tuyaux sur les formations et les métiers qui mènent vraiment à l'emploi





L'industrie aéronautique est en plein essor en Picardie, notamment sur le site de Méaulte. Autour du donneur d'ordre Aerolia, un réseau dense d'équipementiers et de sous-traitants cherche à recruter des cols bleus mais aussi des cols blancs.


L'aéronautique recrute en Picardie
La CCI de l'Aisne et un réseau d'acteurs industriels liés à l'aérien organisaient le 14 mars leur Forum des métiers et des formations aéronautiques en Picardie dédié aux jeunes et aux chercheurs d'emploi.

Le signe que le secteur recrute dans une région qui hérite d'une longue tradition aéronautique mais qui reste cependant moins connue (et moins attractive ?) que la région Midi-Pyrénées ou Ile-de-France (à l'image de la Normandie dont j'ai déjà parlé).

Pourtant, en 2013, la filière représentait 5 229 emplois dans 105 établissements différents en Picardie. Elle se concentre autour du site de Méaulte, dans la Somme, où on trouve de grands donneurs d'ordre dont Aerolia qui fabrique tous les "nez" (partie avant) des avions de la famille Airbus. Sans oublier de nombreuses PME / PMI ayant une activité de sous-traitance.


Des recrutements pour faire face aux commandes

Or toutes ces entreprises sont portées par la bonne santé de l'industrie aéronautique européenne dont les carnets de commande sont pleins. Résultat : il leur faut recruter, d'une part pour assurer les plans de charge de fabrication, d'autre part pour renouveler les départs en retraite, tout en maintenant un haut niveau d'innovation.

Des cols bleus d'abord sur des métiers variés

Comme dans toutes les régions aéronautiques, les besoins vont donc aux métiers d'opérateurs aéronautiques : ajusteurs monteurs cellule, soudeurs, ajusteurs spécialistes des matériaux composites, chaudronniers, électroniciens, stratifieurs-drapeurs, peintres aéronautiques...

"Le secteur est victime de la désaffection des jeunes pour les métiers de l'industrie, et aussi de celle des femmes, explique Jean-Luc Mennechet, responsable recrutement chez Synergie Aéro, spécialiste du travail temporaire dans l'aérien.

Ainsi AQLE Électronique, basée en Saint-Just en Chaussée (Oise) peine à trouver ses câbleurs électroniques. L'entreprise assure le montage de systèmes électroniques complexes comme par exemple pour les commandes de vol du Falcon 7X.

Autre recruteur, MATRA électronique à La Croix Saint-Ouen (Oise), ou le Pôle Hydraulique et Mécanique d'Albert (Somme) qui regroupe 31 entreprises dont plusieurs assurent l'usinage de pièces et l'assemblage de sous-ensembles pour la construction aéronautique.

Certes, des filières de formations existent pour ces métiers d'opérateurs qui exigent des qualifications assez pointues, (sans oublier un niveau d'anglais minimum) : il y a plusieurs CAP ou bacs pros qui y préparent, ainsi que des formations professionnelles pour adultes. Mais les effectifs ne semblent pas suffire à pourvoir les besoins.

Des techniciens pour la logistique et le contrôle

Les techniciens supérieurs sont également très prisés, que ce soit  en bureau d'études ou en fabrication (aux méthodes, en qualité, etc.). "Les besoins sont particulièrement importants dans la supply chain, et aussi au contrôle qualité de fait de la multiplication des contrôles destructifs et non destructifs", indique Jean-Luc Mennechet.

En Picardie, l'IUT de l'Aisne et aussi l'Institut supérieur des sciences et techniques (INSSET) de l'université de Picardie Jules Verne proposent des formations particulièrement adaptées à ces débouchés. L'INSSET a l'avantage de proposer une filière de formations de bac+1 à bac+8, et l'IUT de préparer aux spécialités GMP (génie mécanique et productique), GEII (génie électrique et informatique industrielle) et QLIO (qualité, logistique industrielle et organisation) les plus prisées dans l'aéronautique et très adaptées aux poursuite d'études.
J'en profite pour redire d'ailleurs qu'en matière de "diplômes porteurs" pour l'emploi, les DUT de l'industrie restent imbattables (si l'on met en rapport la durée des études, le niveau de qualification atteint et les débouchés).


Ingénieurs : le choix du roi

D'autre part les passerelles sont nombreuses pour accéder à des formations d'ingénieurs, un niveau de formation toujours très prisé. Les ingénieurs gardent en effet le "choix du roi" dans le secteur, puisqu'on les recrute à la fois au niveau de la conception, de la R&D et des études, mais aussi à la production et sur des postes stratégiques d'ingénieurs commerciaux ou d'acheteurs. La double compétence "diplôme d'ingénieur / formation commercial" est d'ailleurs de plus en plus appréciée dans une industrie où la variable technique reste importante.

Ainsi Aerolia, le "co-traitant" d'Airbus, recherche actuellement quelques ingénieurs sur Méaulte mais aussi sur ses autres sites de Toulouse ou Saint-Nazaire

Pour en savoir plus :
www.aerolia-recrute.com
www.somme-developpement.fr/la-filiere-aeronautique.html
www.synergie.aero diffuse des offres d'emplois et organise des journées de recrutement pour l'aéronautique dans les diverses régions

Rédigé le Mercredi 19 Mars 2014 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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