Ils gagnent le prix de l'Etudiant Entrepreneur en économie sociale


Le Prix de l'Etudiant Entrepreneur en économie sociale (PEEES) a été remis, le 21 novembre 2013, à quatre lauréats. Ces étudiants ont développé des projets à dimension sociale ou environnementale. Recyclage de meubles, ateliers de cuisine du monde, insertion de personnes sans emploi... Créativité et générosité au pouvoir !





C'est la sixième année qu'est décerné ce Prix de l'Etudiant Entrepreneur en économie sociale (PEEES). En 2013, l'entrepreneuriat social a plus que jamais la cote et un statut d'étudiant entrepreneur est en préparation alors pas moins de deux ministres, Geneviève Fioraso et Benoît Hamon, ont remis leur prix aux lauréats au salon de l'éducation, le 21 novembre.

Deux prix (d’une valeur de 6 000 euros pour le 1er, de 3 000 euros pour le 2ème) ont été remis dans deux catégories :

- Dans la Catégorie "Projet d'entreprise dans l'ESS" : le premier prix a été attribué à Anthony Charuel, étudiant en master management des organisations, spécialité Métiers de l’insertion par l'activité économique à Nancy. Avec une étudiante des Beaux Arts de Nancy, il a lancé en 2013 le projet Soul Custom : une association recycle des meubles usagés en faisant travailler des personnes sans emploi mais aussi... des designers qui les customisent. Les meubles sont ensuite revendus soit à low cost à des personnes démunies, soit à high cost dans des show rooms ou sur des événements...

Lutte contre le gaspillage, aide à l'insertion professionnelle, filière de vente à bas coût pour des personnes à faible pouvoir d'achat, on retrouve bien la philosophie de l'économie sociale et solidaire où une même idée présente plusieurs vertus à la fois...


Kialatok : la cuisine du monde pour former l'entreprise à la diversité

Le 2ème prix a été remis à Kévin Berkane pour Kialatok, qui propose des cours de cuisine du monde... aux entreprises qui veulent former leurs salariés au thème de la diversité.

Avec Florence, étudiante à HEC comme lui, Kévin vise en effet le "marché de la formation professionnelle". Pour faire percevoir aux cadres et aux employés la richesse de la diversité multiculturelle, Kialatok leur propose de vivre un atelier cuisine animé non par un chef étoilé mais une personne originaire de l'autre bout du monde, de préférence en difficulté d'insertion.

Là encore, l'activité de Kialotok veut faire le lien entre entre un problème social, l'insertion de personnes étrangères et sans formation, et un besoin social, celui des entreprises qui cherchent à mieux former leurs salariés.

Nos grands-mères ont du talent : l'emploi des seniors

Dans la catégorie Développement Durable cette fois, le premier prix  a été remis à Arthur Juin pour Nos grands-mères ont du talent : le projet veut proposer aux actifs des villes qui n'ont pas le temps de cuisiner des plats préparés par des seniors à partir de produits sains et locaux.

On retrouve là le souci d'utiliser les talents de ceux qui sont souvent mis de côté pour résoudre le problème de ceux qui manquent de temps, veulent consommer autrement et aider au passage les producteurs locaux de produits frais.

Le 2ème prix a été décerné à Gaëtan Laot pour Fraises des villes, un projet qui développe des produits esthétiques et innovants pour végétaliser les façades des immeubles.

Le PEEES : favoriser la création d'entreprise par les jeunes dans l'ESS

Fondé par la LMDE, le Prix de l'Etudiant Entrepreneur de l'Economie sociale (PEEES) apporte une aide financière à des projets d’étudiants ou de jeunes diplômés voulant entreprendre dans l'ESS. En 2013, 45 dossiers ont participé à la compétition. C'est dire le dynamisme du mouvement étudiant dans l'entrepreneuriat social stimulé par des réseaux comme Enactus ou les soirées Youth we can.

Le Prix est aussi l’occasion pour les lauréats de prendre contact avec les nombreux partenaires de l'ESS qui le portent aux côtés de la LMDE : la Fondation Groupe Chèque Déjeuner, la mutuelle CHORUM, les Banques Populaires, le programme Jeun’ESS, l’ESPER (Economie Sociale Partenaire de l’Ecole de la République), l’UNEF, l’association ASE, Animafac, le CNCRES, le Labo de l’ESS, Alternatives Economiques, l’Atelier, l’UCPA, ICOSI et Coopaname.

Il y a trois conditions requises pour participer :
- avoir moins de 30 ans à la date du dépôt de dossier de candidature ;
- être étudiant ou jeune diplômé au maximum 3 ans après la fin des études ;
- le représentant désigné de ce dossier doit résider en France et l'activité principale doit être localisée en France.

Rens. : www.lmde.fr/peees/




Rédigé par le Lundi 25 Novembre 2013
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