Révisions du bac : comment utiliser Internet ?



Les sites et maintenant les applications smartphone pour préparer le bac se multiplient : cours, conseils de méthodes, exercices, annales. Or il il existe aussi des ressources excellentes et gratuites mises au point par des enseignants. Le réseau du "Café pédagogique" les présente comme chaque année en 2013 dans un "kit de survie du bac et du brevet". Une mine incroyable pour tous les bacs et toutes les matières !




Tous vos profs vous le diront : le problème d'Internet, c'est qu'on y trouve à peu près tout et n'importe quoi sur le même plan. D'autre part l'offre commerciale des éditeurs parascolaires mais aussi de nouveaux sites ne cesse de grossir avec maintenant toutes les applis pour les tablettes et les smartphones ! On en oublierait presque que des centaines d'enseignants ont mis en ligne pour les élèves des ressources extrêmement variées et gratuites : cours, fiches, excercices...

Pour connaître les plus intéressantes pour préparer le bac, vous n'avez plus qu'à consulter ou à télécharger le Guide de survie du bac et du brevet 2013 sur le site du Café Pédogogique. Ce réseau d'enseignants a en effet sélectionné pour vous, section par section et matière par matière, les meilleurs sites réalisés par des enseignants.

François Jarraud, rédacteur en chef du Café Pédagogique, nous le présente.

Quelles types de ressources trouve-t-on sur les sites sélectionnés ?

François Jarraud : On y trouve à la fois des cours, des fiches et des dossiers qui peuvent permettre de "boucher un trou" dans son propre cours, mais aussi de nombreuses aides méthodologiques : les épreuves du bac sont assez formelles, il y a des méthodes à respecter et l'on évalue finalement davantage votre préparation que votre intelligence ou même vos connaissances.

Et puis, on peut utiliser des sites pour s'auto-évaluer, et cela dans toutes les matières, même en philo : on peut trouver des exercices en ligne, ou envoyer des devoirs à corriger. Cela peut servir à se rassurer. Enfin, on peut parfois avoir des contacts avec certains profs qui répondent aux questions car les candidats ont besoin de se rassurer et d'apprendre à gérer le stress. Pour les aider, nous avons résumé dans une "check-list" les conseils du pédagogue Alain Giordan pour organiser son travail de révision.

Les élèves connaissent-ils ces sites ?

F.J. : Ce sont des ressources très méconnues, car ce sont des sites personnels faits par des enseignants. Ils n'ont pas de moyens commerciaux pour se faire connaître et c'est donc notre rôle de le faire dans ce guide. Nous avons évalué tous ces sites, et retenu les meilleurs grâce à un réseau d'une soixantaine de collaborateurs dans le monde.

Comment utiliser Internet pour réviser par rapport au travail scolaire classique ?

F. J. : D'abord, l'aide d'Internet ne remplacera jamais une année scolaire. Le surf sur quelques sites à la veille de l'épreuve n'est pas une préparation sérieuse et il faut rappeler l'importance d'un travail régulier sur plusieurs mois qui permet une maturation de la mémoire. Mais cela peut compléter des révisions sur des points précis.

Il faut donc faire ses révisions normalement en revoyant ses cours, en faisant des fiches. Mais une fois que l'on a fait cela, on peut confronter avec un cours trouvé sur un Internet. Cette confrontation est un excellent exercice pour la mémoire et pour l'analyse, car on peut compléter ses connaissances et trouver d'autres façons de présenter un sujet d'étude. Nous donnons aussi des sites qui permettent de s'informer sur le contenu exact d'une épreuve.

En allant sur l'ordinateur, il faut résister à la tentation d'aller lire ses messages ou de surfer sur d'autres sites ?

F. J. : Bien sûr, mais c'est aussi l'occasion de mûrir, d'apprendre à gérer son temps, à organiser son bureau, à se fixer des limites. On peut par exemple programmer Internet à la fin d'une journée ou d'une séquence de révision... L'ordinateur va de plus en plus rentrer dans notre vie, et les études font partie de la vie. Et puis, je ne prends pas les candidats pour des idiots : ils vont trouver eux-mêmes leur façon d'utiliser cet outil.



Propos recueillis par Michèle Longour
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