Violence au lycée : le ministre annonce des états généraux


Alors que plusieurs agressions violentes ont eu lieu depuis quelques mois, en particulier dans des lycées du Val-de-Marne (94), le ministre de l'Education a annoncé qu'il allait organiser des états généraux de la sécurité à l'école en avril 2010.





Luc Chatel à l'Assemblée après l'agression dans le lycée de Thiais.
Luc Chatel à l'Assemblée après l'agression dans le lycée de Thiais.
Lycée Guillaume Apollinaire de Thiais (Val-de-Marne), lundi 15 février 2010. Tandis qu'une classe est en cours d'éducation physique dans le gymnase, six individus venus de l'extérieur déboulent et tombent sur un élève de 17 ans avec des barres de fer et des tournevis. Transporté à l'hôpital, la vie du lycéen n'est heureusement pas menacée.

Quinze jours auparavant, une agression similaire a eu lieu dans la cour du lycée Adolphe Chérioux à Vitry-sur-Seine (94) : sept jeunes, capuches relevées, s'introduisent dans la cour et rouent de coups un élève de 14 ans. Un coup de feu est tiré en l'air, on l'aveugle avec des bombes lacrymogènes et un coup de couteau lui est porté à la cuisse.

Et comment ne pas faire le lien avec la terrible agression, mortelle cette fois, de Hakim, poignardé par un autre élève au lycée Darius Milhaud du Kremlin-Bicêtre le 8 janvier 2010, pour un conflit banal ?

Des états généraux pour analyser cette violence à l'école

Face à l'émoi provoqué par toutes ces agressions, et aux protestations des enseignants de ces établissements qui ont réclamé davantage de surveillants à temps plein, le ministre de l'Education, Luc Chatel, a annoncé des "états généraux de la sécurité à l'école" en avril. "Il faut qu'à un moment les représentants des collectivités locales, les sociologues, l'Observatoire de la délinquance, l'Observatoire de la violence à l'école, puissent plancher avec un peu de recul sur la question de la violence à l'école", a dit M. Chatel sur France 2.

L'idée est donc de rassembler tous les spécialistes de la question pour analyser les causes de ces événements, et y apporter, on l'espère, les solutions qui conviendraient.

Des formes nouvelles et préoccupantes de violence

Le gouvernement a déjà en main des statistiques. Les chiffres 2008-2009 du système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire montrent qu'il y a une stabilité de la violence en milieu scolaire mais des formes nouvelles et préoccupantes d'agressions apparaissent. Ainsi :
  • 80,6 % des incidents graves sont des atteintes aux personnes (dont violences physiques pour 38,8%)
  • 6,3 % des incidents graves sont des atteintes à la sécurité des établissements (dont port d'arme blanche pour 2,2 %)
  • 14,8 % des auteurs d'incidents graves sont extérieurs à l'établissement.
Face à cela, un plan de "sanctuarisation des établissements" est en cours : des "équipes mobiles de sécurité" de 20 à 50 personnes par académie sont en cours de création pour aller intervenir dans les collèges et lycées, tous les établissements doivent faire un diagnostic de leurs problèmes de sécurité, et chacun aura des gendarmes et policiers référents (un correspondant sécurité-école)...

Des actes violents au quotidien

Au-delà de l'Etat, ces actes de violence ne laissent pas d'interroger les enseignants, les parents, mais aussi les lycéens et les jeunes eux-mêmes, qui sont à la fois victimes et parfois auteurs de violence. En dehors des agressions graves, répercutées dans les médias, les professeurs se plaignent en effet de subir au quotidien une quantité d'agressions verbales, de refus d'autorité, d'actes d'incivilité...

Est-ce la conséquence de difficultés sociales, familiales, un phénomène de société qui banalise la violence sur les écrans et les jeux vidéo, une faillite des familles, de l'école, un manque de "moyens" humains pour encadrer les jeunes ? Les états généraux auront fort à faire pour répondre à toutes ces questions.

Lire aussi :
Comment réagir face à la violence ?
Peut-on tout pardonner ? 


Vendredi 19 Février 2010

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1.Posté par perruque le 08/03/2010 13:05
Les clés pour lutter contre l’insécurité (réelle ou ressentie) : lycée à taille humaine, présence adulte suffisante en son sein, stabilité des personnels, réactivité aux incidents, coopération et interconnaissance professionnelle (policier ou gendarme référent), présence policière aux abords aux heures critiques et des patrouilles régulières à différentes heures de la journée (qu’est devenu le policier en mobylette réglant la circulation à la sortie de mon collège ?). Mais c’est un vœu pieux vu la conjoncture actuelle…

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