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Le Campus Arts et Métiers de Lille vient d’ouvrir une formation à l'impression 3D destinée aux chefs d'entreprises, aux salariés et aux demandeurs d’emploi. Une réponse à une révolution industrielle qui va avoir besoin de professionnels formés.


Patrick Grimberg, dirigeant de DPS (Digital Product Simulation)
Patrick Grimberg, dirigeant de DPS (Digital Product Simulation)
Encore une fois, c'est de l'innovation technologique que jaillit un nouveau débouché.

"Dans les années qui viennent, la fabrication industrielle sera révolutionnée par l'impression 3D, car on produira plus vite des pièces plus complexes," explique Aurélien Fussel, dirigeant de Everytek, une association qui favorise l’innovation technologique et scientifique. Selon lui, d'ici 5 ans, le marché mondial de l’impression 3D devrait représenter chaque année plus de 6 milliards d'euros. Conclusion : "Pour rester compétitives, les PME/PMI doivent donc maitriser l'impression 3D".

Et par conséquent : avoir les compétences adéquates en terme de personnel. C'est pourquoi le Campus Arts et Métiers de Lille s'est associé à Everytek pour lancer une formation dédiée. "Jusqu’à maintenant, ce sont les bureaux d’études et les grands groupes industriels qui utilisaient l’impression 3D. Mais désormais toutes les entreprises, dont les PME, ont recours à cette technique qui accélère les processus d’innovation, explique Dorine Van Der Waals, responsable de la formation continue chez Arts et Métiers ParisTech.


Maîtriser l’impression 3D

La formation à l’impression 3D ira de la simple initiation jusqu'aux applications industrielles complètes, avec une durée de formation allant de 1 à 5 jours. Les participants auront le choix entre 5 jours de formation consécutifs et une formation discontinue (1 à 2 jours par mois pendant plusieurs mois).
La formation abordera les aspects techniques de l’impression 3D et ses potentialités stratégiques. Le campus Arts et Métiers de Lille offre une gamme d’équipements qui permettent de réaliser des pièces de A à Z (modélisation, scan 3D, impression).


L'exemple de l'ascension d'une PME

Un exemple du boom de la technologie 3D ? Dans les Yvelines (78) DPS est présentée par le conseil général (dans son magazine Yvelines de l'hiver 2014) comme "la petite boîte qui monte".  Spécialisée dans la simulation numérique, elle est en plein essor depuis sa création, en 1997, par Patrick Grimberg.

"Nous sommes une des rares entreprises à pouvoir allier simulation numérique et conception assistée par ordinateur", explique son dirigeant. DPS réalise donc des prototypes virtuels très réalistes pour de grands donneurs d'ordre comme Airbus, Safran, Alstom, Honda ou Toyota.

Elle a connu une croissance effrénée jusque fin 2008, et malgré un recentrage stratégique provoqué par la crise de l'automobile, elle emploie aujourd’hui 80 salariés. Une filiale a été créée à Detroit aux Etats-Unis et une autre serait à l'étude au Japon.

"Pour rester le meilleur, il faut innover et se renouveler en permanence", conclut Patrick Grimberg. À ce titre, un recrutement de "cinq ingénieurs en mécanique et capables de développer des logiciels" devait être fait cet hiver.

Encore une idée de filière de formation qui devrait donc offrir de beaux débouchés à des techniciens, ingénieurs ou créateurs d'entreprise.

Rens. :
www.dps-fr.com
www.ensam.eu

Rédigé le Jeudi 30 Janvier 2014 | Commentaires (2) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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