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Si la Chine offrait de très beaux débouchés aux Français aux débuts des années 2000, le marché de l'emploi et des affaires leur est moins favorable en 2014. Le témoignage d'un jeune professionnel installé en Chine depuis 8 ans.


Jeunes diplômés : la Chine n'est plus un eldorado
La visite en France du président chinois Xi Jinping m'amène à donner un petit éclairage sur les débouchés en Chine, non pour les entreprises françaises qui voudraient y conquérir des marchés, mais pour les jeunes diplômés qui envisageraient d'y démarrer leur vie professionnelle. Ne dit-on pas qu'il y a un exode massif de jeunes talents hors de l'Hexagone ?

De fait, la Chine, encore considérée il y a dix ans comme un "pays lointain" – géographiquement et culturellement – est presque devenue une destination courante pour la "génération Y" qui y fait désormais nombre de séjours universitaires, de stages et de VIE (volontariat international en entreprise).


La Chine en 5ème position pour le nombre de VIE

Fin 2012, d'après les statistiques d'Ubifrance, l'organisme qui gère les "volontaires internationaux en entreprise", jeunes qui partent pour 12 à 24 mois travailler pour une entreprise française à l'étranger, la Chine arrive en cinquième position par le nombre de volontaires français en poste (651) derrière l'Allemagne (809), le Royaume-Uni (700), les Etats-Unis (684) et la Belgique (660).

Mais la Chine a aussi accueilli nombre de jeunes entrepreneurs partis tenter leur chance en lançant leur activité ou d'autres qui ont rejoint tout simplement des entreprises chinoises ou internationales. Un eldorado ?

François Duchesne, 30 ans aujourd'hui, est ainsi parti en 2006, à la fin de ses études en école de commerce option finances. "Découvrir la Chine était alors dans la liste des choses «à faire», raconte-t-il, surtout au début des années 2000, où on parlait du boom économique de ce pays mystérieux et culturellement très différent donc très attirant. A la suite d’un mémoire fait en 2003 sur la Chine, j’ai été attiré par les perspectives économiques de ce pays dans lequel je n’étais pourtant jamais allé. Aussi, les témoignages très positifs de certains camarades de classe qui étaient allés travailler en Chine m'ont vite décidé."

L'étudiant achève ses études à New York, et il dit être parti sans véritable opportunité : "c'est plutôt un coup de tête qui m’a décidé à partir fin 2006. Je suis parti sans plan d’expatriation, avec un aller simple, le premier but étant d’apprendre la langue, car il se disait que c’était une valeur ajoutée non-négligeable en ces temps de début de crise en Occident".

Les Français ont surexploité le "filon chinois"

L'analyse s'avère juste : "Pour les perspectives dans les affaires, j’ai été servi, et malgré les nombreuses difficultés, j'ai beaucoup appris, surtout dans les coups durs. Mon premier job était d’aider un Hongkongais à monter et manager sa société de trading financier. J'ai passé sept années à Shenzhen dans le Sud du pays".

Aujourd'hui François Duchesne a monté son activité à Shangai, il parle couramment chinois, mais quand on lui demande s'il referait le même choix, il est plus nuancé : "Je suis très heureux d’avoir fait ce choix, et ne le regrette pas. Cependant 8 années – de croissance économique soutenue - ont passé depuis mon arrivée et j’ai vu un «filon Chine» surexploité, surtout par les Français. A l'époque, les entreprises voulaient des nouveaux arrivants car ils avaient «besoin de nous» pour leur développement.


Pour un départ à l'aventure, visez plutôt l'Afrique

Aujourd’hui, poursuit-il, les étrangers sont dix fois plus nombreux dans les grandes villes, et les entreprises veulent (pour caricaturer) soit des gros profils a expérience et valeur ajoutée, soit des stagiaires. Elles ont l'embarras du choix dans le cas des stagiaires. Pour le reste, les chinois nous concurrencent sur beaucoup de postes pour lequel on trouve désormais des profils très compétents. De plus il est devenu plus difficile d'y créer et pérenniser sa structure.

Donc  si je sortais des études en 2014, je n'irais en Chine que si un plan sûr se proposait (contrat sérieux, salaire, visa, assurances, etc). Mais pour un départ "à l'aventure" comme je l'ai fait, j'irais ailleurs (Afrique, Asie du Sud-Est), car aujourd’hui la Chine s’est «structurée» à l'occidentale, et même s'ils aiment bien les Français sur le papier, il faut leur apporter des spécificités de plus en plus exigées".

Un témoignage intéressant et réaliste qui permet de s'expatrier en connaissance de cause : en choisissant le bon pays et peut-être le bon statut. Ainsi pour un jeune diplômé, celui de  "volontaire international en entreprises" (VIE) reste un très bon plan pour tester la vie à l'étranger et évoluer souvent sur un CDI proposé par l'entreprise d'envoi.

Rédigé le Vendredi 28 Mars 2014 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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