L'actu des débo L'actu des débo

Indiscrétions sur  les formations et les métiers qui mènent vraiment à l'emploi


Tuyaux sur les formations et les métiers qui mènent vraiment à l'emploi





Table-ronde sur les besoins en compétences de l'industrie aéronautique, au salon du Bourget 2011. J'y ai assisté pour vous et noté ce que cherchent les DRH d'EADS, Safran, Dassault Aviaton, Thalès, Goodrich et de quelques PME.


Le Bourget 2011. Photo : A. Ernoult
Le Bourget 2011. Photo : A. Ernoult
Je vous l'avais déjà dit dans de précédents posts, mais les carnets de commande s'étant encore gonflés pour les entreprises européennes au Bourget 2011, les recrutements repartent de plus belle dans l'industrie aéronautique et spatiale. Et les DRH présents (et non des moindres) confirment tous leurs difficultés à recruter les profils scientifiques et techniques dont ils ont besoin.

Les métiers en tension sont plus que jamais :
- Les ingénieurs, en particulier pour les bureaux d'études sur des spécialités comme l'architecture systèmes, les nouveaux matériaux, la conception électronique et l'informatique. Marre de voir partir des jeunes diplômés de Supaéro vers le marketing et la gestion, ont tous dit en substance les DRH. Marre aussi de voir les bons scientifiques choisir d'abord le management au détriment de l'expertise technique, stratégique dans ce type de secteur.
- Les métiers de la production et de l'atelier du niveau bac pro à technicien : les "compagnons" deviennent une denrée rare par exemple sur des postes d'usineurs ou de chaudronniers aéronautiques.
- Les métiers support, commerce, marketing, informatique, qui eux aussi sont courtisés par les autres secteurs.

Les projets de recrutements des grands groupes

-EADS bien sûr, prévoit plus de 2000 recrutements d'ingénieurs et techniciens sur la France, et plus de 4500 stages.
-Safran (propulsion et moteur d'avions) prévoit 1600 recrutements donc 1300 ingénieurs et universitaires de niveau bac+4/5, ainsi que des docteurs pour sa R&D en logiciels, architecture systèmes, matériaux).
-Thalès (groupe d'électronique et informatique appliquées notamment à l'aéro et au spatial) recrute 3000 personnes dans le monde, dont 800 à 1000 sur la France.
-Goodrich (groupe américain faisant des commandes de vols) recrute 350 personnes en Angleterre, 100 personnes en France.

Seul le DRH de Dassault Aviation reste prudent, attendant pour donner des chiffres que la reprise de l'aviation d'affaires se confirme et que d'hypothétiques ventes de Rafale se fassent. Les besoins sont cependant sur la conception, les essais et la supply chain. Les recrutements passent essentiellement par le sas des stages.

Et ceux des PME-PMI

A ne pas oublier car les grands groupes entraînent dans leur sillage un impressionnant réseau de sous-traitants.

Ainsi un patron de PME, Jean-Clause Chatal, participait aussi à la table-ronde emploi du Bourget. Son entreprise, Espace SAS, fait de l'assemblage et de l'usinage de tôlerie fine sur deux sites, à St-Nazaire et à Muret près de Toulouse. Il emploie 200 personnes et compte en recruter 30 à 35 de plus en 2011, pour couvrir des besoins qui vont d'un bout à l'autre de la chaîne : fraiseurs, ajusteurs, chaudronniers, contrôleurs techniques, chargés d'affaires, techniciens méthodes, ingénieurs.

Autre exemple, Geci Aviation (portée par Geci International), la PME qui construit Skylander, le petit avion de transport à hélices qui doit voler en 2012 et pourra transporter 19 passagers et jusqu'à 2,7 tonnes de fret. Skylander n'existe pas encore (!) mais il a déjà engrangé des commandes venues d'Asie au salon du Bourget. "La société est passée de zéro à 200 personnes en l'espace de deux ans et demi et on continue, on recrute toutes les semaines", indique le chef d'entreprise qui veut recruter encore 200 personnes d'ici deux ans et demi.

L'innovation, ne l'oublions pas, reste en effet le moteur du secteur. D'où la quête d'experts et de passionnés de très haut niveau que les grands groupes essayent d'attirer avec des cursus de carrière aussi attractifs que ceux des hauts dirigeants. Ainsi, EADS propose à côté de l'évolution vers les carrières de "project management" (gestion de projet), la filière de "l'executive expert". Thalès renchérit en vantant les possibilités de passer de l'expertise technique au management. "Chez Thalès, on peut devenir PDG de l'entreprise ou Prix Nobel !", va jusqu'à lancer Loïc Mahé, le DRH de Thalès.

Emploi dans le secteur aéro et spatial :
www.aeroemploiformation.com

Rédigé le Lundi 4 Juillet 2011 | Commentaires (0) | Permalien

Facebook Twitter LinkedIn Viadeo Pinterest


Recherche



Michèle Longour
Michèle Longour




Certains traînent dans les bars, d'autres fréquentent les stades ou les cinémas... Moi, je hante les journées recrutement, je fouine dans les forums emploi et les salons dédiées à toutes les carrières. D'où l'idée de ce blog pour...



Derniers tweets






Agenda