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Orientation : une année pour prendre du recul et trouver sa voie après le bac



Vous êtes perdu dans votre orientation ou vous ne savez pas quoi faire après le bac ? De plus en plus d'universités proposent une année de préparation et de réflexion. Un parcours pour mieux se connaître, s'ouvrir au monde, bâtir un projet et choisir les études qu'il vous faut pour le réaliser. Tour d'horizon.




Orientation : une année pour prendre du recul et trouver sa voie après le bac
A l'université Paris Descartes, cela s'appelle PaRéO : "Passeport pour réussir et s'orienter" est un diplôme d'université (DU) innovant crée en 2015 qui remporte un succès croissant : 150 candidats la première année, 200 en 2016, 988 en 2017.

C'est en discutant avec une camarade qu'Andréa, en terminale ES, a découvert le parcours. "Elle m'a dit qu'elle hésitait entre une licence de droit et Paréo. Je lui ai demandé ce qu'était Paréo, et j'ai trouvé cela super intéressant : l'idée de prendre un an pour réfléchir à ce qu'on veut faire et de réaliser plusieurs stages m'a vraiment attirée".

Paréo : se questionner pour mieux se connaître, ce n'est pas perdre un an

Six mois plus tard, l'étudiante sait déjà qu'elle veut faire des études en alternance : "c'est le mode d'apprentissage qui me convient le mieux". Une option qu'elle n'avait pas envisagée en terminale : "Au lycée, on n'est pas poussé à réfléchir profondément, on choisit souvent des études en fonction de sa série de bac au lieu de le faire en fonction d'un projet professionnel."

Au DU Paréo, changement de méthode. Certes, les étudiants suivent quelques cours pour découvrir des disciplines enseignées à l'université (en sciences ou sciences de la société). Mais ils participent aussi à des ateliers pour apprendre à faire un CV ou une lettre de motivation et ils font plusieurs stages en entreprise. 

"Nous les plaçons dans des situations qui les poussent à s'interroger, explique Marion Petipré, coordinnatrice pédagogique de Paréo. Au début, les étudiants sont déroutés, mais nous les accompagnons et petit à petit, chacun se découvre et y voit plus clair sur ses motivations. Prendre un an pour faire cela, cela vaut la peine, ce n'est pas perdre son temps".

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Muscler la persévérance, l'organisation et la confiance en soi

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Surtout, les étudiants montent plusieurs projets comme le forum métiers qu'ils organisent eux-mêmes. Il doivent aussi chercher leurs stages, écrire des lettres de motivation, et présenter au final leur projet professionnel à l'oral en public.
Une pédagogie qui muscle la persévérance, l'organisation et la confiance en soi, trois ingrédients constitutifs de la  fameuse maturité à acquérir à l'orée de l'âge adulte.

Après son bac S, Léa avait fait un an de prépa pour être psychomotricienne mais elle a raté ses concours : "J'ai craqué à cause du stress et j'ai fait Paréo pour reprendre confiance en moi et retrouver espoir dans un projet", témoigne-t-elle. Objectif totalement atteint grâce à l'oral qu'elle a soutenu face à 300 personnes et aux ateliers théâtre. Au point qu'elle envisage de faire Staps pour travailler dans la préparation mentale des sportifs !

Faire le point après un premier échec

Le DU Paréo de l'université Paris Descartes est en effet ouvert également à des étudiants en réorientation après un échec ou un abandon en L1 ou en prépa.

L'exemple de Marion, en réorientation :


Faire un semestre Rebond pour savoir comment se réorienter

D'autres universités en France proposent à leurs étudiants "décrocheurs "de première année un semestre "rebond" entre février et juin. A l'université de Bourgogne, par exemple, les étudiants suivent des cours de méthodologie, d'anglais, d'expression écrite. Ils travaillent leur projet professionnel  avec le pôle orientation de l'université et suivent des cours de spécialité qui leur donnent des ECTS (crédits universitaires). Et après ? Selon leur projet, ils peuvent reprendre une L1 à la rentrée suivante ou entrer dans l'IUT de l'université. 

A Lyon 2, les étudiants en semestre rebond peuvent aussi rencontrer des associations, des personnalités, des chefs d'entreprise, histoire de s'ouvrir au monde pour se motiver et y trouver sa "mission".

Celle-ci ne passe d'ailleurs pas toujours par l'université. Après le DU Paréo, 37% des étudiants choisissent de faire une licence et s'inscrivent en L1 à Paris Descartes, mais 10% vont en DUT, 7% en BTS, 19% entrent dans des écoles postbac et 11% commencent à travailler. "Il faut apprendre à se connaître sans préjugés et tout envisager, dit Marion Petipré. En 2018, un étudiant va même entrer en apprentissage chez les Compagnons du devoir".

De nouveaux parcours avant la L1pour les étudiants en "oui, si"

La réforme de l'entrée à l'université votée en 2018 va aussi susciter l'ouverture de nouveaux parcours pour les étudiants à qui sera faite la réponse "oui, si" à leur demande d'entrée en L1.

Par exemple si vous obtenez un "oui, si" à votre demande de L1 droit, il faudra suivre et réussir une année de remise à niveau pour atteindre les "attendus" de la filière : cours d'expression écrite et orale, culture générale, vocabulaire juridique, argumentation... Après seulement vous pourrez entrer en L1 droit. Et le même genre de parcours sera proposé dans toutes les disciplines.

A Paris Descartes, l'expérience du parcours Paréo va inspirer ces parcours "oui si" disciplinaires. Mais le DU Paréo entièrement consacré à la réorientation continue d'exister pour tous ceux qui veulent prendre du recul avant de foncer sur une filière. Comme pour une L1, l'inscription se fait sur Parcoursup.

IFF Europe : le programme OPEN, Orientation, Projet, Engagement

Orientation : une année pour prendre du recul et trouver sa voie après le bac
Une autre année de réflexion sur l'orientation est aussi proposée dans l'enseignement supérieur privé par l'association IFF Europe, en partenariat avec l'université catholique d'Angers : le programme OPEN (Orientation, Projet, Engagement) débouche sur un diplôme d'université (DU) qui donne 60 ECTS.

Mais là encore, il aide surtout à mieux se connaître et à bâtir un projet qui ait du sens. "Après deux années ratées en fac, je ne savais plus trop où j'en étais, raconte Mathieu, 20 ans. J'avais besoin de retrouver une dynamique".  

Bien remplie, l'année alterne les sessions sur l'orientation et le projet professionnel, des modules de formation humaine (connaissance de soi, expression orale), des cours sur les grands enjeux du monde contemporain (conflits, mondialisation, multiculturalité) et même une ouverture à l'intériorité et la spiritualité. Trois stages, dont un de solidarité à l'étranger complètent ce mix entre la découverte de soi et l'ouverture aux autres.

La dimension solidaire est en effet une des marques de fabrique de l'association IFF Europe qui propose par ailleurs des formations dans la conduite de projets solidaires ou humanitaires. "Moi, j'ai été faire un stage en Inde, un séjour auprès de personnes handicapées, et j'ai été confirmé dans mon goût pour la psycho", témoigne Mathieu.

IFF Europe propose aussi un parcours Tremplin de six mois, entre février et juin, pour préparer sa réorientation.

Partir un an à l'étranger ?

Quand on ne sait plus quoi faire, l'idée de partir à l'étranger pour voyager, travailler ou améliorer ses langues est aussi une option.

Si vous ne savez pas du tout ce que vous voulez faire, prenez tout de même le temps de réfléchir pour bâtir un projet cohérent : si vous voulez améliorer l'anglais, qu'envisageriez-vous derrière ? Si possible, rencontrez un coach ou un conseiller d'orientation.

En fonction de votre objectif, vous pouvez en effet faire des choix différents : les formules classiques de jobs au pair dans une famille sont intéressantes pour ceux qui ont déjà un projet professionnel. Damien, par exemple, est parti un an pour améliorer son anglais en vue des tests de sélection d'Air France pour les stewards.

Si vous cherchez simplement à vivre une expérience internationale de solidarité, vous pouvez explorer les formules de service civique à l'étranger.

Ou faire un service civique

Lancé en 2010 en France, le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans (avec ou sans le bac) de travailler six à douze mois dans une association ou une collectivité locale. Santé, environnement, aide aux plus pauvres, personnes âgées, soutien scolaire, animation culturelle et même missions humanitaires, le choix est vaste...

Une façon de se rendre utile, de s'engager dans un secteur que l'on aime et de développer des compétences qui peuvent aider à cerner son projet d'avenir. La mention d'un service civique sur un CV est appréciée des recruteurs.

Surtout, pendant votre service, un tuteur vous accompagne et en fonction de ce qui vous a plu dans l'expérience, il vous aide à faire un choix d'orientation ou de formation à la sortie. Encore une façon de trouver sa voie par étape, en se donnant le droit de vivre autre chose que des études classiques.

Lundi 19 Février 2018

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