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Le réseau de livraison de colis DPD France connaît une belle mutation vers le B to C avec l'essor du e-commerce. Il recrute actuellement de jeunes managers mais offre aussi des opportunités à tout niveau de diplôme. Karim Gozzi, nouveau DRH, présente sa politique de recrutement et les atouts d'un secteur trop peu connu.


Karim Gozzi, DRH de DPD France.
Karim Gozzi, DRH de DPD France.
Le groupe DPD France (anciennement Exapaq) compte 1800 collaborateurs. Comment se répartissent-ils dans les différentes familles de métiers ?

Karim Gozzi : "Il y a environ 500 chauffeurs-livreurs, métier au coeur de notre activité de livraison. Ils sont encadrés par 200 cadres d'exploitation dans les agences.
Ensuite 160 cadres travaillent sur les fonctions support de l'entreprise (service juridique, RH, comptable...) et 150 cadres et agents de maîtrise constituent la force commerciale.

Enfin, il y a 700 personnes sur des postes d'ouvriers sédentaires pour assurer la logistique des entrepôts : magasiniers, caristes... C'est notre plus gros effectif.

Mais en réalité, DPD France fait travailler 4000 personnes via la sous-traitance, près de 80% des tournées de livraison étant sous-traitées à des transporteurs ou des chauffeurs-livreurs indépendants."

Sur quels types de postes recrutez-vous en ce moment ?

"Actuellement nous recrutons une dizaine de jeunes manager en CDI pour renouveler nos postes de chefs d'agence.

Nous recherchons des profils d'ingénieurs, ou de diplômés bac+5, spécialisés ou non dans le transport car l'idée est justement d'aller chercher des candidats qui n'auraient pas pensé à notre métier.
Nous leur proposons un parcours d'intégration de six mois dans divers centres pour leur faire découvrir ce que nous appelons la production, c'est-à-dire toute l'organisation des livraisons. A terme ils peuvent  devenir responsables d'exploitation sur une agence. Ils ont alors la responsabilité d'un vrai centre de profit".


Le transport n'est sans doute pas le premier secteur auquel pensent les jeunes diplômés ?

"En effet, c'est un secteur auquel on ne pense pas spontanément, mais il gagne à être connu car il a un contenu très triche, non seulement par la diversité des activités, mais aussi parce qu'il est soumis à l'événement.
Dans notre métier il y a une dynamique journalière qui est stimulante, il faut trouver des solutions rapides à des situations souvent imprévues. C'est pourquoi nous cherchons des profils qui ont de l'agilité, de la réactivité, et non des personnes qui cherchent la sécurité".


Quels sont les besoins de recrutement sur les autres métiers ?

"Nous recrutons entre 60 et 80 ouvriers sédentaires pour les tâches logistiques. Là encore, le niveau de recrutement s'élève : aujourd'hui un(e) manutentionnaire doit utiliser un terminal informatique, et les tâches de manutention proprement dite sont moins physiques puisque les colis que nous traitons ont moins de 30 kilos.

Il faut avoir quelques compétences administratives et nous recrutons davantage de femmes. Ce sont des postes qui peuvent convenir par exemple à d'anciennes caissières ou employées. Nous élargissons notre sourcing car peu des candidatures spontanées que nous recevons nous conviennent.

J'ajoute qu'une des particularités du secteur est aussi de permettre des évolutions de carrière : il n'y a pas de plafond de verre dans le transport. On peut commencer grognard et finir maréchal. Beaucoup de nos chefs de centres sont d'anciens chauffeurs-livreurs."


Sur ce métier de chauffeur-livreur, y a-t-il des recrutements ?

Karim Gozzi (DPD France) : "Nous recherchons des profils qui n'auraient pas pensé au secteur du transport"
"Les recrutements se font en continu sur ce poste, mais j'ai du mal à les quantifier dans la mesure où ils sont gérés directement par les chefs de centre : ce sont eux qui décident de recruter ou de sous-traiter en fonction des besoins.

Toutefois nous sommes en train de ré-internaliser une partie de nos tournées de livraisons et cela pourrait changer. D'autant que là encore, le profil du métier évolue : nous sommes confrontés à une mutation du B to B vers le B to C qui doit faire évoluer le comportement des chauffeurs-livreurs.

Ils doivent maintenant créer une relation avec un particulier qui attend son colis. Il faut des qualités de présentation et de communication pour créer une proximité".


Avec les nouveaux canaux de communication, y a-t-il de nouveaux métiers ?

"Il n'y a pas de nouveaux métiers, mais une évolution de tous nos métiers qui sont sollicités pour investir dans l'innovation. Il faut innover dans les systèmes d'information, dans les relations aux clients, les systèmes logistiques, les délais de livraison.

Les équipes marketing et commerciales sont soumises à une grosse demande d'innovation. Là encore il faut être réactif et créatif."

Rédigé le Vendredi 18 Septembre 2015 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
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Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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