Profil
Jérémie Loevenbruck
J'ai eu la chance d'effectuer le dernier semestre de mes études d'ingénieur à Rio de Janeiro, au Brésil... Ce blog est la publication hebdomadaire des quelques lignes que j'avais tentés d'écrire entre juillet et décembre 2009.... Elles retracent ces
Je publie environ un nouvelle article par semaine ! N'hésitez pas à commenter et/ou à me contacter pour des infos...
Galerie
Tags
Dernières notes
Archives
Le carnaval de Rio c’est le Sambodrome, sa parade et ses chars plus qu’imposant que l’on a tous vu à la télé….
Mais c’est surtout ces défilés de rue, les blocos, le poumon de la fête, petit à petit mangés par le marché gigantesque de l’autre carnaval où s’opposent les écoles de samba.
Quelle histoire de voir chaque école se préparer pendant 6 mois pour l’instant magique du défilé ! Une école de samba, c’est comme un club de foot, avec un stade et ses loges, ses entrainements, ses matches…
Chacun à son poste, du musicien au danseur, en passant par celui qui réalise les masques ou les costumes. D’ailleurs, chaque carioca est aficionados d’un club de foot (au choix Flamengo, le champion, ou Botafogo, Fluminense, Vasco de Gama…) et d’une école de samba (Beija Flor, Salgueiro, Mangueira, Tijuca, Vila Isabel…).
Le championnat (1ere division), c’est 14 écoles qui s’affrontent sur deux journées de défilé, chaque école proposant 1h de spectacle pour convaincre le jury. Le champion est porté aux nus. Ses supporteurs également !!
Elles sont jugées sur la qualité de leur hymne, la façon dont elle est jouée, les costumes, la synchronisation des danseurs (parfois 6 000), le charisme des portes drapeaux…. Toute une organisation, et des billets de banque qu’on pourrait croire jeter par la fenêtre. Le brésilien va laisser peut être 2 mois de son salaire pour une petite semaine de fête !
Quelle histoire de voir chaque école se préparer pendant 6 mois pour l’instant magique du défilé ! Une école de samba, c’est comme un club de foot, avec un stade et ses loges, ses entrainements, ses matches…
Chacun à son poste, du musicien au danseur, en passant par celui qui réalise les masques ou les costumes. D’ailleurs, chaque carioca est aficionados d’un club de foot (au choix Flamengo, le champion, ou Botafogo, Fluminense, Vasco de Gama…) et d’une école de samba (Beija Flor, Salgueiro, Mangueira, Tijuca, Vila Isabel…).
Le championnat (1ere division), c’est 14 écoles qui s’affrontent sur deux journées de défilé, chaque école proposant 1h de spectacle pour convaincre le jury. Le champion est porté aux nus. Ses supporteurs également !!
Elles sont jugées sur la qualité de leur hymne, la façon dont elle est jouée, les costumes, la synchronisation des danseurs (parfois 6 000), le charisme des portes drapeaux…. Toute une organisation, et des billets de banque qu’on pourrait croire jeter par la fenêtre. Le brésilien va laisser peut être 2 mois de son salaire pour une petite semaine de fête !
Rédigé par Jérémie Loevenbruck le Mardi 29 Juin 2010 à 19:49
|
Commentaires (0)
La fin de mon séjour à été l’occasion de faire découvrir à plusieurs amis le Rio que j’avais vécu.
Le premier d’entre eux, Martin (vous le connaissez déjà, il vis à Curitiba) est venu accompagné d’un collègue français. Déjà connaisseur, le but était pour lui de profiter des quelques endroits bien typique qu’il n’avait pas vu la dernière fois.
Je me souviens, entre autre, de cette "escalade" du Corcovado…
La veille au soir, je donne rendez vous au Gabriel, un brésilien et Jonathan, son pote français. On comptait grimper avec Martin et les 3 autres acolytes la montagne de granit qui domine Rio en partant d’en bas, du parque Lage (celui du clip de snoop dog !). C’est un peu comme si tu te retrouves place Pigalle à Paris, et qu’au moment où tu tournes à gauche pour monter au sacré cœur tu te retrouves face à une paroi verticale de 700m de haut, en pleine jungle… Tu es en fait au pied du lagon, à 500m d’Ipanema et de sa plage magnifique. La traversée de la forêt tropicale n’est pas de tout repos… on navigue entre les singes et le bruit des rotors d’hélicoptères transportant les milliardaires pour éviter les routes congestionnées…
La vue finale semble plus belle dans ces conditions ! La grimpette avec le train en crémaillère, bien que charmante, ne t’apporte pas le sentiment du devoir accomplis ! Gabriel est émerveillé, faut dire, à 20 ans, c’est quasiment la première fois qu’il découvre sa ville d’en haut… En même temps, vous y êtes déjà grimpé sur la tour Eiffel ?
Je me souviens, entre autre, de cette "escalade" du Corcovado…
La veille au soir, je donne rendez vous au Gabriel, un brésilien et Jonathan, son pote français. On comptait grimper avec Martin et les 3 autres acolytes la montagne de granit qui domine Rio en partant d’en bas, du parque Lage (celui du clip de snoop dog !). C’est un peu comme si tu te retrouves place Pigalle à Paris, et qu’au moment où tu tournes à gauche pour monter au sacré cœur tu te retrouves face à une paroi verticale de 700m de haut, en pleine jungle… Tu es en fait au pied du lagon, à 500m d’Ipanema et de sa plage magnifique. La traversée de la forêt tropicale n’est pas de tout repos… on navigue entre les singes et le bruit des rotors d’hélicoptères transportant les milliardaires pour éviter les routes congestionnées…
La vue finale semble plus belle dans ces conditions ! La grimpette avec le train en crémaillère, bien que charmante, ne t’apporte pas le sentiment du devoir accomplis ! Gabriel est émerveillé, faut dire, à 20 ans, c’est quasiment la première fois qu’il découvre sa ville d’en haut… En même temps, vous y êtes déjà grimpé sur la tour Eiffel ?
Au brésil, le nouvel arrivant est marqué, subjugué, altéré, dégouté, émerveillé : il ne reste pas indifférent ! Le débarquement est impressionnant, on perd ces repères (langue, nourriture, façon de vivre…). On est autant impressionné par la beauté de Rio que par ces favelas « miteuses » (première impression) en bordure d’hôtels de luxe. On est révolté par la misère apparente…. Au fil du temps les impressions deviennent des sentiments, des opinions, des constats.
Ma perception des brésiliens à par exemple beaucoup évolué. De l’Homme heureux, fêtard, plein de vie, mais si superficiel et sans conviction, il a évolué en personnage peureux, plein de doutes, résigné, feignant, mais aussi touchant, capable de surprendre, bien entendu joyeux, et si simple !
Ma perception des brésiliens à par exemple beaucoup évolué. De l’Homme heureux, fêtard, plein de vie, mais si superficiel et sans conviction, il a évolué en personnage peureux, plein de doutes, résigné, feignant, mais aussi touchant, capable de surprendre, bien entendu joyeux, et si simple !
Voici le dernier volet des mes aventures au brésil. Bientôt 4 mois que je suis revenu en France et l’envie de raconter la fin de mon périple est intact. J’ai commencé l’écriture de cette dernière partie 4 jours avant mon départ pour la France…
J’ai déjà croisé la plupart d’entre vous depuis mon retour. Mais le texte permet d’aller plus loin dans la réflexion, et la peur d’oublier m’incite à tout mettre sur papier. C’est aussi plus simplement le plaisir de l’écriture qui perdure….
Cette 4ème partie peut paraitre superflue, mais sans elle les 3 autres ne prendront pas tout leur sens. C’est un peu la conclusion de mon voyage. Et je ne pouvais pas faire l’impasse sur ces 2 derniers mois brésiliens qui ont tant fait évoluer les raisonnements de ma petite tête …
60 jours bien différents des précédents…
Ce fut le temps des voyages, de la maitrise du portugais, de la découverte d’un Rio en version plus solitaire que j’ai ensuite fait découvrir à des amis, à trois reprises… Ce fut le temps de l’évolution des connaissances en amitiés réelles, d’une quinzaine mouvementé dans le Nordeste, d’une vraie vie de brésilien…
Cette 4ème partie peut paraitre superflue, mais sans elle les 3 autres ne prendront pas tout leur sens. C’est un peu la conclusion de mon voyage. Et je ne pouvais pas faire l’impasse sur ces 2 derniers mois brésiliens qui ont tant fait évoluer les raisonnements de ma petite tête …
60 jours bien différents des précédents…
Ce fut le temps des voyages, de la maitrise du portugais, de la découverte d’un Rio en version plus solitaire que j’ai ensuite fait découvrir à des amis, à trois reprises… Ce fut le temps de l’évolution des connaissances en amitiés réelles, d’une quinzaine mouvementé dans le Nordeste, d’une vraie vie de brésilien…
Au diable la bronzette du mois de mai, me voilà reparti vous conter chaque semaine un extrait de mon semestre "no brasil" !
La fin de mon voyage approchant, l'envie de vivre ce que je n'avais pas encore gouter à pris le pas sur mes résolutions d'écritures. J'ai donc remis à mon retour en France la compilation de ces 2 derniers mois passés au pays des noix de coco !
Je reprends, à mon plus grand bonheur, ce rythme d'un article publié par semaine....
L'écriture m'a manqué ! Mes autres occupations m'ont progressivement éloignées de ce récit de voyage... Mais l'exercice est essentiel pour moi, je dois trouver le temps de le finir ! Souhaitez moi bon courage !!
Je reprends, à mon plus grand bonheur, ce rythme d'un article publié par semaine....
L'écriture m'a manqué ! Mes autres occupations m'ont progressivement éloignées de ce récit de voyage... Mais l'exercice est essentiel pour moi, je dois trouver le temps de le finir ! Souhaitez moi bon courage !!






