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L'hôtellerie-restauration haut de gamme est en croissance continue, notamment en Asie. Des débouchés attrayants pour ceux qui veulent s'orienter vers le management hôtelier, d'autant que de nouveaux métiers émergent.


Hôtel du groupe Four Seasons.
Hôtel du groupe Four Seasons.
Qui penserait que le tourisme international est l'un des secteurs les plus dynamiques au monde ? Il représente désormais 9,5% du PIB mondial et poursuit sa croissance tant en termes financiers que de création d'emplois, comme le révèle le Travail & Tourism Report 2015 publié par le World Economic Forum (WEF) : le secteur représente aujourd'hui 266 millions d'emplois directs et indirects, soit 1 emploi sur 11 sur la planète, rapport qui pourrait passer à 1 sur 10 d'ici 2022.

Plantée sur ce créneau, les écoles d'hôtellerie-restauration suisses entendent bien profiter de cette manne en formant les jeunes cadres internationaux dont le secteur a besoin.
C'est le message que le Swiss Education Group (SEG) entendait faire passer en invitant des journalistes le 15 juin 2015 dans le cadre agréable d'un palace que je n'ai pas boudé, le Four Seasons Georges V, dans le quartier des Champs Elysées à Paris.


"L'Asie est en plein développement"

Le message est clair : non seulement l'hôtellerie-restauration, premier secteur pour l'emploi en France, prévoit de recruter 56 000 personnes en 2016, mais les débouchés explosent à l'international : "l'Asie est en plein développement, souligne Benoît Samson, Chief Brand & Marketing Officer du groupe SEG. Et l'on arrive à un moment où il faut assurer la relève d'une génération de directeurs d'hôtels".
Sans oublier l'apparition de nouveaux métiers qui diversifient encore les débouchés...


Les atouts des écoles hôtelières suisses

L'école Cesar Ritz College à Lucerne
L'école Cesar Ritz College à Lucerne
Les prestigieuses écoles d'hôtellerie suisses ont certes beaucoup d'atouts pour préparer à ces carrières : un positionnement haut de gamme, une forte notoriété et un recrutement totalement international : ainsi le Swiss Education Group accueille-t-il dans ses 5 écoles 6 500 étudiants de 114 nationalités dont 56% issus de la zone Asie-Pacifique, 30% d'Europe, 8% d'Amérique, 5% du Proche-Orient et 3% d'Afrique.

Sur les 12 campus suisses, tous les cours sont donc dispensés en anglais, et chaque étudiant doit apprendre en plus une autre langue.  "J'aurais pu choisir une école hôtelière française, mais je voulais avoir des cours en anglais, explique William, étudiant français du César Ritz Colleges Switzerland, l'une des écoles du groupe orientée vers le tourisme et l'entrepreneuriat. L'anglais est aussi la langue parlée entre étudiants : "si je veux parler avec les autres, je n'ai pas le choix, et puis de toute façon je suis sur le campus de Lucerne, en Suisse alémanique".
Au bénéfice linguistique s'ajoute bien sûr la richesse d'une immersion dans un milieu multiculturel, bonne préparation à une carrière internationale, d'autant que les stages peuvent être faits à Paris, Londres, Dubaï ou Singapour...


Débouchés : un bon "retour sur investissement"

Bien qu'en augmentation, le nombre d'étudiants français reste pourtant peu élevé, alors que 80% des étudiants sont en stage en France !

Un paradoxe qui tient d'abord aux prix de scolarité basés sur le modèle universitaire anglo-saxon : 130 000 francs suisses pour trois ans de scolarité postbac débouchant sur un bachelor, les Français ont du mal à suivre.

Le groupe SEG explique que les étudiants sont logés, nourris et équipés durant trois ans. Mais ce sont surtout les débouchés qui constituent un "retour sur investissement".
De fait, 85-90% des diplômés d'un bachelor trouvent directement un emploi à la sortie de formation. S'ils ne deviennent certes pas directeur d'hôtel de but en blanc (le secteur privilégiant toujours l'expérience terrain), les progressions sont rapides : dans les cinq ans, 9 diplômés sur 10 occupent un poste de cadre ou créent leur entreprise. Et parmi ceux qui sont dans l'hôtellerie, 96% travaillent dans l'hôtellerie de luxe.


Des partenariats avec les grands groupes hôteliers de luxe

Il faut dire que le groupe SEG a noué de solides partenariats avec de grands groupes de luxe comme Four Seasons, mais aussi Ritz Paris, Savoy, Fairmont, Swisshôtel, Raffles, Mandarin Oriental ou encore Mövenpick.

Non seulement ces établissements viennent recruter stagiaires et diplômés dans les écoles suisses (lors d'un grand forum de recrutement qui a lieu deux fois l'an à Montreux), mais ils développent des programmes d'enseignement nouveaux liés à leurs besoins comme le groupe Four Seasons qui a lancé avec SEG une spécialisation RH.

Vidéo : le Forum recrutement de Montreux

De nouveaux métiers

Car l'éventail des postes et des métiers lui-même s'élargit : l'hôtellerie haut de gamme bénéficie d'abord du boom de la gastronomie et des arts culinaires provoqué, entre autre, par la médiatisation des chefs à la télévision. "Nous avons clairement dû augmenter les places dans notre "Culinary Arts Academy Switzerland" (une des 5 écoles), reconnaît Benoît Samson. Nous y enseignons les traditions culinaires françaises, suisses, mais aussi américaines et asiatiques".

L'art culinaire et la pâtisserie inspirent nombre de jeunes diplômés qui lancent leur entreprise, une autre tendance. Cinq ans après leur sortie d'une école du groupe SEG, 13% des diplômés créent leur entreprise... et il y a de belles success stories dans l'entrepreneuriat culinaire, comme celle de Pooja Dhingra, jeune Indienne diplômée du César Ritz Colleges Switzerland qui a ouvert à 25 ans son entreprise de macarons en Inde et figurait dans la liste Forbes 2014 des jeunes entrepreneurs les plus brillants.

Le virage numérique pousse aussi les hôtels à rechercher des professionnels des réseaux sociaux et de la numérisation des réservations : "Tous les grands hôtels doivent maintenant avoir leur spécialiste des réseaux sociaux et les recruteurs ont de vrais besoins en ce domaine", assure Sophie Senjaric, DRH du groupe Four Seasons.

On cherche aussi des spécialistes orientés finances et marketing pour le revenue management, métier qui consiste à optimiser les revenus en fonction des tarifs et des taux d'occupation, que ce soit pour les hôtels ou les spas...
Et également des experts du "design hôtelier" et de la décoration, une spécialité proposée par IHTTI School of Hotel Management à Neuchâtel, une des cinq écoles du groupe SEG.
 


Des débouchés même dans d'autres secteurs

Et les écoles suisses ont aussi des débouchés inattendus... en dehors de l'hôtellerie-restauration. On comprend ainsi l'attrait des marques de luxe pour ces jeunes qui ont acquis les codes du secteur d'où l'ouverture d'une spécialisation dans le management du luxe dans l'école "Hotel Institute Montreux" en octobre 2015.

Les compagnies aériennes recrutent aussi ces profils mais il y a plus étonnant : le secteur de la banque et de la finance lorgne sur les diplômés des grandes écoles hôtelières suisses ce qui a conduit le groupe SEG à conclure un nouveau partenariat avec UBS pour les étudiants du César Ritz Colleges Switzerland qu souhaitent se spécialiser en finance...

"Nos premiers concurrents pour recruter les diplômés sont les banques, les recruteurs de la finance et des marques de luxe, confirme Sophie Senjaric, du groupe Four Seasons, car ils apprécient le sens du service développé dans les écoles d'hôtellerie.


Ecole hôtelière suisse ou formation française ?

Est-ce à dire que le passage par une école hôtelière suisse soit la meilleure voie pour tous ? Certes non, tout dépend bien sûr des profils et surtout des projets professionnels. Les écoles suisses (celles du SEG mais aussi Glion ou l'Ecole hôtelière de Lausanne) sont sans doute excellentes si l'on vise une carrière internationale dans l'hôtellerie de luxe.

Mais la France commence aussi à se positionner sur ce terrain avec la prochaine ouverture de Ferrières, une école d'hôtellerie haut de gamme à la française ou l'Institut Paul Bocuse pour la cuisine.
Des formations professionnelles de type CAP ou BTS peuvent aussi conduire à de belles carrières, tant la personnalité et les qualités sont importantes aux yeux des recruteurs : "Avant le diplôme, nous regardons surtout les soft skills, le savoir-être, explique la DRH du groupe Four Seasons. On cherche d'abord des gens adaptables et flexibles qui aient la passion du service, du professionnalisme, le sens de la communication l'esprit d'équipe, de l'humilité et de l'endurance au travail."
Pour ceux qui ont ce bouquet de talents, les opportunités sont là, il suffit d'aller les cueillir.

Pour en savoir plus :
- le groupe Swiss Education Group : www.swisseducation.com
- le site recrutement du groupe Four Seasons : http://jobs.fourseasons.com

Rédigé le Mercredi 17 Juin 2015 | Commentaires (0) | Permalien

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Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



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