Raid 4L Trophy : 2000 étudiants au départ


1000 4L sont parties le 15 février de Paris et Bordeaux pour un raid humanitaire et sportif au Maroc. A leur bord, 2000 étudiants et parmi eux, Antoine et Quitterie, l'équipage 568, qui nous fait partager l'aventure.



Le rallye 4 L Trophy : départ sous la pluie à la Défense

Le 14 février, ils ont pris le départ à Paris à bord de leur 4 L, sur le parvis de la Défense. Il pleut dru et le ciel est bas ce matin-là, mais les voitures arrivent une à une, toutes plus pimpantes les unes que les autres, prêtes pour "leur" rallye africain. Antoine et Quitterie arrivent à 7h30, les traits un peu tirés (la nuit a été courte) pour le contrôle technique imposé par les organisateurs. Mécanique : OK; matériel de sécurité (fusées de détresse, sangles de remorquage, triangle, boussole) : OK. La 4L jugée apte au service reçoit ses auto-collants et son numéro de concurrente : 568. Le coffre et l'arrière sont pleins à craquer : chaque équipage doit apporter deux cartables et deux sacs à dos bourrés de matériel scolaire et d'équipements sportifs qui permettront à des associations marocaines de scolariser des enfants.

Le premier défi du raid 4 L Trophy : trouver les sponsors

Les 4 L se garent une à une sur le grand parvis, au pied des tours et de la Grande Arche du centre d'affaires parisien. La pluie redouble, et les concurrents sont invités à venir manger des crêpes sous les tentes du village-départ monté par les organisateurs (dont l'ESC Rennes). Pour sa dixième édition, le raid - qui a débuté en 1998 avec trois concurrents - connaît un succès grandissant auprès des étudiants. "Ce qui m'a plus dans le 4L Trophy, raconte Antoine, c'est bien sûr l'aventure que représente un rallye dans le désert marocain, mais c'est surtout la mise en oeuvre de tout le projet : il a fallu monter une association (4L et 1 Défi, à découvrir sur son site, trouver les financements, s'occuper de la communication, rassembler des gens. Le plus dur pour nous a été de trouver les sponsors : il a fallu investir beaucoup de temps pour les contacter, les rencontrer et les convaincre. "

Huit mois de préparation pour pouvoir prendre le départ

Finalement, Antoine et Quitterie ont trouvé leurs sponsors : ils ont pu rassembler 6 000 euros sur un budget global de 7 000 euros et apportent 500 euros chacun pour boucler les comptes.
Et la voiture ? "Cela n'a pas été trop dur de la trouver, mais par contre, il a fallu beaucoup de temps pour la préparer. Nous avons passé les deux derniers week-ends les mains dans le moteur à faire de la mécanique". Un bon point pour Antoine et Quitterie : la voiture a déjà fait le raid une fois ! Elle a même été exposée durant deux jours dans le hall de l'entreprise Oséo, sponsor principal de l'équipage, "ce qui nous a beaucoup encouragé" témoignent Antoine et Quitterie.

6 000 km à jusqu'à Marrakech

A 14 heures, c'est le grand départ. Les familles, les amis et les sponsors sont là pour les dernier conseils et encouragements. La 4L n° 568 part forte de nombreux soutiens (dont celui du site réussirmavie.net) dont témoignent les logos inscrits sur sa carosserie. Direction Algéciras, au sud de l'Espagne où les 2 000 participants et les 1 000 4L devaient embarquer sur le ferry pour rejoindre Fès, au Maroc, départ de la compétition. Là commence vraiment le raid à travers les montagnes et le désert marocain, qui doit s'achever, 3 000 km plus tard, le 23 février à Marrakech.

Plus de photos du départ...

4L Trophy J1 : Cap au Sud toute !

Une demi-journée de route plus tard, la team 568 arrive à Bordeaux où elle fait escale pour la nuit. L'équipage raconte :
"Durant le trajet, la magie du Raid 4L s'est réellement incarnée:
- autoroutes saturées de 4L multicolores et tapissées d'autocollants et de décorations diverses
- appels de phares systématiques
- rencontres d'équipages sur les aires d'autoroutes permettant des échanges chaleureux (discussions sur les sponsors, la mécanique des moteurs, la préparation de l'aventure...)"
Les deux jours suivants, la 4 L tient le coup mais subit tout de même deux crevaisons : la première dans les Pyrénées, la deuxième sur les routes du sud espagnol. Sans parler d'une panne d'essence à 500 m d'une pompe et en montée ! Pas de problème, l'équipage 568 est rodé. Et le vendredi 16 février à 23 heures, rejoint la soixantaine d'équipages déjà arrivés à Algésiras à la pointe de l'Espagne.
Bientôt la traversée, et le vrai départ, dans les sables marocains cette fois.

Chaque jour, la suite de ce carnet d'aventure avec Antoine et Quitterie...

Rédigé par Michèle le 11 Février 2007
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