Week-end d'intégration : une étudiante porte plainte pour viol


Une étudiante de 3ème année de l'Institut commercial de Nancy (ICN) a déposé plainte pour un viol qui se serait déroulé dans la nuit du samedi 25 septembre lors du "week-end d'intégration" de l'école dans les Alpes-Maritimes. Un week-end trop alcoolisé ?





Les collines de Grasse, où avait lieu le week-end de l'ICN.
Les collines de Grasse, où avait lieu le week-end de l'ICN.
L'information concernant la plainte de l'étudiante a été connue le 27 septembre 2010 auprès de son école, l'ICN de Nancy, et du parquet de Grasse.
Le week-end d'intégration de l'école de commerce, auquel participaient 507 élèves, avait lieu dans un centre de vacances VVF à Grasse, a indiqué à l'AFP le directeur général de l'ICN, Jérôme Caby. Une tradition courante pour beaucoup d'écoles qui choisissent de partir dans un cadre agréable le temps d'un week-end pour accueillir les nouveaux étudiants dans une ambiance festive.

"Les faits se seraient déroulés vers 4 heures du matin, à l'extérieur de la salle, dans un endroit sombre. La victime a été retrouvée prostrée, en état de choc, puis a été hospitalisée deux heures", a relaté la présidente du bureau des élèves (BDE) de l'ICN, sous couvert d'anonymat.
La jeune fille de 24 ans dit ne se souvenir de rien, selon une source judiciaire à Grasse. Elle s'est trouvée au petit matin dans un état "comateux", les sous-vêtements à moitié arrachés. Les premières constatations médicales montrent qu'il y a bien eu au moins une relation sexuelle.

Pas un bizutage

Pour les camarades de l'étudiante, son ou ses agresseurs seraient des "éléments extérieurs qui se sont introduits à l'intérieur du centre". Situé sur une colline boisée en dehors de la ville, le village vacances est en effet constitué de bungalows très espacés. La police de Grasse, en charge de l'enquête, a interrogé une vingtaine d'étudiants, qui ont tous regagné Nancy le dimanche soir 26 septembre, a précisé la présidente du BDE.

Un événement dramatique qui remet le projecteur sur les fameux week-ends d'intégration, traditionnels temps d'accueil des étudiants souvent mis en cause par les excès auxquels ils peuvent donner lieu : si les pratiques de "bizutage" sont désormais interdites par la loi, les participants sont souvent soumis à des épreuves plus ou moins ludiques.

Toutefois, le directeur de l'ICN a nettement affirmé qu'en l'occurrence, le week-end organisé à Grasse "n'était pas un bizutage" et qu'il était facultatif. Tous les participants y étaient donc de leur plein gré. "Une quarantaine de vigiles, personnels de la protection civile et autres encadraient les 500 étudiants", a-t-il ajouté, qualifiant l'esprit de la manifestation de "festif et bon enfant".

Une alcoolisation excessive ?

Reste la question, que les enquêteurs éclairciront sans doute, de l'alcoolisation des étudiants au cours de la soirée. "Nous voulons éviter les assimilations trop rapides et notamment les supposés liens entre viol, alcool et week-end d'intégration", a dit M. Caby.
Si l'on comprend les précautions du directeur de l'école de management de Nancy, force est de constater toutefois que les soirées étudiants s'accompagnent souvent d'une forte consommation d'alcool et parfois de drogue, amenant certains à perdre tout contrôle d'eux-mêmes. Dans le cadre de l'enquête, des analyses toxicologiques sont en cours pour savoir notamment si la jeune fille était sous l'emprise d'une drogue.

Valérie Pécresse menace d'interdire les week-ends d'inté

C'est pourquoi la ministre de l'Enseignement est montée au créneau le 29 septembre 2010 pour rappeler aux directeurs d'écoles la loi qui interdit toute forme de bizutage et nécessite un encadrement fiable en matière de sécurité des étudiants. En cas de doute, ou d’informations insuffisantes sur l’encadrement, "Valérie Pécresse demande que par précaution ces week-ends d’intégration soient interdits" ! 

Elle a par ailleurs demandé à la rectrice de Limoges, Martine Daoust, professeur de pharmacie, de conduire une mission de réflexion sur l’ensemble des actions pouvant protéger les étudiants de toutes les dérives qu’occasionnent ce type  de rassemblement. 



Lire aussi :
Trois étudiants racontent leur week-end d'intégration
Faut-il encore avoir peur du bizutage ?



Lundi 11 Octobre 2010

Qu'en pensez-vous ?

1.Posté par truc le 28/09/2010 11:08
Les week-end d'intégrations sont bien évidemment facultatifs, mais par définition, ne pas y participer c'est décider de ne pas être intégré, et s'en suivent deux ou trois années trés difficiles pour le moral, les travaux en groupe, la vie quotidienne en école, et c...
Même y participer avec distantiation est déjà délicat, il faut dire qu'il y a quand même une forte pression non formelle et même inconsciente mais réelle et collective, des BDE (bureau des étudiants) pour pousser aux excès. C'est trés difficile d'être libre , il faut parfois beaucoup de courage , ou une forte personnalité, et un sens aigu de la diplomatie pour tirer son épingle du jeu sans boire ni jouer les pin-ups, etc ...
En outre, Il n'est pas étonnant que les week-ends d'inté attirent des personnes exterieures malveillantes, c'est triste .
Il peut aussi apparaître révoltant que l'encadrement "adulte" ferme parfois les yeux sur les dérives internes de leurs écoles ...

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