Le blog ciné de Théo

"Le but ce n'est pas de faire du cinéma, mais son cinéma" Albert Dupontel.

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Oui pour les paysages, plutôt non pour l'histoire...


Into the wild
En dépit de tout ce que j'avais entendu de bon sur ce film, et après avoir été envouté par la bande originale, je n'ai pas été conquis par la réalisation.
C'est un bon film certes, mais je ne suis pas touché par le destin du garçon, et même à peine attristé par sa mort (tragique !). L'aventure est poignante et courageuse, mais il ne peut hélas s'en prendre qu'à lui même. Dans ses excellents rapports avec les personnages du film qu'il rencontre, on comprend que sa vie prend plus de sens quand elle est partagée ! En revanche, l'Alaska lui prend tout mais ne lui rend rien : tout ce qu'elle lui donne c'est la culpabilité de tuer pour se nourrir, et le risque de commettre l'erreur fatale en pensant connaître la nature.
Alors ce film est plutôt une belle leçon de morale. Bien que tout quitter et partir à l'aventure fasse rêver, il ne faut pas oublier que l'isolement nous condamne à un style de vie auquel personne n'est préparé si nous avons grandi dans la société consumériste que Chris rejette. Malheureusement, l'obstination m'a parut exagérée, et je garde plus le film en tête pour la beauté des paysages que pour le destin du héros, même s'il retrace une histoire vraie.

Ce film m'a ainsi en définitif plutôt offert une confirmation qu'une révélation. "Happiness only real when shared". Personnellement, je n'en ai jamais douté.
Et bien sur, il faut répéter le cadre géographique de l'histoire permet des scènes en pleine nature tout à fait remarquables.
Rédigé par Théo Leterme le Dimanche 7 Février 2010 à 23:23 | {3} Commentaires

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Pas besoin d'être fan !


Gainsbourg
Sans être un inconditionnel de Gainsbourg, ce film est vraiment bon ! En plus de la performance de l'acteur-sosie du chanteur, on retrouve dans le film une ambiance très particulière : piano à gogo, alcool, lumière tamisée, starlette, et sexe. En gros, pas une minute sans clope, pas une minute sans une jolie femme à l'écran.
On comprend comment Lucien est devenu Serge, comment il est passé du piano-bar au statut de star, et comment il sombre peu à peu dans l'excès par la suite.
Il y a surtout deux choses que je retire de ce film en fait.

Une première, qui m'a beaucoup plu, est l'habileté de Gainsbourg de passer d'une femme à l'autre. On a à chaque fois l'impression qu'une nouvelle histoire d'amour commence. Elles pourtant toutes une fin (rapide dans le film). Et sont toutes marquées par les excès de la star, qui ponctuent sa carrière. Quel gâchis de laisser filer Jane, mais bon.

La seconde est bien sûr la marionnette, la gueule de Gainsbourg qui la suit partout ! une très bonne idée à mon goût ! Compte tenu de la vie hors normes qu'il mène, on pourrait penser qu'elle a réellement existée. Sa modélisation correspond bien à ses actions, c'est un peu le "diable" comme il le dit lui même qui l'habite, et qui le pousse toujours à se dépasser. C'est un personnage essentiel du film, qui intervient même concrètement, et qui aide je trouve à cerner le personnage.

Et pour finir, je voudrais remarquer le sous titre de l'affiche : vie héroïque. A mon sens, heureusement que l'on peut mener une vie de héros d'une autre manière que selon la doctrine "sex, cigarette, and...arrêt cardiaques" !
Rédigé par Théo Leterme le Dimanche 7 Février 2010 à 22:58 | {0} Commentaires

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Une comédie politique certes...mais peut-on rire de tout ?!


In the loop
Guerre froide entre Londres et Washington. Un ministre marionnette plutôt maladroit, un assistant irresponsable un peu nigaud , un responsable de communication aussi vulgaire qu’acharné : telle est finalement la parodie des représentants de la Grande Bretagne dans la gérance de la guerre en Irak avec les Etats Unis.
Face à cette dream team, des américains pacifistes et des américains pro guerre (en Irak) qui se chamaillent pour un vote à l'ONU sur l'envoie ou non de troupes supplémentaires sur le terrain.
Le film trace ainsi la lutte entre les deux camps (Britanniques et Américains, où bien pacifiste et belliqueux) sur l’invasion de l’Irak, qui n’est jamais cité explicitement d’ailleurs. Politique d'actualité donc, mais aussi Comédie... D’une part, la Version Originale nous fait absorber une averse d’insulte très british tout au long du film, au rythme effréné de 4 Fuck/minute environ...bien emmené par Malcolm. Ceci parallèlement à des scènes grotesques comme le calcul du nombre de soldats à envoyer en Irak dans la chambre d'une fillette ! D’autre part, si les dialogues et certaines scènes tournent en dérision les rapports entre dirigeants, on s’aperçoit que personne ne gagne vraiment cette dispute. Même si les pro-guerre l’emportent, on sent que ce n’est pas la meilleure issue, et les personnages deviennent méprisables. D’autant plus que les cadres pacifistes posent leur démission dans la foulée ! nous faisant même un peu de peine…
Techniquement, les scènes sont remarquablement tournées, avec une caméra en mouvement qui semble sans cesse surprendre les acteurs, et qui les suit dans leurs déplacements et nous plonge dans le remue ménage de l’affaire.

"Hélas", l’œuvre d’ Armando Iannucci est-elle si éloignée de la réalité ? Tout est si bien masqué et exagéré qu’on oublierait presque que cette histoire est quasiment vraie. Création d’un comité secret, révélations à la presse, frasques de ministre surexploitées par les médias, « figu » des hommes politiques, défaite des pacifistes, rivalité américo-britannique… En bref un cocktail humoristique bien loin du front de guerre concerné. Néanmoins la lutte est réelle, et il est fort triste d’avoir à quitter la salle de cinéma en pensant que quelques 20 000 soldats iront défendre leurs couleurs sur le sol Irakien, indignement représentés par des "cons" de dirigeants.

Naïveté, incompétence, prétention, il semble que nous ayons du soucis à nous faire. Heureusement In the loop est bel et bien une comédie britannique, impossible donc de penser qu’un Ecossais aurait osé rendre une telle réalité sans la caricaturer très largement. Alors oui, on peut au moins rire de ce film !
Rédigé par Théo Leterme le Dimanche 6 Décembre 2009 à 15:15 | {0} Commentaires

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"Changer une chose change tout" : un scénario génial.


L'Effet Papillon
Un simple battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade à l’autre bout du monde. Ce fondement de la théorie du chaos est magnifiquement illustré par L’Effet Papillon. Tous les détails qu’ Evan change en replongeant dans son enfance ont des conséquences considérables sur son avenir, souvent tragique. Plus encore, chaque fois qu’Evan pense sauver le destin d’un de ses amis en changeant son passé, il en détruit un autre. N’est-ce pas après tous la plus juste définition du chaos que nous rend ici Eric Bress ?!

Le film peut paraître long à démarrer réellement. Pourquoi ce dessin ? Pourquoi son père est-il interné ? Pourquoi a-t-il un couteau ? Que fait-il nu dans cette cave ? etc. Les scènes s’enchainent au début, avec violence souvent, sans que l’on comprenne réellement comment ni pourquoi. On les oublie même, pour ne se les rappeler qu’une fois qu’Evan les revisite.

On comprend que le scénario est absolument génial dès qu’Evan se plonge dans la lecture de ses journaux d’enfance. Le film captive enfin, il se fait comprendre. Evan devient alors un personnage emprisonné : il ne se plaît pas dans son présent, mais ne parvient pas à faire les bonnes choses au bon moment dans son passé. Il fuit le chaos de sa prison pour retrouver le chaos de la décharge ou Lenny assassine Tommy… Un aspect de ce film qui me plaît beaucoup est l’évolution de l’image des personnages pour le spectateur. Ils deviennent tour à tout violents, stressants, sages, radieux. Ils font peur, puis deviennent rassurants, ils dégoutent puis deviennent attachants.
L’intérêt du film, à mon goût, est pour Evan de trouver une porte de sortie qui convienne à tout le monde.
Justement, à scénario génial, fin géniale. Où plutôt fins géniales. Personnellement, je préfère celle ou il se suicide avec son cordon ombilical, tout fœtus qu’il est ! Cette idée qui dépasse l’entendement clôt en beauté cette histoire qui a tout de la science fiction, plus que de l’action. Certes, un peu d’eau de rose permet de mieux dormir, en laissant Evan et Kayley chacun de leur côté. Et puis après tout, le chaos aussi peut avoir le droit à sa happy end.

« À cause du clou, le fer fut perdu.
À cause du fer, le cheval fut perdu.
À cause du cheval, le cavalier fut perdu.
À cause du cavalier, le message fut perdu.
À cause du message, la bataille fut perdue.
À cause de la bataille, la guerre fut perdue.
À cause de la guerre, la liberté fut perdue.
Tout cela pour un simple clou. »
Benjamin Franklin.


T.
Rédigé par Théo Leterme le Samedi 28 Novembre 2009 à 18:57 | {0} Commentaires

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