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Une école de commerce, l’Inseec, a eu la bonne idée de créer un master (MSc) de Directeur des établissements de santé pour répondre notamment aux gros besoins des EHPAD. Mais les débouchés s’étendent aussi aux maisons de santé et aux hôpitaux privés.


Et si vous dirigiez un établissement de santé ?
Voilà près de dix ans que l'INSEEC propose son MSc (niveau master 2) de directeur des établissements de santé sur Bordeaux, près de six ans sur Paris. Sur le campus parisien, il y a désormais deux rentrées par an, une en septembre et une en mars. Et à la rentrée 2016, cette formation sera proposée également sur Lyon. 

C'est dire qu'elle répond à une attente réelle et croissante de nombreux établissements de santé qui cherchent des managers. En proposant une formation très professionnalisante d’un an (dont six mois de stage), le MSC prépare directement à l’emploi dans ces structures.


Des EHPAD aux cliniques privées : des débouchés en croissance
 
"Jusqu’à présent, les deux tiers des débouchés se situaient dans les EHPAD (maisons de retraite)", indique Serge Guérin, responsable du programme sur Paris. Des partenariats ont en effet été noués par l'école avec de grands groupes privés d'EHPAD comme Orpea et Colisée. 

Mais l'INSEEC vient de signer un nouveau partenariat avec la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), qui regroupe plus de 1000 cliniques et hôpitaux privés en France. C'est dire que les débouchés se diversifient  et que ce type de formation intéresse de plus en plus d'établissements. De fait, ce sont des professionnels de ces diverses structures qui assurent la majeure partie des enseignements du MSc... et qui viennent ainsi recruter leurs stagiaires et leurs futures recrues.


Un secteur porté par la "silver economy"...

Voilà donc un secteur qui recrute mais surtout tente de répondre à de nouveaux besoins : "Il est certain qu'avec l'allongement de la durée de la vie, nous avons la chance d'être sur un "marché en croissance", commente avec une pointe d'humour Serge Guérin. Mais l'activité de soins elle-même évolue : on va de plus en plus devoir accompagner le vieillissement et  la chronicisation des maladies..." 

Quels profils alors pour ces postes au carrefour du social, du monde de la santé  et de l'entrepreneuriat ? "L'intérêt du secteur, c'est qu'il accueille aussi bien des profils de jeunes diplômés de 25 ans que des professionnels plus âgés qui ont acquis une expérience de la vie et souhaitent se reconvertir, que ce soit à 35 ou 50 ans", souligne Serge Guérin.


... Et le désir de donner du sens à son travail

Une formation qui accueille Juniors et seniors avec le même  intérêt, ce n'est pas si courant. Sur le  papier, le MSc est ouvert aux titulaires d'un bac+4, ou aux personnes pouvant justifier d'une expérience équivalente via la VAE.

Dans les faits, les profils des étudiants accueillis sont très variés : "Nous récupérons pas mal de jeunes diplômés qui ont déjà un M2 en droit de la santé par exemple, et qui cherchent un débouché opérationnel". Le responsable de formation évoque aussi un certain nombre d'anciennes infirmières ayant des formations de cadre ou des gens plus âgés portant un projet personnel  : "cela peut aller du général en retraite qui souhaite s'engager dans le monde de l'autisme au cadre qui en marre de travailler dans les achats à Hong Kong et veut revenir à un travail plus humain".

De fait, en plus d'offrir des débouchés variés, la filière a aussi l'avantage d'avoir une forte dimension sociale qui intéresse ceux (de plus  en plus nombreux) qui veulent donner du sens à leur travail. "C'est aussi un secteur passionnant qui doit innover sans cesse pour trouver de nouvelles solutions solidaires, explique Serge Guérin, lui-même spécialiste des questions de dépendance et auteur de plusieurs ouvrages*. Les étudiants intéressés par cette réflexion sont donc bienvenus."


Gestion, RH, management de projet

Sur  le plan du contenu, le MSc comporte un gros module (80 heures) de comptabilité-gestion, "parce que la solidarité, ça existe, et ça crée de la valeur", souligne Serge Guérin. Autre gros volet, les ressources humaines, essentielles dans un secteur où la qualité du personnel et de l'encadrement sont stratégiques pour respecter le résident ou le  patient.

Les étudiants sont aussi formés à la gestion de projet et inviter à concevoir un modèle d'établissement, et ils bénéficient de nombreuses interventions sur le contexte juridique et sociologique du monde de la santé.

Les cours - dispensés les jeudis, vendredis et samedis - s'étendent sur six mois puis se concluent par un stage de six mois dans les établissements partenaires qui donne lieu, dans de nombreux cas, à une proposition d'embauche.

Une intéressante alternative à la très sélective Ecole des hautes études de la santé publique qui recrute sur concours et forme, elle, les directeurs d'hôpitaux publics.

Pour en savoir plus :
https://masters.inseec.com

Et si vous dirigiez un établissement de santé ?
* - "Silver  Generation, 10 idées reçues à combattre à propos seniors",  Serge Guérin, éd.  Michalon.
 
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Rédigé le Lundi 9 Mai 2016 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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